Colmar – La ville

Durée visite : 6 heures
Moyen : Pédestre

Durée visite : 3 heures
Moyen : Vélo

Attesté en 823, le nom de Colmar est celui d’un domaine rural de l’abbaye de Munster. Au début du XIIIe siècle, le bourg est érigé en municipalité sous la souveraineté de l’empereur Frédéric II de Hohenstaufen. Les ordres mendiants et les Hospitaliers s’y installent. La ville passe à la Réforme en 1575. Protégée par le roi de France dés 1635, Colmar est rattachée au royaume en 1679. Vingt ans plus tard, Louis XIV la dote du siège du Conseil souverain d’Alsace, début d’une longue tradition judiciaire. En cette même année 1698, les capucins et les jésuites s’attaquent à la conversion des habitants. Le classicisme français s’impose en architecture. Au XIXe siècle, la révolution industrielle, moins marquée ici qu’à Mulhouse, ouvre néanmoins de nouveaux quartiers. Les enceintes médiévales disparaissent. Bartholdi embellit la cité de ses monuments. L’annexion allemande de 1871 voit la population passée de 25000 à 44000 en quarante ans. Prospérité et volonté de prestige impériale marquent l’architecture locale. Après le retour à la France, des troubles politiques surviennent (procès des autonomistes en 1928) Ré-annexée en 1940, Colmar est la dernière ville alsacienne libérée, le 2 février 1945. La ville est récompensée par l’Europe, en 1973, pour la sauvegarde de son patrimoine.

Attested in 823, the name Colmar is that of a rural estate of the Abbey of Munster. At the beginning of the 13th century, the town was established as a municipality under the sovereignty of Emperor Frederick II of Hohenstaufen. The mendicant orders and the Hospitallers settled there. The city underwent the Reformation in 1575. Protected by the King of France from 1635, Colmar was attached to the kingdom in 1679. 20 years later, Louis XIV endowed it with the seat of the Sovereign Council of Alsace, the start of a long tradition judicial. In that same year, 1698, the Capuchins and the Jesuits attacked the conversion of the inhabitants. French classicism is essential in architecture. In the 19th century, the industrial revolution, less marked here than in Mulhouse, nevertheless opened up new districts. The medieval walls are disappearing. Bartholdi embellishes the city with his monuments. The German annexation of 1871 saw the population increase from 25,000 to 44,000 in forty years. Prosperity and desire for imperial prestige mark local architecture. After the return to France, political unrest occurred (trial of the autonomists in 1928). Re-annexed in 1940, Colmar was the last Alsatian city liberated, on February 2, 1945. The city was rewarded by Europe in 1973 for safeguarding its heritage.

Der im Jahr 823 urkundlich erwähnte Name Colmar ist der eines ländlichen Anwesens der Abtei Münster. Zu Beginn des 13. Jahrhunderts wurde die Stadt als Gemeinde unter der Herrschaft Kaiser Friedrichs II. von Hohenstaufen gegründet. Dort ließen sich die Bettelorden und die Hospitaliter nieder. Die Stadt erlebte 1575 die Reformation. Ab 1635 stand Colmar unter dem Schutz des französischen Königs und wurde 1679 dem Königreich angegliedert. 20 Jahre später stiftete Ludwig XIV. ihr den Sitz des Souveränen Rates des Elsass, der Beginn einer langen Gerichtstradition . Im selben Jahr, 1698, griffen Kapuziner und Jesuiten die Bekehrung der Einwohner an. Der französische Klassizismus ist in der Architektur unverzichtbar. Im 19. Jahrhundert erschloss die industrielle Revolution, die hier weniger ausgeprägt war als in Mulhouse, dennoch neue Stadtteile. Die mittelalterlichen Mauern verschwinden. Bartholdi verschönert die Stadt mit seinen Denkmälern. Durch die Annexion Deutschlands im Jahr 1871 stieg die Bevölkerung innerhalb von vierzig Jahren von 25.000 auf 44.000. Wohlstand und der Wunsch nach kaiserlichem Prestige prägen die lokale Architektur. Nach der Rückkehr nach Frankreich kam es zu politischen Unruhen (Prozess gegen die Autonomen im Jahr 1928). Colmar wurde 1940 wieder annektiert und war die letzte elsässische Stadt, die am 2. Februar 1945 befreit wurde. Die Stadt wurde 1973 von Europa für die Bewahrung ihres Erbes belohnt .

Parti de gueules et de sinople, à la masse d’armes d’or en barre brochant sur la partition.

Le plus ancien sceau de la ville, utilisé en 1214, fait apparaître les armoiries sous la forme de trois manches munis de boules posées en pal au-dessus du lion de Hohenstaufen. Depuis 1425, la masse d’armes figure sur le sceau du tribunal. À la fin du XVe siècle, ce blason est représenté avec ses émaux :

Les anciennes armes de Colmar au Moyen Âge se blasonnent ainsi :
« D’argent à la masse d’armes de sable, pointes de gueules, posée en bande »

Lors de la confection de « l’Armorial général » sous Louis XIV, on combina les anciennes armes avec le rouge et le vert, couleurs de la ville utilisées pour les habits de livrée du personnel municipal.

Une légende locale raconte qu’Hercule, revenant du jardin des Hespérides, se serait arrêté entre Vosges et Rhin afin de se désaltérer de vin du pays. Il tomba dans un sommeil profond et le lendemain il oublia sa massue. Cette dernière fut retrouvée par les Colmariens qui la rangèrent dans le blason de la ville. Dès lors, les habitants ont hérité du sobriquet Kolbnarren (les fous de la massue)

Le blason de la ville de Colmar est devenu l’emblème de la 1re armée française, le 10 février 1945, à l’initiative du général Jean de Lattre de Tassigny. Le 21 avril, une maquette fut proposée par Gérard Ambroselli, artiste et officier maquettiste de l’état-major et approuvée par le général de Lattre ; elle ajoutait aux couleurs de Colmar et à l’or de la masse d’arme quelques lignes bleues symbolisant en plus des flots du Rhin et du Danube, ceux de Saint-Tropez rappelant le courage des soldats qui débarquèrent le 15 août 1944.

Gules and Vert, with a mace of arms Or in bar broaching on the partition.

The oldest seal of the city, used in 1214, shows the coat of arms in the form of three handles fitted with balls placed in a row above the lion of Hohenstaufen. Since 1425, the mace has appeared on the court seal. At the end of the 15th century, this coat of arms is represented with its enamels:

The ancient weapons of Colmar in the Middle Ages are emblazoned as follows:

Silver with a mace sable, points gules, set in band”

During the creation of the « General Armorial » under Louis XIV, the old weapons were combined with red and green, the colors of the city used for the livery clothes of municipal staff.

A local legend tells that Hercules, returning from the garden of the Hesperides, stopped between Vosges and Rhine to quench his thirst with local wine. He fell into a deep sleep and the next day he forgot his club. The latter was found by the Colmarians who included it in the city’s coat of arms. From then on, the inhabitants inherited the nickname Kolbnarren (club madmen)

The coat of arms of the city of Colmar became the emblem of the 1st French Army on February 10, 1945, at the initiative of General Jean de Lattre de Tassigny. On April 21, a model was proposed by Gérard Ambroselli, artist and model-making officer of the general staff and approved by General de Lattre; it added to the colors of Colmar and the gold of the mace a few blue lines symbolizing in addition to the waves of the Rhine and the Danube, those of Saint-Tropez recalling the courage of the soldiers who landed on August 15, 1944.

Gules und Vert, mit einem Streitkolben aus Gold in einer Bar, die an der Trennwand ansetzt.

Das älteste Siegel der Stadt aus dem Jahr 1214 zeigt das Wappen in Form von drei mit Kugeln besetzten Henkeln in einer Reihe über dem staufischen Löwen. Seit 1425 erscheint der Streitkolben auf dem Gerichtssiegel. Am Ende des 15. Jahrhunderts ist dieses Wappen mit seinen Emails dargestellt:

Die alten Waffen von Colmar im Mittelalter sind wie folgt geschmückt:

Silber mit einem Streitkolben, Zobel, Spitzengules, in Band gefasst“

Bei der Schaffung des „Generalwappens“ unter Ludwig XIV. wurden die alten Waffen mit Rot und Grün kombiniert, den Farben der Stadt, die für die Livreekleidung des Stadtpersonals verwendet wurden.

Eine lokale Legende erzählt, dass Herkules, der aus dem Garten der Hesperiden zurückkehrte, zwischen den Vogesen und dem Rhein Halt machte, um seinen Durst mit lokalem Wein zu stillen. Er fiel in einen tiefen Schlaf und vergaß am nächsten Tag seinen Schläger. Letzteres wurde von den Kolmarern gefunden und in das Wappen der Stadt aufgenommen. Von da an erbten die Einwohner den Spitznamen „Kolbnarren“ (Klubverrückte)

Das Wappen der Stadt Colmar wurde am 10. Februar 1945 auf Initiative von General Jean de Lattre de Tassigny zum Wahrzeichen der 1. französischen Armee. Am 21. April wurde von Gérard Ambroselli, Künstler und Modelloffizier des Generalstabs, ein Modell vorgeschlagen und von General de Lattre genehmigt; Es fügte den Farben von Colmar und dem Gold des Streitkolbens einige blaue Linien hinzu, die neben den Wellen des Rheins und der Donau auch die von Saint-Tropez symbolisierten und an den Mut der Soldaten erinnern, die am 15. August 1944 gelandet waren.

Les habitants et les habitantes de Colmar s’appellent les Colmariens et les Colmariennes.

The inhabitants of Colmar are called Colmariens and Colmariennes.

Die Einwohner von Colmar heißen Colmariens und Colmariennes.

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Les points de visites

 

L’édifice date des XIVe et XVe siècles. Installées en 1310, après les sœurs d’Unterlinden, les religieuses appartiennent au tiers ordre de Saint-Dominique. Le mode de recrutement diffère, et pour les distinguer des premières venues, elles sont appelées catherinettes ou dominicaines de Sainte-Catherine, qui est le vocable du couvent. Leur église est la seule de Colmar à porter un clocheton en pierre. Les bâtiments conventuels subissent de profondes transformations au XVIIIe siècle. Le cloître est reconstruit en 1753. Le portail monumental est déplacé de l’actuelle rue Kléber vers la rue Woelfflin. L’église est aménagée en salle de concert en 1896. On y accueille aujourd’hui différentes manifestations culturelles.

The building dates from the 14th and 15th centuries. Installed in 1310, after the sisters of Unterlinden, the nuns belong to the third order of Saint-Dominique. The method of recruitment differs, and to distinguish them from the first arrivals, they are called catherinettes or Dominicans of Sainte-Catherine, which is the name of the convent. Their church is the only one in Colmar to have a stone bell tower. The convent buildings underwent profound transformations in the 18th century. The cloister was rebuilt in 1753, and the monumental portal was moved from current rue Kléber to rue Woelfflin. The church was converted into a concert hall in 1896. Today, various cultural events are hosted there.

Das Gebäude stammt aus dem 14. und 15. Jahrhundert. Die Nonnen wurden 1310 nach den Schwestern von Unterlinden gegründet und gehören dem dritten Orden der Heiligen Dominik an. Die Rekrutierungsmethode ist unterschiedlich, und um sie von den Erstankömmlingen zu unterscheiden, werden sie Katharinetten oder Dominikanerinnen von Sainte-Catherine genannt, so der Name des Klosters. Ihre Kirche ist die einzige in Colmar, die über einen steinernen Glockenturm verfügt. Die Klostergebäude erfuhren im 18. Jahrhundert tiefgreifende Veränderungen. Der Kreuzgang wurde 1753 umgebaut und das monumentale Portal von der heutigen Rue Kléber in die Rue Woelfflin verlegt. Die Kirche wurde 1896 in einen Konzertsaal umgewandelt. Heute finden dort verschiedene kulturelle Veranstaltungen statt.

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Signé par l’architecte Bolz en 1849, ce théâtre est témoin du développement culturel de la ville bourgeoise. De style néo-classique, il présente une façade à deux niveaux de cinq arcades en plein cintre, avec des pilastres toscans au rez-de-chaussée, des colonnettes cannelées à chapiteaux corinthiens à l’étage.  Une attique surmonte le tout. L’éclairage au gaz est à l’époque une innovation. Le lustre de la salle pèse 300kg et est doté de 152 lampes. Le peintre parisien Boulangé a réalisé le plafond.

Signed by the architect Bolz in 1849, this theater bears witness to the cultural development of the bourgeois city. In neo-classical style, it has a two-level facade of five semi-circular arches, with Tuscan pilasters on the ground floor, fluted columns with Corinthian capitals on the upper floor. An attic tops it all. Gas lighting was an innovation at the time. The room’s chandelier weighs 300kg and has 152 lamps. The Parisian painter Boulangé created the ceiling.

Das 1849 vom Architekten Bolz erbaute Theater zeugt von der kulturellen Entwicklung der bürgerlichen Stadt. Im neoklassizistischen Stil verfügt es über eine zweistöckige Fassade mit fünf Halbkreisbögen, mit toskanischen Pilastern im Erdgeschoss und kannelierten Säulen mit korinthischen Kapitellen im Obergeschoss. Ein Dachboden rundet das Ganze ab. Gasbeleuchtung war damals eine Innovation. Der Kronleuchter des Raumes wiegt 300 kg und hat 152 Lampen. Der Pariser Maler Boulangé schuf die Decke.

