Neuf-Brisach – La ville
Durée visite : 3 heures
Moyen : Pédestre
Durée visite : 1 heures 40
Moyen : Vélo
En 1698, Louis XIV décide de construire la place forte de Neuf-Brisach, pour faire échec à la puissante forteresse de Brisach. Cette dernière fut française pendant soixante ans avant d’être perdue au traité de Ryswick. Points stratégiques, les deux Brisach, de part et d’autre du Rhin, sont situés sur l’antique route qui amène le fer de Germanie vers l’ouest. C’est Vauban, commissaire général des fortifications depuis 1678, qui est chargé de bâtir cette nouvelle cité. Tenant compte des exigences stratégiques et militaires d’alors, il choisit un plan octogonal comportant huit tours bastionnées, reliées entre elles par des courtines d’une hauteur de dix mètres. Confiant la direction des travaux à Jacques Tarade, il lui adresse un mémorandum de 93 articles ; ceux-ci détaillent l’ensemble de la tâche à accomplir. C’est Régemorte qui obtient le marché de la construction. D’origine batave, il est à la tête d’un syndicat de six entrepreneurs. 1500 à 2000 hommes sont employés pendant les 4 années de travaux. Ces derniers se chiffrent à 2,9 millions de livres, le budget annuel moyen de l’ensemble des fortifications du royaume étant de 4 millions. Un canal est construit pour mener les pierres des carrières des Vosges. Il est ensuite comblé par souci défensif. Vauban ne visite le chantier que deux fois et, faute de moyens, ne peut totalement achever son projet. Après 1870, les Allemands modernisent la citadelle afin de l’adapter aux nouvelles techniques militaires. En 1940, 40 000 prisonniers de guerre français transitent par Neuf-Brisach. Les combats de la Libération détruisent une grande partie de la ville.
In 1698, Louis XIV decided to build the stronghold of Neuf-Brisach to counter the powerful fortress of Brisach. The latter was French for sixty years before being lost at the Treaty of Ryswick. Strategic points, the two Brisachs, on either side of the Rhine, are located on the ancient route that brought iron from Germany to the west. Vauban, general commissioner of fortifications since 1678, was responsible for building this new city. Taking into account the strategic and military requirements of the time, he chose an octagonal plan comprising eight bastioned towers, linked together by ten-meter-high curtain walls. Entrusting the direction of the works to Jacques Tarade, he sent him a memorandum of 93 articles; these detailed the entire task to be accomplished. Régemorte was awarded the construction contract. Of Batavian origin, he headed a syndicate of six contractors. 1,500 to 2,000 men were employed during the four years of construction. The cost amounted to 2.9 million pounds, with the average annual budget for all the kingdom’s fortifications being 4 million. A canal was built to carry stone from the Vosges quarries. It was then filled in for defensive purposes. Vauban visited the construction site only twice and, due to a lack of funds, was unable to fully complete his project. After 1870, the Germans modernized the citadel to adapt it to new military techniques. In 1940, 40,000 French prisoners of war passed through Neuf-Brisach. The fighting during the Liberation destroyed a large part of the town.
Im Jahr 1698 beschloss Ludwig XIV., die Festung Neuf-Brisach als Gegengewicht zur mächtigen Festung Brisach zu errichten. Brisach war sechzig Jahre lang französisch, bevor es im Frieden von Rijswijk verloren ging. Die beiden Brisachs, strategisch günstig gelegen, liegen auf beiden Seiten des Rheins an der alten Route, die das Eisen aus Deutschland in den Westen brachte. Vauban, seit 1678 Generalkommissar für Befestigungen, war für den Bau dieser neuen Stadt verantwortlich. Unter Berücksichtigung der strategischen und militärischen Erfordernisse der Zeit entschied er sich für einen achteckigen Grundriss mit acht Bastiontürmen, die durch zehn Meter hohe Kurtinen miteinander verbunden waren. Er übertrug die Leitung der Arbeiten Jacques Tarade und schickte ihm ein Memorandum mit 93 Artikeln, in dem alle zu bewältigenden Aufgaben detailliert beschrieben wurden. Régemorte erhielt den Bauauftrag. Er stammte aus Batavern und stand einem Syndikat aus sechs Bauunternehmern vor. Während der vierjährigen Bauzeit waren 1.500 bis 2.000 Mann beschäftigt. Die Kosten beliefen sich auf 2,9 Millionen Pfund, wobei das durchschnittliche Jahresbudget für alle Befestigungsanlagen des Königreichs bei 4 Millionen lag. Für den Abtransport von Steinen aus den Vogesen-Steinbrüchen wurde ein Kanal gebaut. Dieser wurde anschließend zu Verteidigungszwecken zugeschüttet. Vauban besuchte die Baustelle nur zweimal und konnte sein Projekt aufgrund fehlender Mittel nicht vollständig abschließen. Nach 1870 modernisierten die Deutschen die Zitadelle, um sie an neue Militärtechniken anzupassen. 1940 kamen 40.000 französische Kriegsgefangene durch Neuf-Brisach. Die Kämpfe während der Befreiung zerstörten große Teile der Stadt.

D’azur au soleil d’or soutenu d’une fleur de lis d’argent.
Décorations : Croix de guerre 1939-1945.
Devise: « nec pluribus impar ». = « pas inférieur à beaucoup »
Azure, a golden sun supported by a silver fleur-de-lis.
Decorations : Croix de Guerre 1939-1945.
Motto: « nec pluribus impar » = « not inferior to many. »
Azure, a golden sun supported by a silver fleur-de-lis.
Decorations: Croix de Guerre 1939-1945.
Motto: « nec pluribus impar » = « not inferior to many. »

Les habitants et les habitantes de Neuf-Brisach s’appellent les Néo-Brisaciens et les Néo-Brisaciennes.
The inhabitants of Neuf-Brisach are called Neo-Brisaciens and Neo-Brisaciennes.
Die Einwohner von Neuf-Brisach werden Neo-Brisaciens und Neo-Brisaciennes genannt.
.Les points de visites

