Philippsbourg

Durée visite : 120 min
Moyen :
Pédestre pour le sabotier et le temple
En voiture pour le château et l’étang

retour carte circuit chouette balade

Histoire

L’annexe de Lieschbach marque la limite entre les provinces de la Gaule belgique et de la Germanie. En 1564, la seigneurie de Falkenstein est vendue aux comtes de Hanau-Lichtenberg. En 1606, le village doit son nom au comte Philippe IV de Hanau-Lichtenberg qui y fait construire un château, situé sur la rive droite du Falkensteinerbach, au nord-ouest de l’agglomération actuelle.
En 1606, Charles III de Lorraine, seigneur de Bitche, renonce à ses droits sur le territoire en faveur des Hanau-Lichtenberg. Ils le réunissent à leur bailliage de Lemberg. En 1633, le château est détruit par les troupes impériales et lorraines. Au pied du château en ruines se développe le village de Philippsbourg, qui passe en 1736, avec la seigneurie de Hanau-Lichtenberg, au landgrave de Hesse-Darmstadt. Le village est réuni à la France durant la Révolution en 1793.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le village est évacué le 1er septembre 1939 à Saint-Simeux et Sonneville en Charente, la mairie s’y étant repliée. Le village est bombardé en septembre 1944 et de janvier à mars 1945. Il est libéré par les Américains le 17 mars 1945.

En savoir plus

D’or à trois chevrons de gueules, accompagnés en pointe de la lettre P du même.

Ce sont les armes et l’initiale de Philippe IV de Hanau-Lichtenberg, qui construisit en 1566 le château autour duquel s’est formé le village.

Die Knerrhäwe, die Potschamber = les pots de chambre

Ce premier terme en dialecte se compose de l’onomatopée : knerren, knärren = faire un bruit insolite et du substantif : Häwe (Hafen) = pot; c’est donc un pot qui résonne, qui fait du bruit. C’est cet ustensile, fait autrefois en bronze ou en étain servant au plus grand besoin de notre nature, c’est-à-dire aux évacuations que les Romains nommaient  » vas necessarium  » et que Molière appelle quelque part dans  » Les Précieuses ridicules  » (1659) :  » Soucoupe inférieure « .[/responsivevoice]

Les habitants et les habitantes de la commune de Philippsbourg s’appellent les Philippsbourgeois et les Philippsbourgeoises.

L.G.C CONFITURES ET GÂTEAUX SECS

Fabrication artisanale de confitures et gâteaux secs.
Confitures cuites dans le chaudron en cuivre comme nos ancêtres le faisaient. Structure familiale, confitures et gâteaux secs toute l’année. Environ 40 variétés de confitures et gelées.

Adresse : 26 rue de Niederbronn – 57230 PHILIPPSBOURG

Tél. : 03 87 06 53 72
Mail : lilianegehres@gmail.com

Les points de visites

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  Temple protestant

En 1911, date portée par une inscription placée à droite de l’entrée de la nef, le temple est construit par l’architecte allemand Arthur Kickton. Il est dans le style gothique de l’Allemagne du Sud. L’édifice possède un porche en façade et un toit à très forte pente.
Un bel orgue, œuvre des ateliers de facture Dalstein-Haerpfer, est installé en 1912 dans l’édifice. Possédant deux claviers de cinquante-six notes et un pédalier de trente notes, l’instrument est restauré par Curt Schwenkedel en 1961, qui ajoute des transmissions électro-pneumatiques.

Au Moyen Âge, le territoire forme une annexe de la paroisse d’Obersteinbach, dans l’archiprêtré du Haut-Haguenau et le diocèse de Strasbourg. En 1570, le comte Philippe IV de Hanau-Lichtenberg introduit la Réforme. Philippsbourg devient annexe de la paroisse protestante d’Offwiller, ce qui durera jusqu’en 1700, date à laquelle le village est érigé en paroisse. Depuis 1739, le village est annexe de la paroisse protestante de Baerenthal.
Pour les catholiques, le village forme depuis 1804 une annexe de la paroisse d’Eguelshardt, dans le diocèse de Metz. La chapelle Notre-Dame-de-Lourdes est construite en 1905.