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On ne peut séjourner à Colmar sans le visiter. Le musée Unterlinden est géré, depuis 1847, par la Société Schongauer, association de droit local dotée d’une autonomie financière et administrative. C’est un ancien couvent des dominicaines, abandonné à la Révolution. Autour du cloître gothique du XIIIe siècle sont exposées les collections du XVe au XVIIIe siècle. L’art rhénan trouve ici une superbe vitrine. L’œuvre la plus célèbre, le retable d’Issenheim, récemment restauré est à admirer dans l’ancienne église conventuelle. Mais des artistes des XIXe et XXe siècles sont également présents : Renoir, Picasso, Bazaine, Monet, Dix et beaucoup d’autres. L’Ackerhof a été adjoint au musée entre 2012 et 2015. Il abrite les œuvres modernes. Les deux bâtiments sont reliés par un passage souterrain.

You cannot stay in Colmar without visiting it. The Unterlinden Museum has been managed since 1847 by the Schongauer Company, an association under local law with financial and administrative autonomy. It is a former Dominican convent, abandoned during the Revolution. Around the 13th century Gothic cloister, collections from the 15th to the 18th century are exhibited. Rhineland art finds a superb showcase here. The most famous work, the recently restored Isenheim altarpiece, can be admired in the old convent church. But artists from the 19th and 20th centuries are also present: Renoir, Picasso, Bazaine, Monet, Dix and many others.  The Ackerhof was added to the museum between 2012 and 2015. It houses modern works. The two buildings are connected by an underground passage.

Sie können nicht in Colmar bleiben, ohne es zu besuchen. Das Museum Unterlinden wird seit 1847 von der Schongauer Gesellschaft, einem Verein nach Ortsrecht mit finanzieller und administrativer Selbstständigkeit, verwaltet. Es handelt sich um ein ehemaliges Dominikanerkloster, das während der Revolution verlassen wurde. Rund um den gotischen Kreuzgang aus dem 13. Jahrhundert sind Sammlungen aus dem 15. bis 18. Jahrhundert ausgestellt. Die rheinische Kunst findet hier eine hervorragende Präsentation. Das berühmteste Werk, der kürzlich restaurierte Isenheimer Altar, kann in der alten Klosterkirche bewundert werden. Aber auch Künstler des 19. und 20. Jahrhunderts sind vertreten: Renoir, Picasso, Bazaine, Monet, Dix und viele andere. Der Ackerhof wurde zwischen 2012 und 2015 dem Museum hinzugefügt. Es beherbergt moderne Werke. Die beiden Gebäude sind durch einen unterirdischen Gang verbunden.

 

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Sise 19, rue des Têtes, elle date de 1609. Entièrement construite en pierre, cette maison est caractéristique de la fin de la Renaissance rhénane Elle conserve des traces de l’héritage gothique, comme la disposition dissymétrique du portail et de l’oriel, ainsi que les fenêtres placées irrégulièrement. Son commanditaire, Anton Burger, était un riche marchand. Son monogramme et ses armoiries sont visibles, respectivement au-dessus du portail et au sommet de la façade. L’exubérant décor comporte une centaine de macarons, pignons à volutes et ailerons. Le maître d’œuvre de cette merveille se nommait Albert Schmitt. Propriétaire de la Maison des Têtes, le syndicat des viticulteurs d’Alsace y installe la bourse aux vins, en 1898. Pour couronner le pignon, il commande à Bartholdi une statue de tonnelier, au ventre replet sous son tablier de cuir, verre et bouteille à la main. Deux bas-reliefs présentent sous le porche deux de ses promoteurs : Louis Hartmeyer et Gustave Burger.

Located at 19, rue des Têtes, it dates from 1609. Built entirely of stone, this characteristic house from the end of the Rhenish Renaissance retains traces of the Gothic heritage, such as the asymmetrical arrangement of the portal and the oriel, and the irregularly placed windows. Its sponsor, Anton Burger, was a wealthy merchant. His monogram and his coat of arms are visible respectively above the portal and at the top of the facade. The exuberant decor includes a hundred macaroons, scrolled gables and fins. The master builder of this marvel was named Albert Schmitt. Owner of the Maison des Têtes, the Alsace winegrowers’ union set up the wine exchange there in 1898. To crown the gable, he ordered from Bartholdi a statue of a cooper, with a full belly under his leather apron, glass and bottle by hand. Two bas-reliefs under the porch present two of its promoters: Louis Hartmeyer and Gustave Burger.

Es befindet sich in der Rue des Têtes 19 und stammt aus dem Jahr 1609. Dieses charakteristische, vollständig aus Stein erbaute Haus vom Ende der rheinischen Renaissance bewahrt Spuren des gotischen Erbes, wie die asymmetrische Anordnung des Portals und des Erkers sowie die unregelmäßige Anordnung platzierte Fenster. Ihr Sponsor, Anton Burger, war ein wohlhabender Kaufmann. Sein Monogramm und sein Wappen sind über dem Portal bzw. oben an der Fassade sichtbar. Das üppige Dekor umfasst hundert Makronen, verschnörkelte Giebel und Flossen. Der Baumeister dieses Wunderwerks hieß Albert Schmitt. Der Eigentümer des Maison des Têtes, der Elsässer Winzerverband, richtete dort 1898 die Weinbörse ein. Zur Krönung des Giebels bestellte er bei Bartholdi eine Statue eines Böttchers, mit vollem Bauch unter seiner Lederschürze, Glas und Flasche von Hand . Zwei Flachreliefs unter der Veranda stellen zwei ihrer Förderer dar: Louis Hartmeyer und Gustave Burger.

 

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Jean-Jacques Waltz est né à Colmar en 1873. Il baigne enfant dans la culture grâce à son père, conservateur du musée Unterlinden. Mauvais élève, il quitte sa région en 1894 pour devenir dessinateur industriel à Lyon. A la fin de ses études, il revient en Alsace exercer ce métier à Cernay, puis à Logelbach. Il dessine alors ses premières cartes postales. Elles présentent les villages alsaciens. Les caricatures anti-allemandes, qu’il signe sous le pseudonyme de Hansi, contraction de Hans et de Jakob, lui vaudront plusieurs condamnations devant les tribunaux allemands. Son recueil le plus connu dans le genre est le « Professor Knatsche.» En 1914, Hansi s’engage dans l’armée française. En 1919, Hansi produit de nombreuses illustrations de l’Alsace, publiées sous forme de cartes postales et de livres illustrés, ainsi que des menus et des publicités.  En 1923, au décès de son père, il lui succède au poste de conservateur du musée Unterlinden. En 1940, Hansi est contraint de s’exiler en France, puis en Suisse. Il réalisa durant la guerre des affiches pour l’armée française. Il revient habiter à Colmar jusqu’à son décès en 1951. Vous allez arpenter les paysages alsaciens peints par l’Oncle Hansi, au travers d’une dizaine de salles d’exposition. Vous pourrez retrouver le trait à la fois naïf et incisif du dessinateur, avec un parcours ludique qui ravira petits et grands. Dans l’espace boutique, vous aurez la possibilité de trouver de multiples spécialités alsaciennes.

Jean-Jacques Waltz was born in Colmar in 1873. He was immersed in culture as a child thanks to his father, curator of the Unterlinden museum. A bad student, he left his region in 1894 to become an industrial designer in Lyon. At the end of his studies, he returned to Alsace to practice this profession in Cernay, then in Logelbach. He then drew his first postcards. They present the Alsatian villages. The anti-German caricatures, which he signed under the pseudonym Hansi, a contraction of Hans and Jakob, earned him several convictions in German courts. His best-known collection in the genre is « Professor Knatsche ». In 1914, Hansi joins the French army. In 1919, Hansi produced numerous illustrations of Alsace, published in the form of postcards and illustrated books, as well as menus and advertisements. In 1923, upon the death of his father, he succeeded him as curator of the Unterlinden Museum. Then, in 1940, Hansi was forced to go into exile in France, then in Switzerland. During the war he produced posters for the French army. He returned to live in Colmar until his death in 1951. You will explore the Alsatian landscapes painted by Uncle Hansi, through around ten exhibition rooms. You will be able to rediscover the artist’s naive and incisive style, with a fun journey that will delight young and old alike. In the boutique area, you will have the opportunity to find multiple Alsatian specialties from the Marché de l’Oncle Hansi range.

Jean-Jacques Waltz wurde 1873 in Colmar geboren. Dank seines Vaters, dem Kurator des Unterlinden-Museums, war er schon als Kind in die Kultur vertieft. Als schlechter Student verließ er 1894 seine Region, um in Lyon Industriedesigner zu werden. Nach Abschluss seines Studiums kehrte er ins Elsass zurück, um diesen Beruf in Cernay und dann in Logelbach auszuüben. Anschließend zeichnete er seine ersten Postkarten. Sie stellen die elsässischen Dörfer vor. Die antideutschen Karikaturen, die er unter dem Pseudonym Hansi, einer Abkürzung von Hans und Jakob, zeichnete, brachten ihm mehrere Verurteilungen vor deutschen Gerichten ein. Seine bekannteste Sammlung in diesem Genre ist „Professor Knatsche“. 1914 schließt sich Hansi den Franzosen an Armee. Im Jahr 1919 fertigte Hansi zahlreiche Illustrationen des Elsass an, die in Form von Postkarten und Bildbänden sowie Speisekarten und Anzeigen veröffentlicht wurden. 1923, nach dem Tod seines Vaters, wurde er dessen Nachfolger als Kurator des Unterlinden-Museums. Dann, im Jahr 1940, musste Hansi nach Frankreich und dann in die Schweiz ins Exil gehen. Während des Krieges fertigte er Plakate für die französische Armee an. Er kehrte zurück und lebte bis zu seinem Tod im Jahr 1951 in Colmar. In rund zehn Ausstellungsräumen erkunden Sie die von Onkel Hansi gemalten elsässischen Landschaften. Entdecken Sie den naiven und prägnanten Stil des Künstlers auf einer unterhaltsamen Reise, die Jung und Alt gleichermaßen begeistern wird. Im Boutique-Bereich haben Sie die Möglichkeit, zahlreiche elsässische Spezialitäten aus dem Sortiment des Marché de l’Oncle Hansi zu finden.

 

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Ce bâtiment est situé au 11, place de l’École. C’est la  boîte à mouche ou Muckekaschtele.  Au Moyen Âge, elle servait à surveiller les allées et venues des commerçants, afin de s’assurer qu’ils s’acquittaient bien des droits de douane. Elle a été détruite lors de la Seconde Guerre mondiale et rebâtie à l’identique, en 1948.  Avec ses 25m2, elle est connue pour être la plus petite maison de la ville.

This building is located at 11, Place de l’École. This is the fly box or Muckekaschtele. In the Middle Ages, it was used to monitor the comings and goings of traders, and ensure that they paid customs duties. It was destroyed during the Second World War and rebuilt identically in 1948. It is known for being the smallest house in the city with its 25 m2.

Dieses Gebäude befindet sich an der Place de l’École 11. Dies ist die Fliegenbox oder Muckekaschtele. Im Mittelalter diente es dazu, das Kommen und Gehen der Händler zu überwachen und sicherzustellen, dass sie Zölle entrichteten. Es wurde im Zweiten Weltkrieg zerstört und 1948 baugleich wieder aufgebaut. Mit seinen 25 m² gilt es als das kleinste Haus der Stadt.

 

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La première pierre de l’église est posée en 1283. Fidèle au modèle des ordres mendiants, l’édifice ne comporte ni transept, ni tour ; les seuls ornements de la façade sud sont les contreforts. Le chœur est étroit et allongé, réservé aux frères. Il était séparé de la nef par un jubé et un puissant arc triomphal gothique. Le plafond à caissons date du XXe siècle. En 1817, un général autrichien emporta les verrières. Elles furent restaurées en 1920. Un vitrail représente Dominique, fondateur de l’ordre, Albert le Grand et Thomas d’Aquin. Ces deux derniers ont séjourné à Colmar. On peut admirer « La Vierge au buisson de Roses », chef d’œuvre du colmarien Martin Schongauer. Réalisé en 1483, le tableau s’inscrit dans le développement du culte marial. D’abord abrité à la collégiale Saint-Martin, il intègre l’église dominicaine après son vol en 1972, et sa récupération l’année suivante.

The first stone of the church was laid in 1283. Faithful to the model of the mendicant orders, the building has neither transept nor tower; the only ornaments on the south facade are the buttresses. The choir is narrow and elongated, reserved for the brothers. It was separated from the nave by a rood screen and a powerful Gothic triumphal arch. The coffered ceiling dates from the 20th century. In 1817, an Austrian general took away the glass roofs. They were restored in 1920. A stained glass window represents Dominic, founder of the order, Albert the Great and Thomas Aquinas. The latter two stayed in Colmar. You can admire The Virgin of the Rose Bush, a masterpiece by Colmar resident Martin Schongauer. Created in 1483, the painting is part of the development of Marian worship. First sheltered in Saint-Martin, he joined the Dominican church after his theft in 1972, and his recovery the following year.

Der Grundstein der Kirche wurde 1283 gelegt. Getreu dem Vorbild der Bettelorden verfügt das Gebäude weder über ein Querschiff noch über einen Turm; Die einzigen Zierelemente an der Südfassade sind die Strebepfeiler. Der Chor ist schmal und langgestreckt und den Brüdern vorbehalten. Vom Kirchenschiff war es durch einen Lettner und einen mächtigen gotischen Triumphbogen getrennt. Die Kassettendecke stammt aus dem 20. Jahrhundert. 1817 nahm ein österreichischer General die Glasdächer weg. Sie wurden 1920 restauriert. Ein Buntglasfenster stellt Dominikus, den Gründer des Ordens, Albert den Großen und Thomas von Aquin dar. Die beiden letzteren blieben in Colmar. Sie können die Jungfrau vom Rosenstrauch bewundern, ein Meisterwerk des in Colmar lebenden Martin Schongauer. Das 1483 geschaffene Gemälde ist Teil der Entwicklung des Marienkults. Zunächst in Saint-Martin untergebracht, trat er nach seinem Diebstahl im Jahr 1972 der Dominikanerkirche bei und erholte sich im darauffolgenden Jahr.