Devant l’entrée du cimetière est dressée une croix de mission de 1874. Une mission est une forme d’évangélisation destinée à raviver la foi des communautés paroissiales, notamment dans les campagnes. Le carré militaire du cimetière regroupe les tombes, perpétuelles et extraterritoriales, des soldats de la Grande Guerre, en majorité français, russes, anglais et roumains. Les britanniques décédés étaient prisonniers de guerre sauf deux d’entre eux, aviateurs abattus dans leur avion. Les russes et les roumains étaient également captifs de guerre, travaillant pour les Allemands dans la forteresse de Neuf-Brisach. Ici repose aussi le breton Henri Charles Baron, aviateur tué en combat aérien au dessus de Neuf-Brisach, en 1916. Voici ce que dit la notice de cet adjudant-pilote: « Chevalier de la Légion d’Honneur, Médaille militaire, Croix de Guerre avec palmes, Chevalier de Décorations étrangères. Venu du 4e Régiment de Spahis. Auteur d’un raid de 350 km et nombreuses interventions au-delà des lignes : mitraillage de train en marche, bombardements d’usines (poudrerie Rotweil sur le Neckar, usine de magnétos Bosch à Sttigard, superzeppelin de 225m et son usine à gaz hydrogène) Il fut porté disparu lors de la mission de bombardement de l’usine d’armement Mauser, à Oberndorf. Au retour de sa mission menée à bien, un obus frappa son appareil de plein fouet et le pulvérisa dans l’espace ».
The inhabitants In front of the entrance to the cemetery stands a mission cross from 1874. A mission is a form of evangelization intended to revive the faith of parish communities, particularly in the countryside. The military square of the cemetery brings together the graves, both permanent and extraterritorial, of soldiers from the Great War, mostly French, Russian, English and Romanian. The deceased British were prisoners of war except for two of them, aviators shot down in their plane. The Russians and Romanians were also prisoners of war, working for the Germans in the fortress of Neuf-Brisach. Here also lies the Breton Henri Charles Baron, aviator killed in aerial combat over Neuf-Brisach in 1916. Here is what the notice of this pilot warrant officer says: « Knight of the Legion of Honor, Military Medal, War Cross with palms, Knight of Foreign Decorations. From the 4th Spahis Regiment. Author of a 350 km raid and numerous interventions beyond the lines: machine-gunning of moving trains, bombing of factories (Rotweil powder factory on the Neckar, Bosch magneto factory in Sttigard, 225m superzeppelin and its hydrogen gas factory) He was reported missing during the bombing mission of the Mauser arms factory in Oberndorf. On returning from his successful mission, a shell hit his aircraft head-on and pulverized it in space. » and the inhabitants of Neuf-Brisach are called the Neo-Brisaciens and the Neo-Brisaciennes.
Die Einwohner Vor dem Eingang des Friedhofs steht ein Missionskreuz aus dem Jahr 1874. Eine Mission ist eine Form der Evangelisierung, die den Glauben der Pfarrgemeinden, insbesondere auf dem Land, wiederbeleben soll. Auf dem Militärplatz des Friedhofs befinden sich die permanenten und extraterritorialen Gräber von Soldaten des Ersten Weltkriegs, hauptsächlich Franzosen, Russen, Engländer und Rumänen. Die verstorbenen Briten waren Kriegsgefangene, mit Ausnahme von zwei abgeschossenen Piloten. Auch die Russen und Rumänen waren Kriegsgefangene und arbeiteten für die Deutschen in der Festung Neuf-Brisach. Hier liegt auch der Bretone Henri Charles Baron, ein Flieger, der 1916 bei einem Luftkampf über Neuf-Brisach ums Leben kam. Die Notiz dieses Piloten lautet wie folgt: „Ritter der Ehrenlegion, Militärmedaille, Kriegskreuz mit Palmen, Ritter der ausländischen Auszeichnungen. Vom 4. Spahis-Regiment. Urheber eines 350 km langen Angriffs und zahlreicher Interventionen jenseits der Linien: Maschinengewehrbeschuss auf fahrende Züge, Bombardierung von Fabriken (Pulverfabrik Rotweil am Neckar, Bosch-Magnetofabrik in Stettin, 225 m-Superzeppelin und dessen Wasserstoffgasfabrik). Er wurde während des Bombenangriffs auf die Waffenfabrik Mauser in Oberndorf als vermisst gemeldet. Als er von seiner erfolgreichen Mission zurückkehrte, traf eine Granate sein Flugzeug frontal und pulverisierte es im Weltraum.“ und die Einwohner von Neuf-Brisach werden die Neo-Brisaciens und die Neo-Brisaciennes genannt.
.

.
Le canal Vauban, de son vrai nom canal de Neuf-Brisac, relie Ensisheim à Neuf-Brisach. Construit en 1699, par Vauban et Régemortes, il était destiné à acheminer des pierres extraites des carrières du Schauenberg, afin d’édifier les fortifications de Neuf-Brisach. Il arrose six communes. D’autre part, en janvier 1827, le comité du génie et les Ponts et Chaussée décident l’établissement d’un bassin. Financés par la ville, les travaux sont réalisés par les ingénieurs militaires. En 1833, on y adjoint un hangar et des grues. Le canal de Brisach n’est construit qu’en 1860. Le rendement commercial attendu par la création du bassin fluvial ne vient pas. Celui-ci mesure 110 mètres sur 60.
The Vauban Canal, whose real name is the Neuf-Brisac Canal, connects Ensisheim to Neuf-Brisach. Built in 1699 by Vauban and Régemortes, it was intended to transport stones extracted from the Schauenberg quarries, in order to build the fortifications of Neuf-Brisach. It waters six municipalities. Furthermore, in January 1827, the engineering committee and the Bridges and Roads Department decided to establish a basin. Financed by the city, the work was carried out by military engineers. In 1833, a hangar and cranes were added. The Brisach Canal was not built until 1860. The commercial return expected from the creation of the river basin did not materialize. It measured 110 meters by 60.
Der Vauban-Kanal, eigentlich Neuf-Brisac-Kanal, verbindet Ensisheim mit Neuf-Brisach. Er wurde 1699 von Vauban und Régemortes erbaut und sollte Steine aus den Schauenberg-Steinbrüchen transportieren, um die Befestigungsanlagen von Neuf-Brisach zu errichten. Er versorgt sechs Gemeinden mit Wasser. Im Januar 1827 beschlossen die Ingenieurkommission und das Amt für Brücken und Straßen, ein Becken zu errichten. Die von der Stadt finanzierten Arbeiten wurden von Militäringenieuren ausgeführt. 1833 kamen ein Hangar und Kräne hinzu. Der Brisach-Kanal wurde erst 1860 gebaut. Der erhoffte wirtschaftliche Ertrag blieb aus. Das Becken misst 110 mal 60 Meter.
.

.
La croix à proximité de la Porte de Colmar a été érigée en 1820. Elle est attribuée à Barta, de Rouffach. Le texte en allemand est une louange au Christ. Elle présente le caractère doloriste propre à l’époque. Il s’agissait en effet d’expier les crimes de la Révolution française, notamment sa féroce tentative de déchristianisation.
The cross near the Porte de Colmar was erected in 1820. It is attributed to Barta, from Rouffach. The German text is a praise to Christ. It has the doloristic character specific to the period. It was intended to atone for the crimes of the French Revolution, particularly its ferocious attempt at dechristianization.
Das Kreuz in der Nähe der Porte de Colmar wurde 1820 errichtet. Es wird Barta aus Rouffach zugeschrieben. Der deutsche Text ist ein Lobpreis Christi. Er trägt den für die damalige Zeit typischen schmerzlichen Charakter. Er sollte die Verbrechen der Französischen Revolution sühnen, insbesondere deren brutale Entchristlichungsversuche.