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  La saboterie

La saboterie à Philippsbourg vous accueille dans l’atelier du sabotier. On vous propose divers articles de bois, objets décoratifs et jouets pour enfants. Manu, le sabotier se fera un plaisir de vous faire quelques démonstrations de fabrication de sabots. Accueil très chaleureux garanti !
Sabots labellisés « Produits Passion Moselle »

Démonstration des techniques de fabrication du sabot sur demande.
Visites guidées permanentes.
Entrée gratuite.

La Saboterie est ouverte du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 18h.

Adresse : 4 route de Bitche – 57230 PHILIPPSBOURG

Manuel PETRAZOLLER
Tél. : 03 87 06 56 71 – Fax : 03 87 06 56 71
Mail : mimipetra@hotmail.fr
Site web

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   Château du Falkenstein

Le grès du château a été modelé par le vent et les intempéries. Il faut remarquer le portail d’entrée, les vestiges du donjon, les salles troglodytiques et la tour du puits, qui avait trois fonctions : protéger le puits, défendre les abords et desservir le niveau supérieur d’habitation. À proximité se trouvent les ruines du château du Helfenstein. Les ruines, propriété de l’État, sont classées monument historique depuis le 16 février 1930. Après quelques années de travaux de sécurisation du site, les ruines sont désormais ouvertes au public depuis 2013.

Le château de Falkenstein, qui date du XIe siècle, était le siège d’un comté et fief immédiat de l’Empire, enclavé dans le palatinat du Rhin. Il fut donné en 1458 à Jean, duc de Lorraine, par l’empereur Frédéric, à titre de récompense pour ses services, et à la condition d’en laisser jouir les héritiers mâles du nom. Le comte Guillaume de Falkenstein en vendit la propriété en 1667 au duc Charles IV : celui-ci en investit le prince de Vaudémont Charles-Henri, son fils, qui le transmit à son petit-cousin le duc Léopold (fils du neveu de Charles IV, Charles V) et en reçut l’investiture de l’empereur Charles VI.

Ce comté fut réservé avec toutes ses dépendances lors de la cession de la Lorraine à la France, en 1736, ainsi que par le traité définitif de 1738. Il comprenait les villages de Philipsbourg et de Baerenthal, qui furent avec lui réunis à la France en 1794.

Une légende veut que, dans la cave, un tonnelier-fantôme vienne quelquefois frapper à minuit, autant de coups de maillet qu’il y aura de barriques de vin dans l’année.

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   Étang de Hanau

Le paisible étang de Hanau, appelé encore Hanauerweiher en allemand, semble posé comme dans un écrin. Situé au cœur de l’immense et profonde forêt de Hanau, on y accède en venant de Philippsbourg et de l’Alsace, en prenant la première route à droite après le hameau de la Lieschbach ; tandis que venant d’Eguelshardt et de Bitche, on suivra la première route à gauche après l’écart de Bannstein. La belle pièce d’eau attirait déjà le célèbre poète Johann Wolfgang von Goethe (1749-1832) qui se plaisait à s’y promener avec ses amis, lorsqu’il étudiait le droit à Strasbourg dans sa jeunesse, en 1770 et 1771. Le bel étang de Hanau, d’une superficie totale de seize hectares, s’étale au pied de la modeste colline du Kächler, culminant à 348 mètres d’altitude. Son émissaire principal est le calme ruisseau de Waldeck, arrivant de l’ouest, qui rejoint rapidement le plus conséquent ruisseau du Falkensteinerbach, puis file rapidement vers la proche Alsace après avoir traversé le long village de Philippsbourg.

Il comprend un sentier de découverte sur une tourbière, un camping, un hôtel, un restaurant, ainsi qu’un point de tourisme avec possibilité de se renseigner auprès d’un professionnel.