 

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Ne manquez pas le très beau parcours muséal. Des centaines de livres sont admirablement exposés.  Pendant la Révolution, les confiscations  sont à l’origine de la création de lieux devant servir de bibliothèques. On y stocke les biens du clergé notamment, et donc leurs collections de livres, qui sont mis à la disposition de la Nation. En 1803, les bibliothèques ainsi constituées sont mises à la disposition des municipalités. C’est donc à cette époque qu’est créée la bibliothèque municipale de Colmar, comme toutes ses semblables. Au XIXe siècle, les collections s’enrichissent essentiellement de dons du Gouvernement, mais aussi de legs et donations émanant de bibliophiles locaux. Ses collections constituent un témoignage exceptionnel sur l’histoire régionale. En effet, depuis la catastrophe du 24 août 1870 qui vit la destruction de la bibliothèque de Strasbourg, ces fonds sont à bien des égards uniques en Alsace. En 1951, après de lourds travaux de transformation et de restauration, le cloître et le couvent des Dominicains deviennent le siège de la Bibliothèque de Colmar. En 2022, est inauguré la galerie muséographique mettant en valeur les collections. 100 000 volumes anciens sont présents. Parmi eux, 2300 incunables, soit le fonds le plus important après celui de la Bibliothèque Nationale de France.

Don’t miss the beautiful museum trail. Hundreds of books are beautifully displayed. Revolutionary confiscations led to the creation of places to serve as libraries. The property of the clergy in particular is stored there, and therefore their book collections, which are made available to the Nation. In 1803, the libraries thus constituted were made available to the municipalities. It was therefore at this time that the municipal library of Colmar was created, like all its peers. In the 19th century, the collections were enriched mainly by donations from the Government, but also by legacies and donations from local bibliophiles. The collections of the Dominican Library constitute an exceptional testimony to regional history. Indeed, since the catastrophe of August 24, 1870 which saw the destruction of the Strasbourg library, these collections are in many respects unique in Alsace. In 1951, after heavy transformation and restoration work, the cloister and the Dominican convent became the headquarters of the Library of the City of Colmar. In 2022, the museum gallery will be inaugurated, showcasing the collections. 100,000 old volumes are present. Among them, 2,300 incunabula, the largest collection after that of the National Library of France.

Verpassen Sie nicht den schönen Museumsweg. Hunderte Bücher werden wunderschön ausgestellt. Revolutionäre Beschlagnahmungen führten zur Schaffung von Orten, die als Bibliotheken dienten. Dort lagert insbesondere das Eigentum des Klerus und damit auch dessen Büchersammlung, die der Nation zur Verfügung gestellt wird. Im Jahr 1803 wurden die so entstandenen Bibliotheken den Gemeinden zur Verfügung gestellt. Daher wurde zu dieser Zeit die Stadtbibliothek von Colmar gegründet, wie alle ihre Kollegen. Im 19. Jahrhundert wurden die Sammlungen vor allem durch Schenkungen der Regierung, aber auch durch Nachlässe und Schenkungen lokaler Bibliophiler bereichert. Die Sammlungen der Dominikanischen Bibliothek sind ein außergewöhnliches Zeugnis der regionalen Geschichte. Tatsächlich sind diese Sammlungen seit der Katastrophe vom 24. August 1870, bei der die Straßburger Bibliothek zerstört wurde, in vielerlei Hinsicht einzigartig im Elsass. Nach umfassenden Umbau- und Restaurierungsarbeiten wurden der Kreuzgang und das Dominikanerkloster 1951 zum Sitz der Bibliothek der Stadt Colmar. Im Jahr 2022 wird die Museumsgalerie eingeweiht, die die Sammlungen präsentiert. 100.000 alte Bände sind vorhanden. Darunter 2.300 Inkunabeln, die größte Sammlung nach der der französischen Nationalbibliothek.

 

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L’ancien hôtel de l’abbaye cistercienne est construit en 1778-1782. De style classique français, il présente une façade munie de treize axes de fenêtres. Le corps central, en légère saillie, est doté d’un rez-de-chaussée, dont les montants sont en pierre de taille. Le fronton abrite des armes de Colmar. En 1790, l’administration départementale, nouvellement créée, s’y installe. Le premier Empire voit arriver la préfecture. En 1866, le bâtiment devient hôtel de ville.

The former hotel of the Cistercian abbey was built in 1778-1782. In classic French style, it has a facade with thirteen window axes. The central body, slightly projecting, has a ground floor, the uprights of which are made of cut stone. The pediment houses the arms of Colmar. In 1790, the newly created departmental administration was established there. The first Empire saw the arrival of the prefecture. In 1866, the building became a town hall.

Das ehemalige Hotel der Zisterzienserabtei wurde zwischen 1778 und 1782 erbaut. Im klassischen französischen Stil verfügt es über eine Fassade mit dreizehn Fensterachsen. Der leicht vorspringende Mittelkörper verfügt über ein Erdgeschoss, dessen Pfosten aus behauenem Stein bestehen. Der Giebel beherbergt das Wappen von Colmar. Im Jahr 1790 wurde dort die neu geschaffene Departementsverwaltung eingerichtet. Im ersten Kaiserreich entstand die Präfektur. Im Jahr 1866 wurde das Gebäude zum Rathaus.

 

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Cette maison à deux étages est située au 7, rue Vauban. Elle date de 1625 et est représentative de la fin de la Renaissance, à la veille de la guerre de Trente Ans. Le portail avec sa frise, son arcade, son chapiteau corinthien et ses colonnes végétalisées est typique de cette période. L’inscription dit : La critique est aisée, l’art est difficile. Le bâtiment abritait le poêle ou siège des laboureurs, la plus importante des corporations avec celles des vignerons et des maraîchers. Après l’abolition des corporations en 1791, elle est utilisée comme synagogue jusqu’en 1842. C’est le poêle le mieux conservé de la cité.

This two-story house is located at 7, rue Vauban. It dates from 1625 and is representative of the end of the Renaissance, on the eve of the Thirty Years’ War. The portal with its frieze, its arcade, its Corinthian capital and its green columns is typical of this period. The inscription says: Criticism is easy, art is difficult. The building housed the stove or headquarters of the plowmen, the most important of the corporations alongside those of the winegrowers and market gardeners. After the abolition of corporations in 1791, it was used as a synagogue until 1842. It is the best preserved stove in the city.

Dieses zweistöckige Haus befindet sich in der Rue Vauban 7. Es stammt aus dem Jahr 1625 und steht stellvertretend für das Ende der Renaissance, am Vorabend des Dreißigjährigen Krieges. Typisch für diese Zeit ist das Portal mit seinem Fries, seinem Arkadengang, seinem korinthischen Kapitell und seinen bepflanzten Säulen. Die Inschrift lautet: Kritik ist leicht, Kunst ist schwer. Das Gebäude beherbergte den Ofen oder das Hauptquartier der Pflüger, der neben denen der Winzer und Gemüsegärtner wichtigsten Unternehmen. Nach der Aufhebung der Korporationen im Jahr 1791 wurde er bis 1842 als Synagoge genutzt. Es ist der am besten erhaltene Ofen der Stadt.

 

Cette maison à deux étages est située au 7, rue Vauban. Elle date de 1625 et est représentative de la fin de la Renaissance, à la veille de la guerre de Trente Ans. Le portail avec sa frise, son arcade, son chapiteau corinthien et ses colonnes végétalisées est typique de cette période. L’inscription dit : La critique est aisée, l’art est difficile. Le bâtiment abritait le poêle ou siège des laboureurs, la plus importante des corporations avec celles des vignerons et des maraîchers. Après l’abolition des corporations en 1791, elle est utilisée comme synagogue jusqu’en 1842. C’est le poêle le mieux conservé de la cité.

This two-story house is located at 7, rue Vauban. It dates from 1625 and is representative of the end of the Renaissance, on the eve of the Thirty Years’ War. The portal with its frieze, its arcade, its Corinthian capital and its green columns is typical of this period. The inscription says: Criticism is easy, art is difficult. The building housed the stove or headquarters of the plowmen, the most important of the corporations alongside those of the winegrowers and market gardeners. After the abolition of corporations in 1791, it was used as a synagogue until 1842. It is the best preserved stove in the city.

Dieses zweistöckige Haus befindet sich in der Rue Vauban 7. Es stammt aus dem Jahr 1625 und steht stellvertretend für das Ende der Renaissance, am Vorabend des Dreißigjährigen Krieges. Typisch für diese Zeit ist das Portal mit seinem Fries, seinem Arkadengang, seinem korinthischen Kapitell und seinen bepflanzten Säulen. Die Inschrift lautet: Kritik ist leicht, Kunst ist schwer. Das Gebäude beherbergte den Ofen oder das Hauptquartier der Pflüger, der neben denen der Winzer und Gemüsegärtner wichtigsten Unternehmen. Nach der Aufhebung der Korporationen im Jahr 1791 wurde er bis 1842 als Synagoge genutzt. Es ist der am besten erhaltene Ofen der Stadt.

 

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Situé au 10, rue Vauban, le musée du jouet rassemble les collections de Georges Trincot. Il prend place dans l’ancien cinéma Vauban. On y trouve des merveilles qui ravissent petits et grands : poupées, chevaux de bois, jeux de société, meccanos, petits soldats de plomb, maquette de navires, carrosse de Cendrillon et autres véhicules. Les circuits de trains miniatures sont magnifiquement restitués, avec plusieurs modèles de locomotives, dont certains très rares.

Located at 10, rue Vauban, the toy museum brings together the collections of Georges Trincot. It takes place in the former Vauban cinema. There are wonders that delight young and old: dolls, wooden horses, board games, meccanos, small toy soldiers, model ships, Cinderella’s carriage and other vehicles. The model train circuits are beautifully rendered, with several locomotive models, some of which are very rare.

Das Spielzeugmuseum befindet sich in der Rue Vauban 10 und vereint die Sammlungen von Georges Trincot. Es spielt im ehemaligen Vauban-Kino. Es gibt Wunder, die Jung und Alt begeistern: Puppen, Holzpferde, Brettspiele, Meccanos, kleine Spielzeugsoldaten, Modellschiffe, Aschenputtels Kutsche und andere Fahrzeuge. Die Modelleisenbahnstrecken sind wunderschön dargestellt, mit mehreren Lokomotivmodellen, von denen einige sehr selten sind.

 

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Construite en 1843, au 10bis, rue de la Grenouillère, la synagogue présente une façade néo-classique. La porte en plein cintre est munie de pilastres cannelés. Le linteau porte une inscription hébraïque tirée de Jérémie. Présents à Colmar dès le XIIIe siècle, les juifs ont une synagogue rue Corberon, incendiée en 1279. Expulsés en 1348, ils sont de retour un siècle plus tard. A nouveau chassés au début du XVIe siècle, ils sont intégrés dans la Nation par la Constituante en 1791.

Built in 1843, at 10bis, rue de la Grenouillère, the synagogue has a neo-classical facade. The semi-circular door has fluted pilasters. The lintel bears a Hebrew inscription taken from Jeremiah. Present in Colmar since the 13th century, the Jews had a synagogue on rue Corberon, which burned down in 1279. Expelled in 1348, they returned a century later. Expelled again at the beginning of the 16th century, they were integrated into the nation by the Constituent Assembly in 1791.

Die 1843 in der Rue de la Grenouillère 10bis erbaute Synagoge hat eine neoklassizistische Fassade. Die halbrunde Tür hat kannelierte Pilaster. Der Türsturz trägt eine hebräische Inschrift von Jeremia. Die seit dem 13. Jahrhundert in Colmar ansässigen Juden hatten eine Synagoge in der Rue Corberon, die 1279 niederbrannte. 1348 vertrieben, kehrten sie ein Jahrhundert später zurück. Zu Beginn des 16. Jahrhunderts erneut vertrieben, wurden sie 1791 durch die Verfassunggebende Versammlung in die Nation integriert.

 

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Construit de 1732 à 1744, il est signé par l’architecte parisien Antoine Malbert. L’ancien hôpital, ancien couvent des Franciscains, avait été détruit dans un incendie en 1735. Ce long bâtiment est pourvu d’une avancée centrale à fronton triangulaire, portant un cartouche rocaille vide et des palmes, ainsi que de deux courtes ailes en retour. En 1938, les services sont transférés au nouvel hôpital Louis Pasteur.

It dates from 1732-1744 and is signed by the Parisian architect Antoine Malbert. The old hospital, a former Franciscan convent, was destroyed in a fire in 1735. This long building has a central projection with a triangular pediment, bearing an empty rococo scroll and palm leaves, and two short wings in return. In 1938, services were transferred to the new Louis Pasteur hospital.

Es stammt aus den Jahren 1732–1744 und ist vom Pariser Architekten Antoine Malbert signiert. Das alte Krankenhaus, ein ehemaliges Franziskanerkloster, wurde 1735 bei einem Brand zerstört. Dieses lange Gebäude hat einen Mittelrisalit mit einem dreieckigen Giebel, der eine leere Rokokorolle und Palmblätter trägt, und zwei kurze Gegenflügel. 1938 wurden die Dienste in das neue Louis-Pasteur-Krankenhaus verlegt.

 

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Construite à la fin du XIIIe siècle, l’église des franciscains est dans le style dépouillé cher à l’ordre. En 1575, les protestants s’y installent. Un clocheton carré est bâti. Réoccupée par les catholiques en 1628, l’église dessert l’hôpital installé dans les bâtiments conventuels. En 1700, la nef est réservée aux réformés, le chœur aux fidèles de Rome. Le clocheton hexagonal est ajouté en 1715. Dévasté par les révolutionnaires, le sanctuaire est ensuite restauré. L’hôpital est transféré en 1938. L’arc triomphal est rouvert, puis l’église entière est vouée au seul culte protestant en 1986. A voir le vitrail de 1460, signé Peter Hemmel de Strasbourg, appelé « la Crucifixion bleue »  le plafond avec ses éléments figuratifs, le crucifix de 1887, le mausolée du général Rapp qui renferme son cœur.