.
L’idée de Vauban est d’adapter systématiquement la fortification au relief du terrain. Ici, l’enceinte principale, octogonale, est flanquée de huit tours bastionnées, reliées entre elles par des courtines. Une courtine est un pan de muraille compris entre deux tours ou deux bastions. Les courtines, bastionnées, présentent sur chaque front deux nouveaux flancs, qui sont munis de deux embrasures pour recevoir des pièces d’artillerie. Des canons occupent également les flancs et la crête des tours bastionnées. Un fossé entoure l’enceinte, avec une cunette, canal d’évacuation des eaux usées. Les tenailles sont des ouvrages bas placés devant la courtine, ils comprennent deux faces dont l’intersection est un angle rentrant ; les demi-lunes et les contre-tenailles sont moins hautes que les tours bastionnées, elles sont conçues pour recevoir de l’infanterie. Le glacis est constitué d’un chemin couvert pour les fantassins, puis d’un terrain dénudé, empêchant une approche par surprise de la ville.
The idea of Vauban is the adapter system for fortification on the relief of the terrain. Ici, l’enceinte principale, octogonale, est flanquée de huit tours bastionnées, reliées entre elles par des courtines. A courtine is a pan of muraille compris between two tours or two bastions. Les courtines, bastionnées, present sur chaque front deux nouveaux flancs, qui sont munis deux embrasures pour recevoir des pièces d’artillerie. The canons occupy également les flanks and the crête of the tours bastionnées. A fossé entoure l’enceinte, with a cunette, canal d’évacuation des eaux usées. Les tenailles sont des ouvrages bas placés devant la courtine, ils complaufent deux faces dont l’intersection est un angle rentrant ; Les demi-lunes and les contre-tenailles sont moins hautes que les tours bastionnées, elles sont conçues pour recevoir de l’infanterie. The glacis is made up of a chemin couvert for les fantassins, puis d’un terrain dénudé, empêchant une approach par surprise de la ville.
Vaubans Idee bestand darin, die Befestigung systematisch dem Gelände anzupassen. Die achteckige Hauptanlage wird von acht Bastionstürmen flankiert, die durch Kurtinen miteinander verbunden sind. Eine Kurtin ist ein Mauerabschnitt zwischen zwei Türmen oder zwei Bastionen. Die Bastionstürme haben an jeder Front zwei neue Flanken, die mit zwei Schießscharten zur Aufnahme von Artilleriegeschützen ausgestattet sind. Kanonen befinden sich außerdem an den Flanken und auf der Spitze der Bastionstürme. Ein Graben umgibt die Anlage mit einer Cunette, einem Kanal zur Ableitung von Abwasser. Die Tenailles sind niedrige, vor der Kurtinenmauer platzierte Bauten. Sie bestehen aus zwei Flächen, deren Schnittpunkt einen einspringenden Winkel bildet. Die Halbmonde und Kontertenailles sind niedriger als die Bastionstürme und dienen zur Unterbringung von Infanterie. Das Glacis besteht aus einem überdachten Weg für die Infanterie und anschließend nacktem Boden, um einen überraschenden Vorstoß in die Stadt zu verhindern.

.
Neuf-Brisach possédait à l’origine quatre portes dessinés par de grands architectes, comme par exemple Hardouin-Mansart. Ici, la façade extérieure se compose de deux pilastres doriques encadrant les armes de Louis XIV et l’arche d’entrée, et d’un parement. En 1792, les armes furent martelés. Les cuisines se trouvaient au rez-de-chaussée. Il reste des vestiges de fours à pain. En 1870, les Prussiens assiègent la forteresse et endommagent la porte de Colmar. Restaurée, elle sert ensuite de club des officiers de 1919 à 1939. Démolie à nouveau en 1945, elle est rebâtie par la commune.
Neuf-Brisach originally had four gates designed by great architects, such as Hardouin-Mansart. Here, the exterior facade consists of two Doric pilasters framing the painting of Louis XIV’s coat of arms and the entrance arch, and a facing. In 1792, the coat of arms was hammered out. The kitchens were located on the ground floor. Remains of bread ovens remain. In 1870, the Prussians besieged the fortress and damaged the Colmar gate. Restored, it then served as an officers’ club from 1919 to 1939. Demolished again in 1945, it was rebuilt by the municipality.
Neuf-Brisach hatte ursprünglich vier Tore, die von großen Architekten wie Hardouin-Mansart entworfen wurden. Die Außenfassade besteht aus zwei dorischen Pilastern, die das Gemälde mit dem Wappen Ludwigs XIV. und den Eingangsbogen einrahmen, sowie einer Blende. 1792 wurde das Wappen herausgeschlagen. Die Küchen befanden sich im Erdgeschoss. Reste von Brotöfen sind erhalten. 1870 belagerten die Preußen die Festung und beschädigten das Colmarer Tor. Es wurde restauriert und diente von 1919 bis 1939 als Offiziersklub. 1945 wurde es erneut abgerissen und von der Gemeinde wieder aufgebaut.

.
Ce sont les Allemands qui édifièrent après 1870 cette prison. En 1918, elle est reconvertie en salles de classe ! Un bureau de Poste et un centre du troisième âge leur succèdent.
It was the Germans who built this prison after 1870. In 1918, it was converted into classrooms! A post office and a senior citizens’ center followed.
Es waren die Deutschen, die dieses Gefängnis nach 1870 erbauten. 1918 wurde es in Klassenzimmer umgewandelt! Ein Postamt und ein Seniorenzentrum folgten.

.
Les problèmes liés à l’eau sont récurrents au fil de l’histoire de la forteresse. Sous le second Empire, un accès plus aisé à des points d’eau situés près des casernes devient urgent. En effet, les principaux points d’eau se limitent jusqu’alors aux deux fontaines et quelques puits, qu’il faut partager avec la population civile. On se résout alors à installer des points d’eau plus adaptés aux besoins, à savoir des pompes-abreuvoirs. Outre une manœuvre plus aisée permise par l’usage d’une pompe, ils permettent également, par l’ajout d’un abreuvoir, de satisfaire plus aisément aux besoins des chevaux de la garnison. On simplifie ainsi le travail des militaires, tout en diminuant la gêne occasionnée autour des deux fontaines. L’implantation de ces pompes entraîne parfois des heurts avec la population civile puisque, dans certains cas, une expropriation est nécessaire. Chaque pompe-abreuvoir se voit attribuer un numéro d’identification. Celui-ci se retrouve tant sur le corps de l’ouvrage que sur les plans directeurs.
Water-related problems have been recurring throughout the fortress’s history. Under the Second Empire, easier access to water points located near the barracks became urgent. Indeed, the main water points were previously limited to two fountains and a few wells, which had to be shared with the civilian population. It was then decided to install water points better suited to needs, namely watering pumps. In addition to the easier operation made possible by the use of a pump, they also made it easier, by adding a watering trough, to meet the needs of the garrison’s horses. This simplified the work of the soldiers while reducing the inconvenience caused around the two fountains. The installation of these pumps sometimes led to clashes with the civilian population since, in some cases, expropriation was necessary. Each watering pump was assigned an identification number. This is found both on the body of the work and on the master plans.
Wasserprobleme traten im Laufe der Geschichte der Festung immer wieder auf. Unter dem Zweiten Kaiserreich wurde ein leichterer Zugang zu den Wasserstellen in der Nähe der Kasernen dringend erforderlich. Tatsächlich beschränkten sich die Hauptwasserstellen zuvor auf zwei Brunnen und einige Brunnen, die mit der Zivilbevölkerung geteilt werden mussten. Dann beschloss man, bedarfsgerechtere Wasserstellen, nämlich Tränkpumpen, zu installieren. Neben der einfacheren Bedienung durch den Einsatz einer Pumpe erleichterten diese durch die Hinzufügung einer Tränke auch die Versorgung der Pferde der Garnison. Dies vereinfachte die Arbeit der Soldaten und verringerte die Unannehmlichkeiten rund um die beiden Brunnen. Die Installation dieser Pumpen führte manchmal zu Zusammenstößen mit der Zivilbevölkerung, da in einigen Fällen Enteignungen erforderlich waren. Jede Tränkepumpe erhielt eine Identifikationsnummer. Diese findet sich sowohl auf dem Bauwerk als auch auf den Bauplänen.