Built at the end of the 13th century, the Franciscan church is in the simple style dear to the order. In 1575, Protestants settled there. A square pinnacle is built. Reoccupied by Catholics in 1628, the church serves the hospital installed in the convent buildings. In 1700, the nave was reserved for the Reformed, the choir for the faithful of Rome. The hexagonal bell tower was added in 1715. Devastated by revolutionaries, the sanctuary was then restored. The hospital was transferred in 1938. The triumphal arch was reopened, then the entire church was dedicated to Protestant worship only in 1986. See the stained glass window from 1460, signed Peter Hemmel of Strasbourg, called the Blue Crucifixion, the ceiling with its figurative elements, the crucifix of 1887, the mausoleum of General Rapp which contains his heart.

Die Ende des 13. Jahrhunderts erbaute Franziskanerkirche ist im schlichten Stil gehalten, der dem Orden am Herzen lag. Im Jahr 1575 ließen sich dort Protestanten nieder. Es entsteht eine quadratische Zinne. Die Kirche wurde 1628 wieder von Katholiken bewohnt und dient dem in den Klostergebäuden eingerichteten Krankenhaus. Im Jahr 1700 war das Kirchenschiff den Reformierten vorbehalten, der Chor den Gläubigen Roms. Der sechseckige Glockenturm wurde 1715 hinzugefügt. Das von Revolutionären zerstörte Heiligtum wurde anschließend restauriert. Das Krankenhaus wurde 1938 verlegt. Der Triumphbogen wurde wiedereröffnet, dann wurde die gesamte Kirche erst 1986 dem protestantischen Gottesdienst geweiht. Sehen Sie das Buntglasfenster aus dem Jahr 1460, signiert von Peter Hemmel aus Straßburg, genannt die Blaue Kreuzigung, die Decke mit ihrer Figur Elemente, das Kruzifix von 1887, das Mausoleum von General Rapp, das sein Herz enthält.

 

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Au 11-19, Grand-Rue, le Neubau, ou Maison des Arcades, date des années 1608-1610. Elle est construite par l’architecte de Stuttgart, Albert Schmitt, sur commande de la République colmarienne. C’est le plus vaste et l’un des plus prestigieux immeubles de la ville. Il s’étend sur l’ancien cimetière des Franciscains, une auberge et neuf ateliers d’artisans. De style Renaissance, il comporte à chaque face un pignon à volutes et, aux angles sur rue, un oriel de trois étages à toiture effilée. L’oriel méridional porte l’inscription « Dédié à la Postérité. » Cette habitation était destinée aux pasteurs. Elle est composée de cinq appartements et d’un passage ouvert par dix arcs en plein cintre.

At 11-19, Grand-Rue, the Neubau, or Maison des Arcades, dates from the years 1608-1610. It was built by the Stuttgart architect, Albert Schmitt, on order from the Colmar Republic. It is the largest and one of the most prestigious buildings in the city. It extends over the old Franciscan cemetery, an inn and nine artisan workshops. In the Renaissance style, it has a scrolled gable on each side and on the street corners a three-story oriel window with a tapered roof. The southern oriel bears the inscription “Dedicated to Posterity” This dwelling was intended for pastors. It is made up of five apartments and a passage opened by ten semicircular arches.

Das Neubau oder Maison des Arcades in der Grand-Rue 11–19 stammt aus den Jahren 1608–1610. Es wurde vom Stuttgarter Architekten Albert Schmitt im Auftrag der Colmarer Republik erbaut. Es ist das größte und eines der prestigeträchtigsten Gebäude der Stadt. Es erstreckt sich über den alten Franziskanerfriedhof, ein Gasthaus und neun Handwerksbetriebe. Im Stil der Renaissance weist es auf jeder Seite einen Volutengiebel und an den Straßenecken jeweils einen dreigeschossigen Erker mit Spitzdach auf. Der südliche Erker trägt die Inschrift „Der Nachwelt gewidmet“. Dieses Wohnhaus war für Pfarrer bestimmt. Es besteht aus fünf Wohnungen und einem durch zehn Rundbögen geöffneten Durchgang.

 

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Elle succède à une première église du Xe siècle. En 1234, les chanoines construisent cet édifice gothique, élevée au rang de collégiale. Les travaux s’étalent jusqu’à la fin du XIVe siècle. Le grès des Vosges est utilisé, les différentes teintes étant dues à la diversité des carrières. En 1572, un incendie détruit la flèche de la tour sud. Une toiture pyramidale de style Renaissance la remplace. Saint-Martin est cathédrale entre 1791 et 1801. Le portail Saint-Nicolas représente ce saint, les trois jeunes gens qu’il a sauvés du saloir du boucher, et les trois jeunes filles qu’il a préservées de la prostitution. Le Jugement dernier est sculpté dans le registre du haut. L’auteur du portail, Humbert, est représenté dans les voussures, avec une équerre. Le portail occidental est marqué par la force de ses contreforts. Au centre, le tympan expose l’Adoration des Mages et le Christ du Jugement dernier. Son gâble abrite Saint-Martin.

It succeeds a first church from the 10th century. In 1234, the canons built this Gothic building, elevated to the rank of collegiate church. The work lasted until the end of the 14th century. In 1572, a fire destroyed the spire of the south tower. A Renaissance-style pyramidal roof replaces it. Saint-Martin was a cathedral between 1791 and 1801. The Saint-Nicolas portal represents this saint, the three young people he saved from the butcher’s salting room, and the three young girls he preserved from prostitution. The Last Judgment is carved in the upper register. The author of the portal, Humbert, is represented in the arches, with a square. The western portal is marked by the strength of its buttresses. In the center, the tympanum displays the Adoration of the Magi and Christ of the Last Judgment. Its gable shelters Saint-Martin.

Sie ist der Nachfolger einer ersten Kirche aus dem 10. Jahrhundert. Im Jahr 1234 errichteten die Kanoniker dieses gotische Gebäude und erhoben es in den Rang einer Stiftskirche. Die Arbeiten dauerten bis zum Ende des 14. Jahrhunderts. Im Jahr 1572 zerstörte ein Brand die Turmspitze des Südturms. An seine Stelle tritt ein Pyramidendach im Renaissance-Stil. Saint-Martin war zwischen 1791 und 1801 eine Kathedrale. Das Saint-Nicolas-Portal stellt diesen Heiligen, die drei jungen Menschen, die er aus der Salzkammer des Metzgers rettete, und die drei jungen Mädchen, die er vor der Prostitution bewahrte, dar. Im oberen Register ist das Jüngste Gericht eingraviert. Der Autor des Portals, Humbert, ist in den Bögen mit einem Quadrat dargestellt. Das Westportal zeichnet sich durch die Stärke seiner Strebepfeiler aus. In der Mitte zeigt das Tympanon die Anbetung der Heiligen Drei Könige und Christus des Jüngsten Gerichts. Sein Giebel beherbergt Saint-Martin.

 

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Considérée comme la plus ancienne maison de Colmar, elle porte le nom de son propriétaire de la fin du XIXe siècle. Sa construction s’étale du XIVe au XVIe siècle. Avec leurs fenêtres en arc brisé et remplage à réseau de losanges, les deux premiers étages comportent des similitudes architecturales avec l’église Saint-Martin. Le troisième étage et le pignon à pans de bois sont probablement plus récents. Les arcades géminées du rez-de-chaussée témoignent de remaniements effectués au XVIe siècle.

Considered the oldest house in Colmar, it bears the name of its owner from the end of the 19th century. Its construction spans from the 14th to the 16th century. With their pointed arch windows and tracery with a diamond network, the first two floors have architectural similarities with the Saint-Martin church. The third floor and the timber-framed gable are probably more recent. The twin arcades of the ground floor bear witness to alterations carried out in the 16th century.

Es gilt als das älteste Haus in Colmar und trägt den Namen seines Besitzers aus dem Ende des 19. Jahrhunderts. Der Bauzeitraum reicht vom 14. bis zum 16. Jahrhundert. Die ersten beiden Stockwerke weisen mit ihren Spitzbogenfenstern und dem Maßwerk mit Rautennetz architektonische Ähnlichkeiten mit der Kirche Saint-Martin auf. Das dritte Obergeschoss und der Fachwerkgiebel dürften neueren Datums sein. Die Zwillingsarkaden des Erdgeschosses zeugen von Umbauten im 16. Jahrhundert.

 

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Sur la place de la Cathédrale, s’élève une ancienne chapelle du XIIIe siècle, devenue en 1575, après le passage à la Réforme, un corps de garde. Sur la façade nord est construit un ensemble Renaissance. La partie ouest est aménagée en halle et abrite un marché aux noix et aux oléagineux. C’est aussi un lieu de justice. En 1793, la guillotine est installée sur la place, elle-même ancien cimetière, supprimé en 1533. Les colonnes toscanes du portail, les colonnes corinthiennes des arcades de la loggia, le décor des masques et des têtes constituent une pièce maîtresse de la Renaissance rhénane. Depuis la loggia, le magistrat prêtait serment et proclamait les lois et règlements.

On the Cathedral Square, stands an old chapel from the 13th century, which became a guardhouse in 1575, after the Reformation. A Renaissance ensemble is built on the north facade. The western part is converted into a market hall and houses a nut and oilseed market. It is also a place of justice. In 1793, the guillotine was installed on the square, itself a former cemetery, removed in 1533. The Tuscan columns of the portal, the Corinthian columns of the arcades of the loggia, the decoration of the masks and heads constitute a centerpiece of the Rhine Renaissance. From the loggia, the magistrate took the oath and proclaimed the laws and regulations.

Auf dem Domplatz steht eine alte Kapelle aus dem 13. Jahrhundert, die nach der Reformation 1575 zum Wachhaus wurde. An der Nordfassade ist ein Renaissance-Ensemble angebaut. Der westliche Teil ist zur Markthalle umgebaut und beherbergt einen Nuss- und Ölsaatenmarkt. Es ist auch ein Ort der Gerechtigkeit. Im Jahr 1793 wurde auf dem Platz, der einst ein Friedhof war, eine Guillotine aufgestellt, die 1533 entfernt wurde. Die toskanischen Säulen des Portals, die korinthischen Säulen der Loggiaarkaden, der Masken- und Kopfschmuck bilden ein Herzstück der Rheinrenaissance. Von der Loggia aus leistete der Magistrat den Eid und verkündete die Gesetze und Vorschriften.

 

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Auguste Bartholdi est né, en 1834, dans cette demeure du XVe siècle, appartenant à sa famille maternelle. Sa mère Catherine Dorothée Meyer a épousé le médecin Jean-Charles Bartholdi. L’encadrement de porte Renaissance, rapporté, est installé plus tard par le sculpteur. C’est lui-même qui a signé les trois sculptures en béton moulé, deux lions héraldiques flanquant un bélier à attitude humaine. Le musée conserve des collections d’ébauche, de maquettes, de photographies, de sculptures, de dessins, de peintures de Bartholdi. Sa veuve a légué cet hôtel à la ville de Colmar en 1907, à charge pour elle d’en faire un musée. Le mobilier de leur domicile parisien a rejoint le musée, inauguré en 1922. Rénové en 1979, ce dernier vous accueille avec la sculpture « Les Grands Soutiens du Monde » dans sa cour d’entrée, à savoir : le Travail, Le Patriotisme et la Justice. Un homme d’âge mûr, portant livres, roue d’engrenage et marteau, un jeune homme brandissant un étendard, un bouclier et une épée, une femme munie d’une balance en sont les figures allégoriques.

Auguste Bartholdi was born in 1834 in this 15th century residence belonging to his maternal family. His mother Catherine Dorothée Meyer married the doctor Jean-Charles Bartholdi. The Renaissance door frame, added, was installed later by the sculptor. It was he himself who signed the three cast concrete sculptures, two heraldic lions flanking a ram with a human attitude. The museum preserves collections of sketches, models, photographs, sculptures, drawings and paintings by Bartholdi. His widow bequeathed this hotel to the city of Colmar in 1907, with the responsibility of turning it into a museum. The furniture from their Parisian home joined the museum, inaugurated in 1922. Renovated in 1979, the latter welcomes you with the sculpture “The Great Supporters of the World” in its entrance courtyard, namely: Work, Patriotism and Justice. A middle-aged man carrying books, a gear wheel and a hammer, a young man brandishing a standard, a shield and a sword, a woman carrying a scale are the allegorical figures.

Auguste Bartholdi wurde 1834 in diesem Wohnsitz seiner mütterlichen Familie aus dem 15. Jahrhundert geboren. Seine Mutter Catherine Dorothée Meyer heiratete den Arzt Jean-Charles Bartholdi. Der hinzugefügte Renaissance-Türrahmen wurde später vom Bildhauer angebracht. Er selbst signierte die drei gegossenen Betonskulpturen, zwei heraldische Löwen, die einen Widder mit menschlicher Haltung flankieren. Das Museum bewahrt Sammlungen von Skizzen, Modellen, Fotografien, Skulpturen, Zeichnungen und Gemälden von Bartholdi. Seine Witwe vermachte dieses Hotel 1907 der Stadt Colmar mit der Aufgabe, es in ein Museum umzuwandeln. Die Möbel aus ihrem Pariser Zuhause kamen in das 1922 eingeweihte Museum. Das 1979 renovierte Museum empfängt Sie mit der Skulptur „Die großen Unterstützer der Welt“ in seinem Eingangshof, nämlich: Arbeit, Patriotismus und Gerechtigkeit. Ein Mann mittleren Alters mit Büchern, einem Zahnrad und einem Hammer, ein junger Mann mit Standarte, Schild und Schwert sowie eine Frau mit einer Waage sind die allegorischen Figuren.

 

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Sise 11, rue des Marchands, cette maison date de la première moitié du XVIe siècle. Son constructeur est le chapelier bisontin Scherer, enrichi dans les mines d’argent de Liepvre. Elle est caractéristique du style primitif Renaissance en Alsace. Sur le plan architectural, l’association de la pierre et du bois signale la tradition gothique. La pierre est réservée au rez-de-chaussée, à la tourelle octogonale et à l’escalier à vis. Le bois est le matériau privilégié pour la construction des deux étages et de la galerie. L’oriel d’angle, les fenêtres à meneaux et la toiture effilée sont aussi des legs gothiques. Le décor est, lui,  typique de l’humanisme. Le marchand de draps Stattmann en est le commanditaire. Son monogramme figure au premier étage. Scènes bibliques inspirées de la Genèse et des évangiles, allégories de l’Amour, de la Foi, de la Justice et de l’Espérance, ainsi que des bustes d’empereurs germaniques du XVIe siècle sont à voir. Pfister est l’un des propriétaires au XIXe siècle. La maison appartient désormais à la commune.

Located at 11, rue des Marchands, this house dates from the first half of the 16th century. Its builder is the Besançon hat maker Scherer, enriched in the silver mines of Liepvre. It is characteristic of the primitive Renaissance style in Alsace. Architecturally, the combination of stone and wood signals the Gothic tradition. The stone is reserved for the ground floor, the octagonal turret and the spiral staircase. Wood is the preferred material for the construction of the two floors and the gallery. The corner oriel window, the mullioned windows and the tapered roof are also Gothic legacies. The decor is typical of humanism. The cloth merchant Stattmann is the sponsor. His monogram appears on the first floor. Biblical scenes inspired by Genesis and the gospels, allegories of Love, Faith, Justice and Hope, and historical references with busts of Germanic emperors from the 16th century are to be discovered. Pfister was one of the owners in the 19th century. The house now belongs to the municipality.

Dieses Haus befindet sich in der Rue des Marchands 11 und stammt aus der ersten Hälfte des 16. Jahrhunderts. Sein Erbauer ist der Hutmacher Scherer aus Besançon, der sich in den Silberminen von Liepvre bereichert hat. Es ist charakteristisch für den primitiven Renaissancestil im Elsass. Architektonisch signalisiert die Kombination von Stein und Holz die gotische Tradition. Der Stein ist für das Erdgeschoss, den achteckigen Türmchen und die Wendeltreppe reserviert. Für den Bau der beiden Etagen und der Galerie ist Holz das bevorzugte Material. Auch der Eckerker, die Sprossenfenster und das Spitzdach sind gotische Hinterlassenschaften. Die Einrichtung ist typisch für den Humanismus. Sponsor ist der Tuchhändler Stattmann. Sein Monogramm erscheint im ersten Stock. Zu entdecken sind biblische Szenen, die von der Genesis und den Evangelien inspiriert sind, Allegorien der Liebe, des Glaubens, der Gerechtigkeit und der Hoffnung sowie historische Bezüge mit Büsten germanischer Kaiser aus dem 16. Jahrhundert. Pfister war im 19. Jahrhundert einer der Besitzer. Das Haus gehört jetzt der Gemeinde.

 

Sise 11, rue des Marchands, cette maison date le la première moitié du XVIe siècle. Son constructeur est le chapelier bisontin Scherer, enrichi dans les mines d’argent de Liepvre. Elle est caractéristique du style primitif Renaissance en Alsace. Sur le plan architectural, l’association de la pierre et du bois signale la tradition gothique. La pierre est réservée au rez-de-chaussée, à la tourelle octogonale et à l’escalier à vis. Le bois est le matériau privilégié pour la construction des deux étages et de la galerie. L’oriel d’angle, les fenêtres à meneaux et la toiture effilée sont aussi des legs gothiques. Le décor est, lui, typique de l’humanisme. Le marchand de draps Stattmann en est le commanditaire. Son monogramme figure au premier étage. Scènes bibliques inspirées de la Genèse et des évangiles, allégories de l’Amour, de la Foi, de la Justice et de l’Espérance, ainsi que des bustes d’empereurs germaniques du XVIe siècle sont à voir. Pfister est l’un des propriétaires au XIXe siècle. La maison appartient désormais à la commune.

Located at 11, rue des Marchands, this house dates from the first half of the 16th century. Its builder is the Besançon hat maker Scherer, enriched in the silver mines of Liepvre. It is characteristic of the primitive Renaissance style in Alsace. Architecturally, the combination of stone and wood signals the Gothic tradition. The stone is reserved for the ground floor, the octagonal turret and the spiral staircase. Wood is the preferred material for the construction of the two floors and the gallery. The corner oriel window, the mullioned windows and the tapered roof are also Gothic legacies. The decor is typical of humanism. The cloth merchant Stattmann is the sponsor. His monogram appears on the first floor. Biblical scenes inspired by Genesis and the gospels, allegories of Love, Faith, Justice and Hope, and historical references with busts of Germanic emperors from the 16th century are to be discovered. Pfister was one of the owners in the 19th century. The house now belongs to the municipality.

Dieses Haus befindet sich in der Rue des Marchands 11 und stammt aus der ersten Hälfte des 16. Jahrhunderts. Sein Erbauer ist der Hutmacher Scherer aus Besançon, der sich in den Silberminen von Liepvre bereichert hat. Es ist charakteristisch für den primitiven Renaissancestil im Elsass. Architektonisch signalisiert die Kombination von Stein und Holz die gotische Tradition. Der Stein ist für das Erdgeschoss, den achteckigen Türmchen und die Wendeltreppe reserviert. Für den Bau der beiden Etagen und der Galerie ist Holz das bevorzugte Material. Auch der Eckerker, die Sprossenfenster und das Spitzdach sind gotische Hinterlassenschaften. Die Einrichtung ist typisch für den Humanismus. Sponsor ist der Tuchhändler Stattmann. Sein Monogramm erscheint im ersten Stock. Zu entdecken sind biblische Szenen, die von der Genesis und den Evangelien inspiriert sind, Allegorien der Liebe, des Glaubens, der Gerechtigkeit und der Hoffnung sowie historische Bezüge mit Büsten germanischer Kaiser aus dem 16. Jahrhundert. Pfister war im 19. Jahrhundert einer der Besitzer. Das Haus gehört jetzt der Gemeinde.

 

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Sise 36, rue des Marchands, cette demeure de style gothique flamboyant date du XIVe siècle. Flanquée d’un oriel à deux fenêtres centrales, elle comporte aussi deux niches d’angle et les écus des familles Kruss et Rul. Elle porte le nom de Martin Schongauer, peintre, graveur et orfèvre né vers 1450. Sa famille habitait en fait la maison « A la Viole » Elle possédait aussi des maisons voisines. Schongauer fut influencé par Rogier Van der Weyden et le colmarien Caspar Isenmann. Les scènes de la vie de Marie, des saints et de la Passion du Christ constituent ses thèmes privilégiés.

Located at 36, rue des Marchands, this flamboyant Gothic style residence dates from the 14th century. Flanked by an oriel window with two central windows, it also has two corner niches and the shields of the Kruss and Rul families. It is named after Martin Schongauer, painter, engraver and goldsmith born around 1450. His family actually lived in the house at “A la Viole” They also owned neighboring houses. Schongauer was influenced by Rogier Van der Weyden and Colmarian Caspar Isenmann. Scenes from the life of Mary, the saints and the Passion of Christ constitute his favorite themes.

Diese Residenz im extravaganten gotischen Stil befindet sich in der Rue des Marchands 36 und stammt aus dem 14. Jahrhundert. Flankiert von einem Erker mit zwei Mittelfenstern, verfügt es außerdem über zwei Ecknischen und die Wappen der Familien Kruss und Rul. Benannt ist es nach Martin Schongauer, einem um 1450 geborenen Maler, Kupferstecher und Goldschmied. Seine Familie wohnte eigentlich im Haus „A la Viole“ und besaß auch Nachbarhäuser. Schongauer wurde von Rogier Van der Weyden und Colmarian Caspar Isenmann beeinflusst. Szenen aus dem Marienleben, den Heiligen und der Passion Christi sind seine Lieblingsthemen.

 

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Marie Kiéné est née à Colmar en 1786 dans une famille de musiciens : sa mère, Catherine Leyer, est pianiste, son père, Joseph Kiéné, est violoniste. La famille s’établit en 1791, à Neuchâtel, où Joseph Kiéné occupe plusieurs postes de musicien. Marie Kiéné y fait à seize ans ses débuts de concertiste. Elle y rencontre aussi Paul Bigot de Morogues (1765-1853) Ils se marient en 1804 et auront deux enfants. Ils s’installent à Vienne où Paul est bibliothécaire du comte Andreï Razoumovsky, ambassadeur de Russie, par ailleurs mécène de Beethoven. Marie joue les œuvres de Beethoven et de Haydn, qu’elle connaît personnellement. La guerre oblige les Bigot à quitter l’Autriche en 1809, pour Paris. Marie interprète Bach, Mozart et Beethoven. Cherubini et Auber lui donnent des cours de composition. De 1812 à 1817, son mari est emprisonné en Russie. Elle donne des cours de piano pour assurer les besoins de sa famille. Parmi ses élèves, on compte Félix et Fanny Mendelssohn. Les deux familles resteront proches, même après la mort de Marie en 1820, d’une maladie pulmonaire. Elle laisse un corpus d’œuvres réduit : une Sonate, opus 1 (Vienne, 1806) un Andante varié, opus 2 (Vienne, 1805), un Rondeau (Paris, 1818) et une Suite d’études (Paris, 1818)

Marie Kiéné was born in Colmar in 1786 into a family of musicians: her mother, Catherine Leyer, was a pianist, and her father, Joseph Kiéné, was a violinist. The family settled in 1791 in Neuchâtel, where Joseph Kiéné held several musical positions. Marie Kiéné made her concert debut there at the age of sixteen. There she also met Paul Bigot de Morogues (1765-1853) They married in 1804 and had two children. They settled in Vienna where Paul was librarian to Count Andreï Razoumovsky, Russian ambassador and patron of Beethoven. Marie plays the works of Beethoven and Haydn, whom she knows personally. The war forced the Bigots to leave Austria in 1809 for Paris. Marie performs Bach, Mozart and Beethoven. Cherubini and Auber gave him composition lessons. From 1812 to 1817, her husband was imprisoned in Russia. She gives piano lessons to meet the needs of her family. Among his students were Félix and Fanny Mendelssohn. The two families remained close, even after Marie’s death in 1820 from lung disease. She left a small body of work: a Sonata, Opus 1 (Vienna, 1806) a varied Andante, opus 2 (Vienna, 1805), a Rondeau (Paris, 1818) and a Suite d’études (Paris, 1818)

Marie Kiéné wurde 1786 in Colmar in eine Musikerfamilie hineingeboren: Ihre Mutter, Catherine Leyer, war Pianistin, ihr Vater, Joseph Kiéné, Geiger. Die Familie ließ sich 1791 in Neuenburg nieder, wo Joseph Kiéné verschiedene musikalische Positionen innehatte. Marie Kiéné gab dort im Alter von 16 Jahren ihr Konzertdebüt. Dort lernte sie auch Paul Bigot de Morogues (1765–1853) kennen. Sie heirateten 1804 und bekamen zwei Kinder. Sie ließen sich in Wien nieder, wo Paul Bibliothekar des Grafen Andreï Razoumovsky, des russischen Botschafters und Förderers Beethovens, war. Marie spielt Werke von Beethoven und Haydn, die sie persönlich kennt. Der Krieg zwang die Fanatiker 1809, Österreich nach Paris zu verlassen. Marie spielt Bach, Mozart und Beethoven. Cherubini und Auber gaben ihm Kompositionsunterricht. Von 1812 bis 1817 war ihr Mann in Russland inhaftiert. Sie gibt Klavierunterricht, um den Bedürfnissen ihrer Familie gerecht zu werden. Zu seinen Schülern gehörten Félix und Fanny Mendelssohn. Die beiden Familien blieben eng verbunden, auch nach Maries Tod im Jahr 1820 an einer Lungenkrankheit. Sie hinterließ ein kleines Werk: eine Sonate opus 1 (Wien 1806) ein abwechslungsreiches Andante, opus 2 (Wien, 1805), ein Rondeau (Paris, 1818) und eine Suite d’études (Paris, 1818)

 

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Apposée sur la maison « Chez Hansi »  cette inscription, datée de 1358, fait référence à un événement d’ordre politique. En 1347, une constitution favorise les bourgeois, au détriment des nobles. Ceux-ci se révoltent en 1358. Le grand bailli Rodolphe de Habsbourg intervient avec les troupes de la Décapole, fédération de 10 villes dont Colmar fait partie. Il exile les comploteurs et fait raser leurs maisons. La constitution de 1361 consacre la suprématie de la bourgeoisie dans l’administration de la cité.

Voici le texte traduit de l’allemand de cette pierre de bannissement ou « Achterstein »

« En l’an que l’on compte, depuis la naissance de notre Seigneur, 1358, le lundi après la sainte Agnès, son altesse le prince Rodolphe, duc d’Autriche, gouverneur impérial de toute l’Alsace, jugea et prononça la condamnation au sujet du soulèvement qui avait eu lieu contre le bailli provincial, le bourgmestre et le magistrat de Colmar. C’est pourquoi il fit abattre cette maison et interdire à jamais sa reconstruction pour rappeler indéfiniment cet événement »

Affixed to the house “Chez Hansi”, this inscription, dated 1358, refers to a political event. In 1347, a constitution favored the bourgeoisie, to the detriment of the nobles. They revolted in 1358. The grand bailiff Rodolphe de Habsburg intervened with the troops of the Decapolis, a federation of 10 cities of which Colmar was a part. He exiles the plotters and razes their houses. The constitution of 1361 established the supremacy of the bourgeoisie in the administration of the city.