.
Vauban fit bâtir toutes les casernes sur le même modèle. Reliés par une cage d’escalier, les niveaux peuvent loger chacun 48 soldats dans quatre chambres. Une cheminée, présente dans chaque chambre, permet chauffage et cuisine. Précaution contre les ronfleurs : deux murs séparent chaque cellule de ses voisines. Cette caserne doit son nom à Sigismond de Berckheim (1772-1819) Il fut colonel en 1807, général de brigade en 1809, puis de division en 1813. Pendant les Cent-Jours, il commande la division de réserve de l’armée du Rhin. Par la suite, il devient député du Haut-Rhin. Cette caserne fut désaffectée en 1819. Rachetée par la mairie en 1925, elle est transformée en logements sociaux et commerces. Après les dégâts de 1945, les deux parties restantes, sur les trois d’origine, abritent un atelier de menuiserie et le dépôt des pompiers.
Vauban had all the barracks built on the same model. Connected by a stairwell, the levels could each accommodate 48 soldiers in four rooms. A fireplace, present in each room, provided heating and cooking. A precaution against snorers: two walls separated each cell from its neighbors. This barracks owes its name to Sigismond de Berckheim (1772-1819) He was a colonel in 1807, a brigadier general in 1809, and then a division general in 1813. During the Hundred Days, he commanded the reserve division of the Army of the Rhine. He later became a deputy for Haut-Rhin. This barracks was decommissioned in 1819. Bought by the town hall in 1925, it was converted into social housing and shops. After the damage of 1945, the two remaining parts, of the three original ones, housed a carpentry workshop and the fire station.
Vauban ließ alle Kasernen nach dem gleichen Modell errichten. Die durch ein Treppenhaus verbundenen Stockwerke boten in jeweils vier Räumen Platz für 48 Soldaten. Ein in jedem Raum vorhandener Kamin diente zum Heizen und Kochen. Als Vorsichtsmaßnahme gegen Schnarchen trennten zwei Wände jede Zelle von den Nachbarzellen. Diese Kaserne verdankt ihren Namen Sigismond de Berckheim (1772–1819) Er war 1807 Oberst, 1809 Brigadegeneral und 1813 Divisionsgeneral. Während der Hundert Tage befehligte er die Reservedivision der Rheinarmee. Später wurde er Abgeordneter für Haut-Rhin. Diese Kaserne wurde 1819 stillgelegt. Sie wurde 1925 von der Stadt gekauft und in Sozialwohnungen und Geschäfte umgewandelt. Nach der Zerstörung von 1945 beherbergten die beiden verbleibenden der ursprünglich drei Teile eine Tischlerei und die Feuerwache.

.
Les gendarmes, héritiers de la Maréchaussée depuis 1791, sont les derniers militaires présents à Neuf-Brisach. Le 1er mars 1969 fut créée une brigade fluviale de la Gendarmerie dans la localité. Elle était chargée de surveiller la navigation sur le Rhin. Elle sera transférée à Strasbourg en 2005. Une brigade classique subsiste à Neuf-Brisach. Bonne nouvelle pour ces fins limiers, leur bâtiment doit être rénové en 2026.
The gendarmes, heirs to the Maréchaussée since 1791, are the last military personnel present in Neuf-Brisach. On March 1, 1969, a river brigade of the Gendarmerie was created in the town. It was responsible for monitoring navigation on the Rhine. It was transferred to Strasbourg in 2005. A traditional brigade still exists in Neuf-Brisach. Good news for these sleuths: their building is scheduled for renovation in 2026.
Die Gendarmen, Erben der Maréchaussée seit 1791, sind die letzten Militärangehörigen in Neuf-Brisach. Am 1. März 1969 wurde in der Stadt eine Flussbrigade der Gendarmerie gegründet. Sie war für die Überwachung der Rheinschifffahrt zuständig. Sie wurde 2005 nach Straßburg verlegt. In Neuf-Brisach existiert noch immer eine traditionelle Brigade. Gute Nachrichten für diese Spürnasen: Ihr Gebäude soll 2026 renoviert werden.

.
Né en 1825 en Moselle, Michel Marsal, polytechnicien, chevalier de la Légion d’honneur en 1855, est nommé chef d’escadron en 1867. Il commande l’artillerie de Neuf-Brisach, forte de 370 hommes, en 1870. Mais son matériel est obsolète avec seulement quarante-cinq pièces à tube rayé. Assiégée depuis le 14 septembre, la place forte capitule le 11 novembre. Le 6 novembre, Marsal avait été tué par un obus.
Born in 1825 in Moselle, Michel Marsal, a polytechnician, knight of the Legion of Honor in 1855, was appointed squadron leader in 1867. He commanded the Neuf-Brisach artillery, 370 men strong, in 1870. But his equipment was obsolete with only forty-five rifled guns. Besieged since September 14, the stronghold capitulated on November 11. On November 6, Marsal had been killed by a shell.
Michel Marsal, geboren 1825 im Département Moselle, Polytechniker und 1855 Ritter der Ehrenlegion, wurde 1867 zum Schwadronführer ernannt. 1870 befehligte er die 370 Mann starke Artillerie von Neuf-Brisach. Seine Ausrüstung war jedoch veraltet und bestand nur aus 45 gezogenen Geschützen. Die seit dem 14. September belagerte Festung kapitulierte am 11. November. Am 6. November war Marsal durch eine Granate getötet worden.

.
Né en 1825 en Moselle, Michel Marsal, polytechnicien, chevalier de la Légion d’honneur en 1855, est nommé chef d’escadron en 1867. Il commande l’artillerie de Neuf-Brisach, forte de 370 hommes, en 1870. Mais son matériel est obsolète avec seulement quarante-cinq pièces à tube rayé. Assiégée depuis le 14 septembre, la place forte capitule le 11 novembre. Le 6 novembre, Marsal avait été tué par un obus.
Born in 1825 in Moselle, Michel Marsal, a polytechnician, knight of the Legion of Honor in 1855, was appointed squadron leader in 1867. He commanded the Neuf-Brisach artillery, 370 men strong, in 1870. But his equipment was obsolete with only forty-five rifled guns. Besieged since September 14, the stronghold capitulated on November 11. On November 6, Marsal had been killed by a shell.
Michel Marsal, geboren 1825 im Département Moselle, Polytechniker und 1855 Ritter der Ehrenlegion, wurde 1867 zum Schwadronführer ernannt. 1870 befehligte er die 370 Mann starke Artillerie von Neuf-Brisach. Seine Ausrüstung war jedoch veraltet und bestand nur aus 45 gezogenen Geschützen. Die seit dem 14. September belagerte Festung kapitulierte am 11. November. Am 6. November war Marsal durch eine Granate getötet worden.

.
Bâtie en 1700 par Hardouin-Mansart et Tarade, cette porte se compose d’un tunnel qui traverse le rempart. Un pont-levis se trouve à l’entrée, puis des vantaux. Une deuxième porte précède plusieurs postes de garde. Statues et armes royales décoraient souvent les portes d’un fort. Ces ornements ont disparus à Neuf-Brisach pendant la Révolution., mais aussi à la suite des différents changements de nationalité de l’Alsace. Les premiers gouverneurs habitaient dans les appartements situés en haut de la Porte de Belfort.
Built in 1700 by Hardouin-Mansart and Tarade, this gate consists of a tunnel that crosses the rampart. A drawbridge is located at the entrance, then gates. A second gate precedes several guard posts. Statues and royal arms often decorated the gates of a fort. These ornaments disappeared in Neuf-Brisach during the Revolution, but also following the various changes of nationality in Alsace. The first governors lived in the apartments located at the top of the Porte de Belfort.
Dieses 1700 von Hardouin-Mansart und Tarade erbaute Tor besteht aus einem Tunnel, der den Wall durchquert. Am Eingang befinden sich eine Zugbrücke und anschließend Tore. Ein zweites Tor geht mehreren Wachposten voraus. Statuen und königliche Wappen schmückten oft die Tore einer Festung. Diese Ornamente verschwanden in Neuf-Brisach während der Französischen Revolution, aber auch nach den verschiedenen Nationalitätenwechseln im Elsass. Die ersten Gouverneure wohnten in den Wohnungen am oberen Ende der Porte de Belfort.
.

.
Crée en 1957, le Musée Vauban est situé au rez-de-chaussée de la Porte de Belfort. Il présente l’histoire et l’architecture de la cité, ainsi que des pièces de fortification, un buste de Vauban et divers documents militaires. Un excellent film relate les grandes heures de la forteresse.
Founded in 1957, the Vauban Museum is located on the ground floor of the Porte de Belfort. It presents the history and architecture of the city, as well as fortifications, a bust of Vauban, and various military documents. An excellent film chronicles the fortress’s heyday.
Das 1957 gegründete Vauban-Museum befindet sich im Erdgeschoss der Porte de Belfort. Es präsentiert die Geschichte und Architektur der Stadt sowie Befestigungsanlagen, eine Büste Vaubans und verschiedene militärische Dokumente. Ein hervorragender Film erzählt die Blütezeit der Festung.

.
Des pièces d’artillerie protégées par un gros parapet en brique sont placées au sommet des tours. A l’intérieur, d’autres canons sont installés, qui couvrent l’ensemble des fossés, ainsi qu’un magasin pouvant contenir jusqu’à 7 tonnes de poudre. Chaque tour est protégée par les deux tours voisines. Au-dessus de chaque emplacement de pièce d’artillerie, une cheminée rend possible l’évacuation des fumées. La partie supérieure de la tour sert de magasin de stockage. Après 1870, les défenses sont modifiées. Des positions d’artillerie sont placées au sommet de l’enceinte. Ces abris sont ensuite recouverts d’une chape de béton. Trois batteries sont placées sur la couronne de l’enceinte. Un observatoire de réglage de tir affecte chacune des positions. Ces observatoires sont constitués d’une coupole blindée pivotante, dont les deux ouvertures permettent à l’observateur de corriger les tirs de la batterie. Sertie de blocs de granit, la coupole est encastrée dans la chape de béton de l’abri.
Artillery pieces protected by a large brick parapet are placed at the top of the towers. Inside, other cannons are installed, which cover the entire moat, as well as a magazine that can hold up to 7 tons of powder. Each tower is protected by the two neighboring towers. Above each artillery piece location, a chimney allows the evacuation of smoke. The upper part of the tower serves as a storage magazine. After 1870, the defenses were modified. Artillery positions were placed on the top of the enclosure. These shelters were then covered with a concrete screed. Three batteries were placed on the crown of the enclosure. A fire adjustment observatory affects each of the positions. These observatories consist of a pivoting armored dome, whose two openings allow the artillery observer to correct the battery’s fire. Set with granite blocks, the dome is embedded in the shelter’s concrete screed.
Auf den Türmen sind durch eine große Ziegelbrüstung geschützte Artilleriegeschütze platziert. Im Inneren sind weitere Kanonen installiert, die den gesamten Graben abdecken, sowie ein Magazin, das bis zu 7 Tonnen Pulver fassen kann. Jeder Turm wird durch die beiden benachbarten Türme geschützt. Über jeder Artilleriestellung ermöglicht ein Schornstein den Abzug des Rauchs. Der obere Teil des Turms dient als Lagermagazin. Nach 1870 wurden die Verteidigungsanlagen verändert. Artilleriestellungen wurden oben auf dem Gelände errichtet. Diese Unterstände wurden dann mit einem Betonestrich bedeckt. Drei Batterien wurden auf der Krone des Geländes platziert. Ein Observatorium zur Feuerkorrektur betrifft jede der Stellungen. Diese Observatorien bestehen aus einer schwenkbaren Panzerkuppel, deren zwei Öffnungen es dem Artilleriebeobachter ermöglichen, das Feuer der Batterie zu korrigieren. Die aus Granitblöcken zusammengesetzte Kuppel ist in den Betonestrich des Unterstands eingelassen.

.
De superbe oriel d’angle s’élève sur deux étages. Il est surmonté d’une coupole pointue ; ce qui accentue son caractère majestueux. L’avantage de ce type de construction, outre l’aspect esthétique de la façade, est de procurer un peu plus de chaleur solaire à l’intérieur, ainsi qu’une vue surplombante sur la rue. Mais il ne permet pas de faire entrer plus de lumière dans la pièce qu’une fenêtre classique. C’est avant tout un signe extérieur de richesse.
This superb corner bay window rises two stories high. It is topped with a pointed dome, which accentuates its majestic character. The advantage of this type of construction, besides the aesthetic aspect of the facade, is that it provides a little more solar heat inside, as well as a view overlooking the street. However, it does not allow more light into the room than a classic window. It is above all an outward sign of wealth.
Dieser prächtige Eckerker erstreckt sich über zwei Stockwerke. Er wird von einer Spitzkuppel gekrönt, die seinen majestätischen Charakter unterstreicht. Der Vorteil dieser Bauweise besteht neben der Ästhetik der Fassade darin, dass sie für etwas mehr Sonnenwärme im Inneren sorgt und den Blick auf die Straße freigibt. Allerdings lässt er nicht mehr Licht in den Raum als ein klassisches Fenster. Er ist vor allem ein äußeres Zeichen von Wohlstand.