Here is the text translated from German of this banishing stone or “Achterstein”

In the year since the birth of our Lord, 1358, on the Monday after Saint Agnes, his highness Prince Rodolphe, Duke of Austria, imperial governor of all Alsace, judged and pronounced the conviction regarding the uprising which had taken place against the provincial bailiff, the mayor and the magistrate of Colmar. This is why he had this house demolished and its reconstruction forever prohibited to indefinitely recall this event.

Diese am Haus „Chez Hansi“ angebrachte Inschrift aus dem Jahr 1358 weist auf ein politisches Ereignis hin. Im Jahr 1347 begünstigte eine Verfassung das Bürgertum zum Nachteil des Adels. Im Jahr 1358 kam es zu einem Aufstand. Der Großvogt Rodolphe de Habsburg intervenierte bei den Truppen der Dekapolis, einem Bund aus zehn Städten, zu dem auch Colmar gehörte. Er verbannt die Verschwörer und zerstört ihre Häuser. Die Verfassung von 1361 begründete die Vormachtstellung des Bürgertums in der Stadtverwaltung.

Hier ist der Text dieses verbannenden Steins bzw „Achterstein“

Im Jahr seit der Geburt unseres Herrn, 1358, am Montag nach der Heiligen Agnes, richtete Seine Hoheit Prinz Rodolphe, Herzog von Österreich, kaiserlicher Statthalter des gesamten Elsass, das Urteil und verkündete das Urteil über den Aufstand, der gegen den Provinzial stattgefunden hatte Gerichtsvollzieher, Bürgermeister und Magistrat von Colmar. Deshalb ließ er dieses Haus abreißen und seinen Wiederaufbau für immer untersagen, um dieses Ereignis für immer in Erinnerung zu behalten.

 

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A l’angle des rues des Marchands et Grand-Rue, se trouve l’ancien grenier à sel de la ville. La maison de style Renaissance rhénane est située dans le quartier Salzkarten. Elle occupe l’emplacement de la maison Zum Kogen, Au Maillet de Tonnelier, citée au XIVe siècle. En 1926, un particulier fait construire cette demeure;  on utilise des éléments de récupération provenant des villages voisins, notamment un encadrement de fenêtre à ouvertures multiples en bois sculpté. A l’angle de la maison, on aperçoit un petit singe. Du côté de la Grand-Rue, la façade comporte quatre médaillons de remploi, datant de 1535, aux effigies de César, de Charles Quint, de Maximilien et d’Auguste.

At the corner of rue des Marchands and Grand-Rue is the city’s old salt granary. The Rhenish Renaissance style house is located in the Salzkarten district. It occupies the site of the Zum Kogen house, Au Maillet de Tonnelier, cited in the 14th century. In 1926, an individual had this residence built using salvaged elements from neighboring villages, notably a window frame with multiple openings in carved wood. At the corner of the house, we see a little monkey. On the Grand-Rue side, the facade has four reused medallions, dating from 1535, with the effigies of Caesar, Charles V, Maximilian and Augustus.

An der Ecke Rue des Marchands und Grand-Rue befindet sich der alte Salzspeicher der Stadt. Das Haus im Stil der rheinischen Renaissance liegt im Stadtteil Salzkarten. Es befindet sich an der Stelle des im 14. Jahrhundert erwähnten Hauses Zum Kogen, Au Maillet de Tonnelier. Im Jahr 1926 ließ eine Einzelperson diese Residenz unter Verwendung von geborgenen Elementen aus benachbarten Dörfern errichten, insbesondere eines Fensterrahmens mit mehreren Öffnungen aus geschnitztem Holz. An der Ecke des Hauses sehen wir einen kleinen Affen. Auf der Grand-Rue-Seite weist die Fassade vier wiederverwendete Medaillons aus dem Jahr 1535 mit den Bildnissen von Cäsar, Karl V., Maximilian und Augustus auf.

 

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Le siège de l’administration financière de Colmar est cité, dès 1370, comme lieu d’échange des marchandises importées. Le Koifhus ou ancienne douane est construit sur cet emplacement entre 1450 et 1480. Les deux porches gothiques du corps principal sont surmontés d’un dais flamboyant, avec l’aigle bicéphale à têtes couronnées. Un ange porte dans un cartouche un phylactère avec la date de construction. L’enfilade de fenêtres Renaissance était surmonté d’une balustrade gothique. Le toit à tuiles vernissées et son clocheton à horloge sont ajoutés au XVIIe siècle. Siège du conseil de la ville jusqu’en 1538, puis de 1725 à 1810, l’édifice abrite au XIXe le tribunal civil de première instance, de même que le théâtre. Le bâtiment annexe, maison natale du général Rapp, est desservi par un escalier Renaissance. Le porche s’ouvre sur la place de l’Ancienne Douane. En 1900, la colonne Renaissance est placée devant l’escalier du Koifhus. Elle provient du pont des Bouchers détruit peu avant. L’inscription latine célèbre la victoire, en 1543, de Charles Quint sur Guillaume duc de Clèves, de Juliers et de Gueldre.

The seat of the financial administration of Colmar was cited, as early as 1370, as a place of exchange for imported goods. The Koifhus or old customs house was built on this site between 1450 and 1480. The two Gothic porches of the main body are surmounted by a flamboyant canopy with the two-headed eagle with crowned heads, and an angel carries in a cartouche a phylactery with the date of construction. The row of Renaissance windows was topped with a Gothic balustrade. The glazed tiled roof and its clock tower were added in the 17th century. Seat of the city council until 1538, then from 1725 to 1810, the building housed the civil court of first instance in the 19th century, as well as the theater. The annex building, the birthplace of General Rapp, is served by a Renaissance staircase. The porch serves the Place de l’Ancienne Douane. In 1900, the Renaissance column was placed in front of the Koifhus staircase. It comes from the Bouchers bridge destroyed shortly before. The Latin inscription celebrates the victory, in 1543, of Charles V over William, Duke of Cleves, Juliers and Gelderland.

Der Sitz der Finanzverwaltung Colmar wurde bereits 1370 als Umschlagplatz für importierte Waren erwähnt. Das Koifhus oder alte Zollhaus wurde an dieser Stelle zwischen 1450 und 1480 erbaut. Die beiden gotischen Vorhallen des Hauptgebäudes werden von einem extravaganten Baldachin mit dem zweiköpfigen Adler mit gekrönten Köpfen gekrönt, und ein Engel trägt in einer Kartusche ein Phylakterium mit das Baudatum. Die Reihe der Renaissance-Fenster wurde mit einer gotischen Balustrade abgeschlossen. Das verglaste Ziegeldach und der Glockenturm wurden im 17. Jahrhundert hinzugefügt. Bis 1538, dann von 1725 bis 1810 Sitz des Stadtrates, beherbergte das Gebäude im 19. Jahrhundert das Zivilgericht erster Instanz sowie das Theater. Das Nebengebäude, das Geburtshaus von General Rapp, ist über eine Renaissance-Treppe erschlossen. Die Veranda dient dem Place de l’Ancienne Douane. Im Jahr 1900 wurde die Renaissancesäule vor der Koifhus-Treppe aufgestellt. Es stammt von der kurz zuvor zerstörten Bouchers-Brücke. Die lateinische Inschrift feiert den Sieg Karls V. über Wilhelm, Herzog von Kleve, Julier und Gelderland im Jahr 1543.

 

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Sculptée par Bartholdi en 1898, sur les plans de l’architecte Maechler, la fontaine est détruite en 1940, puis reconstruite après guerre. La colonne porte les armes de Schwendi, de Colmar, de Kaysersberg et de Kientzheim. Lazare de Schwendi, qui vécut de 1522 à 1583, est un humaniste, conseiller de Charles Quint et gouverneur de Philippeville. Il participe aux batailles de Saint-Quentin et de Gravelines. Il achète la seigneurie de Hohlandsberg en 1563. Général en chef des armées impériales, il combat les Ottomans en Hongrie et prend la ville de Tokay, dont il aurait rapporté les plants de vigne; on le voit ici, revêtu de sa cuirasse, brandir un sarment avec ses grappes de raisin. Fait baron en 1568, il repose à Kientzheim.

Sculpted by Bartholdi in 1898, based on plans by the architect Maechler, the fountain was destroyed in 1940, then rebuilt after the war. The column bears the arms of Schwendi, Colmar, Kaysersberg and Kientzheim. Lazare de Schwendi, who lived from 1522 to 1583, was a humanist, advisor to Charles V and governor of Philippeville. He took part in the battles of Saint-Quentin and Gravelines. He bought the lordship of Hohlandsberg in 1563. General-in-chief of the imperial armies, he fought the Ottomans in Hungary and took the town of Tokay, from which he would have brought back the vine plants; we see him here, dressed in his armor, brandishing a branch with its bunches of grapes. Made a baron in 1568, he rested in Kientzheim.

Der 1898 von Bartholdi nach Plänen des Architekten Maechler erbaute Brunnen wurde 1940 zerstört und nach dem Krieg wieder aufgebaut. Die Säule trägt die Wappen von Schwendi, Colmar, Kaysersberg und Kientzheim. Lazare de Schwendi, der von 1522 bis 1583 lebte, war Humanist, Berater Karls V. und Gouverneur von Philippeville. Er nahm an den Schlachten von Saint-Quentin und Gravelines teil. Er kaufte 1563 die Herrschaft Hohlandsberg. Als Oberbefehlshaber der kaiserlichen Armeen kämpfte er in Ungarn gegen die Osmanen und eroberte die Stadt Tokay, aus der er die Weinpflanzen mitbrachte ; wir sehen ihn hier, gekleidet in seiner Rüstung einen Zweig mit seinen Weintrauben schwingend. 1568 wurde er zum Baron ernannt und ruhte in Kientzheim.

 

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Les maisons à colombage conservent leurs greniers qui servaient, autrefois, de lieux de séchage des peaux.  Jusqu’au XVIIIe siècle, seule la rue des Tanneurs accueillait cette corporation. Les artisans étaient autorisés à suspendre, à préparer et à tanner les peaux. Le canal des moulins ou Muhlbach était utilisé pour le lavage des peaux. Voué à la démolition, le quartier fut sauvegardé grâce à la loi Malraux.

The half-timbered houses retain their attics which once served as places for drying skins. Until the 18th century, only rue des Tanneurs hosted this corporation. Artisans were allowed to hang, prepare and tan hides. The mill canal or Muhlbach was used for washing skins. Slated for demolition, the neighborhood was saved thanks to the Malraux law.

Die Fachwerkhäuser haben noch ihre Dachböden, die einst als Orte zum Trocknen von Fellen dienten. Bis zum 18. Jahrhundert befand sich dieses Unternehmen nur in der Rue des Tanneurs. Handwerker durften Häute aufhängen, präparieren und gerben. Der Mühlenkanal oder Mühlbach wurde zum Waschen von Fellen genutzt. Das zum Abriss vorgesehene Viertel konnte dank des Malraux-Gesetzes gerettet werden.

 

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La halle aux poissons et aux légumes est bâtie pour faciliter la vente de ces produits, trop à l’étroit au centre de la ville. En pierre de taille de grès rose, avec des pans de mur en briques rouges et blanches, elle est couverte d’une verrière supportée par des poteaux en fonte. La porte principale, rue des Écoles, abrite les armes de Colmar. Six autres portes donnent sur les rues voisines. On y vend toujours des produits alimentaires. A l’angle sud-ouest se trouve une statue-fontaine de Bartholdi, réalisé en 1869. Elle représente un jeune vigneron, assis, buvant à un tonnelet appelé Loyola. L’original, acheté par le Gouvernement et offert à la ville, est exposé au musée Bartholdi.

The fish and vegetable market was built to facilitate the sale of these products, which were too cramped in the center of the city. Made of pink sandstone, with sections of red and white brick wall, it is covered with a glass roof supported by cast iron posts. The main gate, rue des Écoles, houses the arms of Colmar. Six other doors open onto neighboring streets. Food products are still sold there. At the southwest corner is a fountain statue by Bartholdi, made in 1869. It represents a young winemaker, seated, drinking from a barrel called Loyola. The original, purchased by the Government and offered to the city, is exhibited at the Bartholdi museum.

Der Fisch- und Gemüsemarkt wurde errichtet, um den Verkauf dieser Produkte zu erleichtern, die im Stadtzentrum zu eng waren. Es besteht aus rosafarbenem Sandstein mit Abschnitten aus roten und weißen Ziegelwänden und ist mit einem Glasdach bedeckt, das von gusseisernen Pfosten getragen wird. Das Haupttor, Rue des Écoles, beherbergt das Wappen von Colmar. Sechs weitere Türen öffnen sich zu benachbarten Straßen. Dort werden weiterhin Lebensmittel verkauft. An der südwestlichen Ecke steht eine Brunnenstatue von Bartholdi aus dem Jahr 1869. Sie stellt einen jungen Winzer dar, der sitzt und aus einem Fass namens Loyola trinkt. Das von der Regierung erworbene und der Stadt geschenkte Original ist im Bartholdi-Museum ausgestellt.

 

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Le quai de la Poissonnerie est connu dès le XIVe siècle. Ici étaient stockés et vendus les poissons pêchés essentiellement dans l’Ill. Ravagée par le feu en 1706, le quartier est rebâti. De grandes restaurations ont été entreprises au début des années 1980.

The Quai de la Poissonnerie has been known since the 14th century. Fish caught mainly in the Ill were stored and sold here. Ravaged by fire in 1706, the district was rebuilt. Major restorations were undertaken in the early 1980s.

Der Quai de la Poissonnerie ist seit dem 14. Jahrhundert bekannt. Hier wurden vor allem in der Ill gefangene Fische gelagert und verkauft. Nach einem Brand im Jahr 1706 wurde das Viertel wieder aufgebaut. In den frühen 1980er Jahren wurden umfangreiche Restaurierungsarbeiten durchgeführt.

 

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Sise au 11, rue de Turenne, cette maison Renaissance date de 1467. Elle comporte des éléments gothiques. Propriété de la ville depuis l’origine, elle sert d’abord de logement au tailleur de pierres, d’où le nom de Steinhütte, puis au commissaire des guerres en 1777. Elle abrite ensuite la chancellerie municipale, puis la mairie en 1810, et une école de  filles. Elle accueille le Muséum d’histoire naturelle depuis 1984. Fossiles, animaux naturalisés, exemples d’art égyptien ou océanien, entre autres, vous attendent dans une très belle muséographie.

Located at 11, rue de Turenne, this Renaissance house dates from 1467. It has Gothic elements. Property of the city since the beginning, it first served as accommodation for the stonemason, hence the name Steinhütte, then for the war commissioner in 1777. It then housed the municipal chancellery, then the town hall in 1810 , and a girls’ school. It has housed the Natural History Museum since 1984. Fossils, stuffed animals, examples of Egyptian or Oceanian art among others await you in a beautiful museography.

Dieses Renaissance-Haus in der Rue de Turenne 11 stammt aus dem Jahr 1467. Es weist gotische Elemente auf. Von Anfang an Eigentum der Stadt, diente sie zunächst als Unterkunft für den Steinmetz, daher der Name Steinhütte, dann 1777 für den Kriegskommissar. Danach war hier die städtische Kanzlei, ab 1810 das Rathaus und eine Mädchenschule untergebracht. Seit 1984 beherbergt es das Naturhistorische Museum. Fossilien, ausgestopfte Tiere, Beispiele ägyptischer oder ozeanischer Kunst unter anderem erwarten Sie in einer wunderschönen Museographie.

 

Sise au 11, rue de Turenne, cette maison Renaissance date de 1467. Elle comporte des éléments gothiques. Propriété de la ville depuis l’origine, elle sert d’abord de logement au tailleur de pierres, d’où le nom de Steinhütte, puis au commissaire des guerres en 1777. Elle abrite ensuite la chancellerie municipale, puis la mairie en 1810, et une école de  filles. Elle accueille le Muséum d’histoire naturelle depuis 1984. Fossiles, animaux naturalisés, exemples d’art égyptien ou océanien entre autres vous attendent dans une très belle muséographie.

Located at 11, rue de Turenne, this Renaissance house dates from 1467. It has Gothic elements. Property of the city since the beginning, it first served as accommodation for the stonemason, hence the name Steinhütte, then for the war commissioner in 1777. It then housed the municipal chancellery, then the town hall in 1810 , and a girls’ school. It has housed the Natural History Museum since 1984. Fossils, stuffed animals, examples of Egyptian or Oceanian art among others await you in a beautiful museography.

Dieses Renaissance-Haus in der Rue de Turenne 11 stammt aus dem Jahr 1467. Es weist gotische Elemente auf. Von Anfang an Eigentum der Stadt, diente sie zunächst als Unterkunft für den Steinmetz, daher der Name Steinhütte, dann 1777 für den Kriegskommissar. Danach war hier die städtische Kanzlei, ab 1810 das Rathaus und eine Mädchenschule untergebracht. Seit 1984 beherbergt es das Naturhistorische Museum. Fossilien, ausgestopfte Tiere, Beispiele ägyptischer oder ozeanischer Kunst unter anderem erwarten Sie in einer wunderschönen Museographie.

 

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La Lauch est bordée ici de maisons à colombage. Elle est surnommée la Petite Venise. Elle prend sa source au Lauchenkopf, dans la vallée de Guebwiller. Elle traverse à Colmar le quartier des pêcheurs et des maraîchers, plusieurs fois rebâti entre les XVIe et XVIIIe siècles. Deux grilles la fermaient à l’entrée et à la sortie de la cité, afin de défendre toute incursion hostile, en cas de guerre.

The Lauch is lined here with half-timbered houses. It is nicknamed Little Venice. It has its source at Lauchenkopf, in the Guebwiller valley. In Colmar, it crosses the fishermen and market gardeners’ district, rebuilt several times between the 16th and 18th centuries. Two gates closed it at the entrance and exit of the city, in order to defend any hostile incursion in the event of war.

Die Lauch ist hier von Fachwerkhäusern gesäumt. Es trägt den Spitznamen „Klein-Venedig“. Er entspringt am Lauchenkopf im Guebwiller-Tal. In Colmar durchquert sie das Fischer- und Gärtnerviertel, das zwischen dem 16. und 18. Jahrhundert mehrmals umgebaut wurde. Zwei Tore schlossen den Eingang und Ausgang der Stadt ab, um im Kriegsfall jeden feindlichen Einfall abzuwehren.

 

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La commanderie des chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, fondée au début du XIIe siècle, connaît une période florissante au milieu du XIVe, puis décline au début du XVIe. Elle sert par ailleurs de logement lors des visites des empereurs, rois, ducs ou autres personnages importants. La propriété est séparée en deux en 1809, et la partie ouest est acquise en 1858 par les Sœurs de la Divine Providence de Ribeauvillé. Elles la transforment en institution pour jeunes filles. La première église desservait aussi la paroisse. Elle était formée d’un chœur à deux travées, avec une abside à cinq pans, et d’une nef à un vaisseau non voûté. Pendant la Renaissance, on y ajoute un jubé formé de cinq parties voûtées. Le clocher est démoli à la Révolution. La nef est supprimée, l’église transformée en entrepôt. En 1908, le chœur est prolongé et fermé par un mur percé de fenêtres néo-gothiques. L’autel en bois sculpté adopte le même style. Le riche portail gothique de l’ancienne église est englobé dans le mur de clôture de l’institution.

The commandery of the knights of Saint-Jean-de-Jérusalem, founded at the beginning of the 12th century, experienced a flourishing period in the middle of the 14th century, then declined at the beginning of the 16th century. It also serves as accommodation during visits by emperors, kings, dukes or other important people. The property was divided in two in 1809, and the western part was acquired in 1858 by the Sisters of Divine Providence of Ribeauvillé. They transformed it into an institution for young girls. The first church also served the parish. It was made up of a two-bay choir, with a five-sided apse, and a nave with an unvaulted nave. During the Renaissance, a rood screen made up of five vaulted parts was added. The bell tower was demolished during the Revolution. The nave was removed, the church transformed into a warehouse. In 1908, the choir was extended and closed by a wall pierced with neo-Gothic windows. The carved wooden altar adopts the same style. The rich Gothic portal of the old church is included in the enclosure wall of the institution.

Die zu Beginn des 12. Jahrhunderts gegründete Komturei der Ritter von Saint-Jean-de-Jérusalem erlebte in der Mitte des 14. Jahrhunderts eine Blütezeit und verfiel dann zu Beginn des 16. Jahrhunderts. Es dient auch als Unterkunft bei Besuchen von Kaisern, Königen, Herzögen oder anderen wichtigen Persönlichkeiten. Das Anwesen wurde 1809 in zwei Teile geteilt und der westliche Teil wurde 1858 von den Schwestern der Göttlichen Vorsehung von Ribeauvillé erworben. Sie verwandelten es in eine Einrichtung für junge Mädchen. Die erste Kirche diente auch der Pfarrei. Es bestand aus einem zweijochigen Chor mit fünfseitiger Apsis und einem Kirchenschiff ohne Gewölbe. In der Renaissance wurde ein aus fünf Gewölbeteilen bestehender Lettner angebaut. Der Glockenturm wurde während der Revolution abgerissen. Das Kirchenschiff wurde entfernt, die Kirche in ein Lagerhaus umgewandelt. Im Jahr 1908 wurde der Chor erweitert und durch eine durchbrochene Wand mit neugotischen Fenstern geschlossen. Der geschnitzte Holzaltar übernimmt den gleichen Stil. Das reiche gotische Portal der alten Kirche ist in die Umfassungsmauer der Anstalt integriert.

 

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Cette bâtisse Renaissance date de 1608. D’influence italienne, elle est longtemps appelée Maison des Chevaliers de Saint-Jean : confusion née sans doute de la proximité de la commanderie de l’ordre hospitalier, dans la même rue. C’est en fait une maison particulière, fort belle au demeurant.

This Renaissance building dates from 1608. Of Italian influence, it was long called the House of the Knights of Saint-Jean: a confusion undoubtedly born from the proximity of the commandery of the hospital order, on the same street. It is in fact a private house, very beautiful indeed.

Dieses Renaissance-Gebäude stammt aus dem Jahr 1608. Mit italienischem Einfluss wurde es lange Zeit „Haus der Ritter von Saint-Jean“ genannt: eine Verwirrung, die zweifellos auf die Nähe der Kommandantur des Krankenhausordens in derselben Straße zurückzuführen ist. Es ist tatsächlich ein Privathaus, wirklich sehr schön.

 

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A côté du tribunal se trouve, dans le square homonyme, la statue de Théophile Conrad Pfeffel. Le sculpteur Friedrich en avait réalisée une première version en 1900. Celle-ci fut fondue en 1918, pour les besoins de l’industrie de guerre. Le colmarien Geiss sculpte cette nouvelle statue en 1927. Pfeffel (1736-1808) devint aveugle dans son enfance. Ce qui ne l’empêcha pas d’être à la fois poète, fabuliste, auteur de balades et d’odes françaises et allemandes. Pédagogue, il fonde un pensionnat, puis une Académie militaire pour de jeunes nobles protestants, interdits à l’Académie royale. Entre 1773 et 1792, 300 élèves y sont formés, venant de toute l’Europe. Portant l’uniforme, ils se livrent à des exercices militaires, défilant au son du tambour.

Next to the court, in the square of the same name, is the statue of Théophile Conrad Pfeffel. The sculptor Friedrich made a first version in 1900. This was melted down in 1918, for the needs of the war industry. The Colmarian Geiss sculpted this new statue in 1927. Pfeffel (1736-1808), blind since childhood, is a poet, fabulist, author of ballads and French and German odes. A teacher, he founded a boarding school, then a Military Academy for young Protestant nobles, banned from the Royal Academy. Between 1773 and 1792, 300 students were trained there, coming from all over Europe. Wearing uniform, they engage in military exercises and parade to the sound of drums.

Neben dem Hof, auf dem gleichnamigen Platz, steht die Statue von Théophile Conrad Pfeffel. Eine erste Version fertigte der Bildhauer Friedrich im Jahr 1900 an. Diese wurde 1918 für den Bedarf der Kriegsindustrie eingeschmolzen. Der Colmarier Geiss schuf diese neue Statue im Jahr 1927. Pfeffel (1736-1808), seit seiner Kindheit blind, ist Dichter, Fabulist, Autor von Balladen sowie französischen und deutschen Oden. Als Lehrer gründete er ein Internat, dann eine Militärakademie für junge protestantische Adlige, die aus der Royal Academy verbannt wurde. Zwischen 1773 und 1792 wurden dort 300 Studenten aus ganz Europa ausgebildet. In Uniform nehmen sie an Militärübungen und Paraden zu Trommelklängen teil.

 

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Ancien poêle ou siège des notables au XVe siècle, le bâtiment est reconstruit en 1698, pour accueillir le Conseil souverain d’Alsace. Celui-ci juge en première instance les procès des nobles et du clergé, contrôle les juridictions inférieures, et dispose des droits de remontrance et d’enregistrement. Il prend des mesures économiques, religieuses ou de police. Les architectes Chassain et de Rugy l’agrandissent en 1771. Il sert de tribunal d’Alsace-Lorraine pendant l’annexion. Le fronton central est orné de trois fleurs de lys. Le fronton gauche présente une femme allaitant, signe d’une justice protectrice. A droite, la justice, les yeux bandés, tient un glaive et une balance, symboles de sévérité. Sur la façade sud, on trouve une plaque dédié à Reubell. Député de Colmar aux Etats généraux, il présida la Convention et fut un des cinq directeurs du régime suivant. Sa femme, Marie-Anne Mouhat, aurait donné son nom à Marianne.

Formerly a stove or seat of notables in the 15th century, the building was rebuilt in 1698 to accommodate the Sovereign Council of Alsace. This judge in first instance the trials of the nobles and the clergy, controls the lower courts, and has the rights of remonstrance and registration. He takes economic, religious or police measures. The architects Chassain and de Rugy enlarged it in 1771. It served as the court of Alsace-Lorraine during the annexation. The central pediment is decorated with three fleur-de-lys. The left pediment presents a breastfeeding woman, a sign of protective justice. On the right, justice, blindfolded, holds a sword and a scale, symbols of severity. On the south facade, there is a Reubell plaque. Deputy for Colmar in the Estates General, he chaired the Convention and was one of the five directors of the following regime. His wife, Marie-Anne Mouhat, would have given her name to Marianne.