.
La porte de Bâle fut construite par Jules Hardouin-Mansart en 1700. Mais à la fin du XIXe siècle, le maire Adolph Meyer, pour des raisons de commodités, obtint des autorités allemandes sa destruction. En 1978, la municipalité fit restaurer le pont. La porte était précédée, à l’extérieur, d’un corps de garde désormais disparu. De la façade extérieure, ne subsistent plus que les montants de la porte en pierre de taille. Demeurent également le rez-de-chaussée des deux bâtiments latéraux, percés de fenêtres cintrées. A l’extérieur de la porte, un monument rend hommage aux défenseurs de Neuf-Brisach pendant la guerre franco-prussienne . Ce glaive dressé fut réalisé en 1872 par l’illustre Auguste Bartholdi. Plus de 6000 obus s’étaient abattus sur la cité, détruisant la plupart des maisons. 70 membres de la garnison périrent alors.
The Basel Gate was built by Jules Hardouin-Mansart in 1700. But at the end of the 19th century, Mayor Adolph Meyer, for reasons of convenience, obtained its destruction from the German authorities. In 1978, the municipality had the bridge restored. The gate was preceded, on the outside, by a guardhouse that has since disappeared. Of the exterior facade, only the stone doorposts remain. Also remaining are the ground floors of the two side buildings, pierced by arched windows. Outside the gate, a monument pays tribute to the defenders of Neuf-Brisach during the Franco-Prussian War. This raised sword was made in 1872 by the illustrious Auguste Bartholdi. More than 6,000 shells had rained down on the city, destroying most of the houses. 70 members of the garrison died.
Das Baseltor wurde 1700 von Jules Hardouin-Mansart erbaut. Ende des 19. Jahrhunderts ließ Bürgermeister Adolph Meyer es jedoch aus Bequemlichkeit von den deutschen Behörden zerstören. 1978 ließ die Gemeinde die Brücke restaurieren. Dem Tor ging außen ein Wachhaus voraus, das heute nicht mehr existiert. Von der Außenfassade sind nur noch die steinernen Türpfosten erhalten. Ebenfalls erhalten sind die von Bogenfenstern durchbrochenen Erdgeschosse der beiden Seitengebäude. Vor dem Tor erinnert ein Denkmal an die Verteidiger von Neuf-Brisach während des Deutsch-Französischen Krieges. Dieses erhobene Schwert wurde 1872 von dem berühmten Auguste Bartholdi geschaffen. Mehr als 6.000 Granaten waren auf die Stadt niedergegangen und hatten die meisten Häuser zerstört. 70 Mitglieder der Garnison starben.

.
Bâti en 1700, cet édifice est cité comme maison commune dès 1707. Il est ensuite remanié, notamment la façade nord à la fin du XIXe siècle. Une balustrade sur pilastres en fonte remplace alors la galerie en pans de bois. Le fronton est orné d’un soleil évoquant Louis XIV. Il provient de la mairie de l’ancienne ville de Paille, qui a existé sur l’île du Rhin en face de Brisach, entre 1681 et 1698. Elle devait son nom aux toits de chaume de quelques bâtisses de l’île.
Built in 1700, this building was cited as a town hall as early as 1707. It was then remodeled, particularly the north facade, at the end of the 19th century. A balustrade on cast iron pilasters replaced the half-timbered gallery. The pediment is decorated with a sun evoking Louis XIV. It comes from the town hall of the old town of Paille, which existed on the island in the Rhine opposite Brisach, between 1681 and 1698. It owes its name to the thatched roofs of some of the buildings on the island.
Das 1700 erbaute Gebäude wurde bereits 1707 als Rathaus erwähnt. Ende des 19. Jahrhunderts wurde es umgebaut, insbesondere die Nordfassade. Eine Balustrade auf gusseisernen Pilastern ersetzte die Fachwerkgalerie. Der Giebel ist mit einer Sonne verziert, die an Ludwig XIV. erinnert. Es stammt vom Rathaus der Altstadt von Paille, die zwischen 1681 und 1698 auf der Rheininsel gegenüber von Brisach existierte. Seinen Namen verdankt es den Strohdächern einiger Gebäude auf der Insel.

.
Cette sculpture est très récente : elle date de mai 2024. La fonderie de Saint-Sauveur, le marbrier François Roth, constructeur du socle, ont secondé l’artiste locale Carole Schoeni, créatrice de l’œuvre. Sébastien Le Prestre, marquis de Vauban, est né en 1633 à Saint-Léger-de-Foucheret (Morvan) et mort en 1707, à Paris. Ingénieur, architecte militaire, urbaniste, hydraulicien et essayiste, maréchal de France, il est l’un des grands hommes de son temps. On sait peu qu’il proposa, en vain, de remplacer les impôts existants par un impôt unique de dix pour cent sur tous les revenus. Cette Dîme royale était sans exemption pour les ordres privilégiés, roi inclus ! Dans son étude intitulée « De la Cochonnerie » il calcula combien de générations de porcs seraient nécessaires pour nourrir tous les Français. Cela vaut bien une statue.
This sculpture is very recent: it dates from May 2024. The Saint-Sauveur foundry, the marble worker François Roth, builder of the base, assisted the local artist Carole Schoeni, creator of the work. Sébastien Le Prestre, Marquis de Vauban, was born in 1633 in Saint-Léger-de-Foucheret (Morvan) and died in 1707 in Paris. French engineer, military architect, town planner, hydraulic engineer and essayist, Marshal of France, he is one of the great men of his time. It is little known that he proposed, in vain, to replace existing taxes with a single tax of ten percent on all income. This Royal Tithe was without exemption for the privileged orders, including the king! In his study « On Piggery, » he calculated how many generations of pigs would be needed to provide meat for all French people. That’s worth a statue.
Diese Skulptur ist sehr neu: Sie stammt aus dem Mai 2024. Die Gießerei Saint-Sauveur, der Marmorarbeiter François Roth, der Erbauer des Sockels, assistierte der lokalen Künstlerin Carole Schoeni, der Schöpferin des Werks. Sébastien Le Prestre, Marquis de Vauban, wurde 1633 in Saint-Léger-de-Foucheret (Morvan) geboren und starb 1707 in Paris. Der französische Ingenieur, Militärarchitekt, Stadtplaner, Wasserbauingenieur und Essayist, Marschall von Frankreich, ist einer der großen Männer seiner Zeit. Es ist wenig bekannt, dass er vergeblich vorschlug, die bestehenden Steuern durch eine einheitliche Steuer von zehn Prozent auf alle Einkünfte zu ersetzen. Dieser königliche Zehnt war für die privilegierten Stände, einschließlich des Königs, unbefreit! In seiner Studie „Über die Schweinezucht“ berechnete er, wie viele Schweinegenerationen nötig wären, um alle Franzosen mit Fleisch zu versorgen. Das ist eine Statue wert.

.
Situé place de la mairie, cet obélisque rend hommage aux enfants de la commune tombés lors des conflits du XXe siècle. Les vicissitudes de l’histoire ayant marqué l’Alsace, des habitants ont porté l’uniforme allemand, d’autres celui de la France. Aussi, la formule retenue en Alsace-Moselle est « Aux Victimes des guerres» et non « Morts pour la France » Quarante habitants de Neuf-Brisach sont tués pendant la Grande Guerre, vingt-six lors de la Seconde Guerre mondiale.
Located in the town hall square, this obelisk pays tribute to the children of the town who fell during the conflicts of the 20th century. Due to the vicissitudes of history that have marked Alsace, some residents have worn German uniforms, others those of France. Also, the formula used in Alsace-Moselle is « To the Victims of War » and not « Died for France. » Forty residents of Neuf-Brisach were killed during the Great War, twenty-six during the Second World War.
Dieser Obelisk auf dem Rathausplatz erinnert an die Kinder der Stadt, die in den Konflikten des 20. Jahrhunderts gefallen sind. Aufgrund der wechselvollen Geschichte des Elsass trugen einige Einwohner deutsche Uniformen, andere französische. Außerdem lautet die in Elsass-Mosel verwendete Formel „Den Kriegsopfern“ und nicht „Für Frankreich gestorben“. 40 Einwohner von Neuf-Brisach fielen im Ersten Weltkrieg, 26 im Zweiten Weltkrieg.

.
Au XVIIIe siècle, Neuf-Brisach compte deux casernes de cavalerie et deux d’infanterie. Après 1870, une batterie d’artillerie badoise s’installe à Neuf-Brisach . Une écurie est construite pour les chevaux chargés de tracter les canons. On aménage également une forge, un magasin à fourrage, des manèges et une salle d’opération. Les haras existaient depuis 1926. La saison débutait en mars et s’achèvait le 14 juillet, avec un concours de poulinières dans les fossés de la cité. Les haras strasbourgeois mettaient une trentaine d’étalons à la disposition des éleveurs alsaciens. Ce site a désormais cessé de fonctionner.
In the 18th century, Neuf-Brisach had two cavalry barracks and two infantry barracks. After 1870, a Baden artillery battery was established in Neuf-Brisach. A stable was built for the horses responsible for pulling the cannons. A forge, a fodder store, riding schools, and an operating room were also built. Stud farms had existed since 1926. The season began in March and ended on July 14, with a broodmare competition in the city moats. The Strasbourg stud farms made around thirty stallions available to Alsatian breeders. This site has ceased to operate.
Im 18. Jahrhundert gab es in Neuf-Brisach zwei Kavallerie- und zwei Infanteriekasernen. Nach 1870 wurde in Neuf-Brisach eine badische Artilleriebatterie errichtet. Für die Pferde, die die Kanonen zogen, wurde ein Stall gebaut. Außerdem wurden eine Schmiede, ein Futterlager, Reitschulen und ein Operationssaal errichtet. Gestüte gab es seit 1926. Die Saison begann im März und endete am 14. Juli mit einem Stutenwettbewerb in den Stadtgräben. Die Straßburger Gestüte stellten der Elsässerzucht rund dreißig Hengste zur Verfügung. Dieser Standort ist heute nicht mehr in Betrieb.

.
La porte de Strasbourg fut bâtie en 1700 par Jules Hardouin-Mansart. Elle fut endommagée pendant le siège de 1870. Les Allemands, dès 1871, procédèrent à sa réparation en respectant le style de Mansart. Elle est détruite à nouveau le 6 février 1945, quelques heures avant la libération de Neuf-Brisach. Il n’en reste que des vestiges des parties basses qui furent consolidés. A l’origine, la façade extérieure était constituée de deux pilastres doriques, encadrant le porche, et un parement. De nos jours, la porte est réduite à un simple passage maçonné à découvert, précédé d’un pont. De la façade intérieure, il ne subsiste que les deux corps latéraux. La porte abritait l’octroi où les taxes étaient prélevées sur les marchandises.
The Strasbourg Gate was built in 1700 by Jules Hardouin-Mansart. It was damaged during the siege of 1870. The Germans, starting in 1871, repaired it in the Mansart style. It was destroyed again on February 6, 1945, a few hours before the liberation of Neuf-Brisach. Only the lower sections remain, which were consolidated. Originally, the exterior facade consisted of two Doric pilasters, framing the porch, and a facing. Today, the gate is reduced to a simple exposed masonry passage, preceded by a bridge. Of the interior facade, only the two lateral sections remain. The gate housed the tollhouse where taxes were levied on goods.
Das Straßburger Tor wurde 1700 von Jules Hardouin-Mansart erbaut. Es wurde während der Belagerung von 1870 beschädigt. Die Deutschen reparierten es ab 1871 im Mansart-Stil. Am 6. Februar 1945, wenige Stunden vor der Befreiung von Neuf-Brisach, wurde es erneut zerstört. Nur die unteren Teile sind erhalten geblieben, die verstärkt wurden. Ursprünglich bestand die Außenfassade aus zwei dorischen Pilastern, die den Vorbau einrahmten, und einer Blende. Heute besteht das Tor nur noch aus einem einfachen Durchgang aus Sichtmauerwerk, dem eine Brücke vorausgeht. Von der Innenfassade sind nur noch die beiden Seitenteile erhalten. Das Tor beherbergte das Zollhaus, in dem Steuern auf Waren erhoben wurden.

.
La porte de Strasbourg fut bâtie en 1700 par Jules Hardouin-Mansart. Elle fut endommagée pendant le siège de 1870. Les Allemands, dès 1871, procédèrent à sa réparation en respectant le style de Mansart. Elle est détruite à nouveau le 6 février 1945, quelques heures avant la libération de Neuf-Brisach. Il n’en reste que des vestiges des parties basses qui furent consolidés. A l’origine, la façade extérieure était constituée de deux pilastres doriques, encadrant le porche, et un parement. De nos jours, la porte est réduite à un simple passage maçonné à découvert, précédé d’un pont. De la façade intérieure, il ne subsiste que les deux corps latéraux. La porte abritait l’octroi où les taxes étaient prélevées sur les marchandises.
The Strasbourg Gate was built in 1700 by Jules Hardouin-Mansart. It was damaged during the siege of 1870. The Germans, starting in 1871, repaired it in the Mansart style. It was destroyed again on February 6, 1945, a few hours before the liberation of Neuf-Brisach. Only the lower sections remain, which were consolidated. Originally, the exterior facade consisted of two Doric pilasters, framing the porch, and a facing. Today, the gate is reduced to a simple exposed masonry passage, preceded by a bridge. Of the interior facade, only the two lateral sections remain. The gate housed the tollhouse where taxes were levied on goods.
Das Straßburger Tor wurde 1700 von Jules Hardouin-Mansart erbaut. Es wurde während der Belagerung von 1870 beschädigt. Die Deutschen reparierten es ab 1871 im Mansart-Stil. Am 6. Februar 1945, wenige Stunden vor der Befreiung von Neuf-Brisach, wurde es erneut zerstört. Nur die unteren Teile sind erhalten geblieben, die verstärkt wurden. Ursprünglich bestand die Außenfassade aus zwei dorischen Pilastern, die den Vorbau einrahmten, und einer Blende. Heute besteht das Tor nur noch aus einem einfachen Durchgang aus Sichtmauerwerk, dem eine Brücke vorausgeht. Von der Innenfassade sind nur noch die beiden Seitenteile erhalten. Das Tor beherbergte das Zollhaus, in dem Steuern auf Waren erhoben wurden.