Im 15. Jahrhundert diente das Gebäude früher als Ofen oder Sitz der Honoratioren und wurde 1698 umgebaut, um den Souveränen Rat des Elsass zu beherbergen. Dieser richtet in erster Instanz die Prozesse gegen Adlige und Geistliche, kontrolliert die unteren Gerichte und hat das Recht, Vorwürfe zu erheben und sich registrieren zu lassen. Er ergreift wirtschaftliche, religiöse oder polizeiliche Maßnahmen. Die Architekten Chassain und de Rugy erweiterten es 1771. Während der Annexion diente es als Hof von Elsass-Lothringen. Der zentrale Giebel ist mit drei Lilien verziert. Der linke Giebel stellt eine stillende Frau dar, ein Zeichen schützender Gerechtigkeit. Auf der rechten Seite hält die Gerechtigkeit mit verbundenen Augen ein Schwert und eine Waage, Symbole der Strenge. An der Südfassade befindet sich eine Reubell-Tafel. Er war Stellvertreter von Colmar in den Generalständen, leitete den Konvent und war einer der fünf Direktoren des folgenden Regimes. Seine Frau, Marie-Anne Mouhat, hätte Marianne ihren Namen gegeben.

 

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Dirigez-vous maintenant sur le côté du tribunal de grande instance, dans la rue des Augustins. Non, vous n’avez pas été télé-transporté à Bruxelles. C’est bien le Manneken-Pis colmarien qui vous salue, à sa manière. Cette statue date de 1922, et était installée initialement devant les bains municipaux. C’est une réplique du célèbre Manneken-Pis de Bruxelles. Elle a été offerte par la capitale belge, à l’occasion du quatrième anniversaire de la libération de Colmar, et en souvenir des souffrances communes endurées par les deux villes.

Now head to the side of the high court, in rue des Augustins. No, you were not tele-transported to Brussels. It is indeed the Manneken-Pis of Colmar who greets you, in his own way. This statue dates from 1922, and was initially installed in front of the municipal baths. It is a replica of the famous Manneken-Pis in Brussels. It was offered by the Belgian capital, on the occasion of the fourth anniversary of the liberation of Colmar, and in memory of the common suffering endured by the two cities.

Gehen Sie nun zur Seite des Obersten Gerichts, in der Rue des Augustins. Nein, Sie wurden nicht teleportiert nach Brüssel. Es ist tatsächlich das Manneken-Pis von Colmar, das Sie auf seine eigene Art begrüßt. Diese Statue stammt aus dem Jahr 1922 und wurde ursprünglich vor dem städtischen Bad aufgestellt. Es ist eine Nachbildung des berühmten Manneken-Pis in Brüssel. Es wurde von der belgischen Hauptstadt anlässlich des vierten Jahrestages der Befreiung von Colmar und in Erinnerung an das gemeinsame Leid der beiden Städte gestiftet.

 

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Sculptée en 1887 par Bartholdi et Hatz, cette fontaine en grès et bronze se situe place des Six-Montagnes-Noires, du nom d’une ancienne auberge, incendiée en 1880. Elle se dresse sur un socle orné de dauphins et de chimères. Chef des partisans de l’empereur Rodolphe de Habsbourg, le prévôt Roesselmann incarne la bourgeoisie et l’indépendance de la cité. En 1261, il reprend Colmar au parti nobiliaire, allié du pape et de l’évêque de Strasbourg. Le héros a les traits de l’ancien maire de 1870, le bien nommé Hercule De Peyrimhof, qui s’était opposé aux Prussiens.

Sculpted in 1887 by Bartholdi and Hatz, this sandstone and bronze fountain is located on Place des Six-Montagnes-Noires, named after an old inn, burned down in 1880. It stands on a base decorated with dolphins and chimeras. Leader of the supporters of Emperor Rudolph of Habsburg, Provost Roesselmann embodies the bourgeoisie and the independence of the city. In 1261, he recaptured Colmar from the noble party, an ally of the pope and the bishop of Strasbourg. The hero has the features of the former mayor of 1870, the aptly named Hercule De Peyrimhof, who opposed the Prussians.

Dieser 1887 von Bartholdi und Hatz geschaffene Brunnen aus Sandstein und Bronze befindet sich am Place des Six-Montagnes-Noires und ist nach einem alten Gasthaus benannt, das 1880 niedergebrannt ist. Er steht auf einem Sockel, der mit Delfinen und Chimären verziert ist. Propst Rösselmann, Anführer der Anhänger Kaiser Rudolfs von Habsburg, verkörpert das Bürgertum und die Unabhängigkeit der Stadt. 1261 eroberte er Colmar von der Adelspartei, einem Verbündeten des Papstes und des Bischofs von Straßburg, zurück. Der Held trägt die Züge des ehemaligen Bürgermeisters von 1870, des treffend benannten Hercule De Peyrimhof, der sich den Preußen widersetzte.

 

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Construit tout au long du XVIIIe siècle, le collège royal est confié aux jésuites. Il resta sous différentes appellations un lieu d’enseignement secondaire. Le prix Nobel de physique en 1966, Alfred Kastler, y a fait ses études. La salle des Actes, signé Ixnard en 1785, était dédiée aux représentations théâtrales en grec, latin et français. Les Jacobins s’y assemblent pendant la Révolution. Le même architecte est l’auteur de la superbe bibliothèque.

Built throughout the 18th century, the royal college was entrusted to the Jesuits. It remained a place of secondary education under different names. The Nobel Prize winner in physics in 1966, Alfred Kastler, studied there. The Salle des Actes, designed by Ixnard in 1785, was dedicated to theatrical performances in Greek, Latin and French. The Jacobins assembled there during the Revolution. The same architect is the author of the superb library.

Das im Laufe des 18. Jahrhunderts erbaute königliche Kollegium wurde den Jesuiten anvertraut. Es blieb unter verschiedenen Namen ein Ort der weiterführenden Bildung. Dort studierte der Nobelpreisträger für Physik von 1966, Alfred Kastler. Der 1785 von Ixnard entworfene Salle des Actes war Theateraufführungen in griechischer, lateinischer und französischer Sprache gewidmet. Während der Revolution versammelten sich dort die Jakobiner. Derselbe Architekt ist der Autor der großartigen Bibliothek.

 

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Au 15, rue Berthe-Molly, se trouve la cour des Biir. La tourelle d’angle a conservé son portail Renaissance, avec ses pilastres à chapiteaux corinthiens, tapissés de motifs floraux ou géométriques, ou de têtes. Les plots de base, à cartouches rectangulaires, portent chacun une tête inscrite dans un feuillage sur le thème l’homme sauvage. Probablement construite par un certain Diebolt en 1566, la demeure est habitée par les Birr, puis par les Cannac. L’architecte Chassain y réside au XVIIIe siècle.

At 15, rue Berthe-Molly, is the Biir courtyard. The corner turret has retained its Renaissance portal, with its pilasters with Corinthian capitals, lined with floral or geometric motifs, or heads. The base blocks, with rectangular cartridges, each bear a head inscribed in foliage on the theme of the wild man. Probably built by a certain Diebolt in 1566, the residence was inhabited by the Birrs, then by the Cannacs. The architect Chassain lived there in the 18th century.

In der Rue Berthe-Molly 15 befindet sich der Biir-Innenhof. Der Eckturm hat sein Renaissanceportal mit seinen Pilastern mit korinthischen Kapitellen, die mit floralen oder geometrischen Motiven oder Köpfen gesäumt sind, beibehalten. Die Grundblöcke mit rechteckigen Kartuschen tragen jeweils einen mit Blattwerk beschrifteten Kopf zum Thema des wilden Mannes. Die Residenz wurde wahrscheinlich 1566 von einem gewissen Diebolt erbaut und wurde von den Birrs und dann von den Cannacs bewohnt. Im 18. Jahrhundert lebte dort der Architekt Chassain.

 

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Au 10, rue Berthe-Molly, se situe cette bâtisse de 1598. La galerie à colonnettes est supportée par des piliers de bois marqués de soleils tournoyants, et par deux colonnes de pierre sculptées de guirlandes, de têtes, de cornes, de cuirs en relief et d’arabesque en creux. Des poutres de bois, cannelées et à double console, soutiennent la toiture, aux lucarnes Renaissance. Voltaire séjourne à Colmar pendant l’hiver 1753-1754, à la suite de sa brouille avec le roi de Prusse, Frédéric II. Il fait des recherches sur l’histoire du Saint Empire. Des conseillers et avocats du Conseil souverain lui apportent leur aide. Il écrira : « J’ai trouvé, à Colmar, des avocats qui sont plus instruits de l’histoire de l’Empire qu’on ne l’est à Vienne. Je suis dans le seul pays de France où l’on puisse trouver des secours sur cette matière, qu’on ignore parfaitement à Paris. »  Mais les jésuites attaquent ses travaux. Vexé, il parlera de Colmar comme d’une « petite ville dévote, remplie de tracasseries, où tout le monde se confesse, tout le monde se déteste.» Quelle mauvaise foi!

At 10, rue Berthe-Molly, is this building from 1598. The gallery with columns is supported by wooden pillars dated and marked with rotating suns, and by two stone columns sculpted with garlands, heads, horns, embossed leather and hollow arabesque. Wooden beams, fluted and with double consoles, support the roof, with Renaissance dormer windows. Voltaire stayed in Colmar during the winter of 1753-1754, following his falling out with the King of Prussia, Frédéric II. He researches the history of the Holy Roman Empire. Advisors and lawyers from the Sovereign Council provide assistance. He wrote: “I found lawyers in Colmar who are more informed about the history of the Empire than we are in Vienna. I am in the only country in France where you can find help on this matter, which is completely unknown in Paris. » But the Jesuits attacked his work. Annoyed, he spoke of Colmar as a “small devout town, full of harassment, where everyone confesses, everyone hates each other.”

In der Rue Berthe-Molly Nr. 10 befindet sich dieses Gebäude aus dem Jahr 1598. Die Galerie mit Säulen wird von Holzsäulen getragen, die mit rotierenden Sonnen datiert und markiert sind, und von zwei Steinsäulen, die mit Girlanden, Köpfen, Hörnern, geprägtem Leder und hohlen Arabesken verziert sind. Geriffelte Holzbalken mit Doppelkonsolen stützen das Dach mit Renaissance-Dachfenstern. Voltaire blieb im Winter 1753–1754 in Colmar, nachdem er sich mit dem König von Preußen, Frédéric II., überworfen hatte. Er erforscht die Geschichte des Heiligen Römischen Reiches. Berater und Anwälte des Souveränen Rates leisten Unterstützung. Er schrieb: „Ich habe in Colmar Anwälte gefunden, die sich besser mit der Geschichte des Kaiserreichs auskennen als wir in Wien.“ Ich bin das einzige Land in Frankreich, in dem man Hilfe zu diesem Thema finden kann, das in Paris völlig unbekannt ist. » Aber die Jesuiten griffen sein Werk an. Verärgert sprach er von Colmar als einer „kleinen frommen Stadt voller Schikanen, in der jeder gesteht, jeder den anderen hasst.“

 

Au 10, rue Berthe-Molly, se situe cette bâtisse de 1598. La galerie à colonnettes est supportée par des piliers de bois marqués de soleils tournoyants, et par deux colonnes de pierre sculptées de guirlandes, de têtes, de cornes, de cuirs en relief et d’arabesque en creux. Des poutres de bois, cannelées et à double console, soutiennent la toiture, aux lucarnes Renaissance. Voltaire séjourne à Colmar pendant l’hiver 1753-1754, à la suite de sa brouille avec le roi de Prusse, Frédéric II. Il fait des recherches sur l’histoire du Saint Empire. Des conseillers et avocats du Conseil souverain lui apportent leur aide. Il écrira : « J’ai trouvé, à Colmar, des avocats qui sont plus instruits de l’histoire de l’Empire qu’on ne l’est à Vienne. Je suis dans le seul pays de France où l’on puisse trouver des secours sur cette matière , qu’on ignore parfaitement à Paris. »  Mais les jésuites attaquent ses travaux. Vexé, il parlera de Colmar comme d’une « petite ville dévote, remplie de tracasseries, où tout le monde se confesse, tout le monde se déteste » Quelle mauvaise foi!

At 10, rue Berthe-Molly, is this building from 1598. The gallery with columns is supported by wooden pillars dated and marked with rotating suns, and by two stone columns sculpted with garlands, heads, horns, embossed leather and hollow arabesque. Wooden beams, fluted and with double consoles, support the roof, with Renaissance dormer windows. Voltaire stayed in Colmar during the winter of 1753-1754, following his falling out with the King of Prussia, Frédéric II. He researches the history of the Holy Roman Empire. Advisors and lawyers from the Sovereign Council provide assistance. He wrote: “I found lawyers in Colmar who are more informed about the history of the Empire than we are in Vienna. I am in the only country in France where you can find help on this matter, which is completely unknown in Paris. » But the Jesuits attacked his work. Annoyed, he spoke of Colmar as a “small devout town, full of harassment, where everyone confesses, everyone hates each other.”

In der Rue Berthe-Molly Nr. 10 befindet sich dieses Gebäude aus dem Jahr 1598. Die Galerie mit Säulen wird von Holzsäulen getragen, die mit rotierenden Sonnen datiert und markiert sind, und von zwei Steinsäulen, die mit Girlanden, Köpfen, Hörnern, geprägtem Leder und hohlen Arabesken verziert sind. Geriffelte Holzbalken mit Doppelkonsolen stützen das Dach mit Renaissance-Dachfenstern. Voltaire blieb im Winter 1753–1754 in Colmar, nachdem er sich mit dem König von Preußen, Frédéric II., überworfen hatte. Er erforscht die Geschichte des Heiligen Römischen Reiches. Berater und Anwälte des Souveränen Rates leisten Unterstützung. Er schrieb: „Ich habe in Colmar Anwälte gefunden, die sich besser mit der Geschichte des Kaiserreichs auskennen als wir in Wien.“ Ich bin das einzige Land in Frankreich, in dem man Hilfe zu diesem Thema finden kann, das in Paris völlig unbekannt ist. » Aber die Jesuiten griffen sein Werk an. Verärgert sprach er von Colmar als einer „kleinen frommen Stadt voller Schikanen, in der jeder gesteht, jeder den anderen hasst.“

 

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