.
A proximité de la Porte de Strasbourg est construite, en 1878, par les Allemands, la gare ferroviaire. La ligne relie Colmar à Fribourg. Des petites entreprises se fixent alors à Neuf-Brisach. Les activités de la ville s’en trouvent renforcées. Le nombre d’habitants s’accroît considérablement après 1885 ; il y a 3500 âmes en 1905 contre 2700 en 1872. Depuis 1969, la ligne de Colmar à Neuf-Brisach est fermée au service voyageurs, mais est toujours ouverte au service marchandises.
The Germans built the railway station near the Strasbourg Gate in 1878. The line connects Colmar to Fribourg. Small businesses then settled in Neuf-Brisach. This strengthened the town’s activities. The number of inhabitants increased considerably after 1885; there were 3,500 souls in 1905 compared to 2,700 in 1872. Since 1969, the line from Colmar to Neuf-Brisach has been closed to passenger service, but is still open to freight service.
Die Deutschen bauten 1878 den Bahnhof in der Nähe des Straßburger Tors. Die Strecke verbindet Colmar mit Freiburg. Kleine Unternehmen siedelten sich in Neuf-Brisach an, was die Aktivitäten der Stadt stärkte. Die Einwohnerzahl stieg nach 1885 deutlich an; 1905 lebten 3.500 Menschen, 1872 waren es noch 2.700. Seit 1969 ist die Strecke Colmar–Neuf-Brisach für den Personenverkehr geschlossen, für den Güterverkehr ist sie jedoch weiterhin geöffnet.
.

.
Cette demeure est pourvue d’un beau balcon en fer forgé. Son assise et le linteau de porte sont également richement décorés. Vauban espérait attirer 3500 habitants à Neuf-Brisach. Des incitations financières et commerciales ne parviendront pas à convaincre les candidats. On ouvre même le peuplement aux non-catholiques. En vain. Seuls 350 personnes se sont installées en 1702. A la veille de la Révolution, seule la moitié des terrains prévus pour recevoir des maisons bourgeoises est utilisée. Usines et manufactures manquent de place pour s’implanter dans cette citadelle.
This residence features a beautiful wrought iron balcony. Its base and door lintel are also richly decorated. Vauban hoped to attract 3,500 residents to Neuf-Brisach. Financial and commercial incentives failed to convince the applicants. The settlement was even opened to non-Catholics. In vain. Only 350 people had settled in 1702. On the eve of the Revolution, only half of the land intended for bourgeois houses was used. Factories and manufacturing plants lacked space to establish themselves in this citadel.
Dieses Gebäude verfügt über einen schönen schmiedeeisernen Balkon. Auch sein Sockel und der Türsturz sind reich verziert. Vauban hoffte, 3.500 Einwohner nach Neuf-Brisach zu locken. Finanzielle und kommerzielle Anreize konnten die Bewerber jedoch nicht überzeugen. Die Siedlung wurde sogar für Nichtkatholiken geöffnet. Vergeblich. Im Jahr 1702 hatten sich nur 350 Menschen niedergelassen. Am Vorabend der Revolution war nur die Hälfte des für Bürgerhäuser vorgesehenen Landes genutzt. Fabriken und Produktionsstätten fehlte der Platz, um sich in dieser Zitadelle niederzulassen.

.
Cette maison possède un bel oriel. Il ne devait pas exister à l’origine. Car cet élément n’était pas prisé par le rigoureux Vauban. Celui-ci voulait une architecture stricte et respectueuse des règles d’hygiène et de sécurité. L’emploi de la pierre devait éviter au maximum les incendies. Les caves voûtées servaient d’abri aux habitants pendant les bombardements. La vie des militaires, encasernés, pouvait s’adoucir grâce aux commerces et cabarets tenus par des civils.
This house has a beautiful bay window. It probably didn’t exist originally, as this element wasn’t valued by the rigorous Vauban. He wanted a strict architecture that respected health and safety regulations. The use of stone was intended to prevent fires as much as possible. The vaulted cellars served as shelter for the inhabitants during bombing raids. The lives of the barracked soldiers could be made more pleasant thanks to the shops and cabarets run by civilians.
Dieses Haus hat einen schönen Erker. Ursprünglich gab es ihn wahrscheinlich nicht, da der strenge Vauban dieses Element nicht schätzte. Er wünschte sich eine strenge Architektur, die Gesundheits- und Sicherheitsvorschriften einhielt. Die Verwendung von Stein sollte Brände so weit wie möglich verhindern. Die Gewölbekeller dienten den Bewohnern als Schutz bei Bombenangriffen. Das Leben der kasernierten Soldaten konnte dank der von Zivilisten betriebenen Geschäfte und Kabaretts angenehmer gestaltet werden.

.
Bâtie en grès rose des Vosges en 1880, donc sous le régime allemand, la poste possède certaines fenêtres en arc de cercle. A l’époque, Neuf-Brisach comptait 2220 habitants. La population atteint son maximum en 1905 avec 3500 âmes, militaires compris. La garnison fut dissoute en 1992. La cité compte 1940 habitants en 2022.
Built in 1880 from pink Vosges sandstone, under German rule, the post office has some arched windows. At the time, Neuf-Brisach had 2,220 inhabitants. The population peaked in 1905 with 3,500, including military personnel. The garrison was disbanded in 1992. The town had a population of 1,940 in 2022.
Das 1880 unter deutscher Herrschaft aus rosafarbenem Vogesensandstein erbaute Postgebäude weist einige Bogenfenster auf. Neuf-Brisach hatte damals 2.220 Einwohner. Die Einwohnerzahl erreichte 1905 mit 3.500 Einwohnern, einschließlich Militärangehörigen, ihren Höhepunkt. Die Garnison wurde 1992 aufgelöst. 2022 hatte die Stadt 1.940 Einwohner.

.
Bâtie en 1992 place d’Armes, cette fontaine, surmontée d’un soleil et d’un lis, symboles de Louis XIV et de la royauté, est l’exacte reproduction d’une ancienne fontaine de 1726. Celle-ci fournissait de l’eau potable à la population. Elle servait de réserve d’eau en cas d’incendie. Un puits alimentait la fontaine en eau par un conduit souterrain. La fontaine est déplacée en 1782 sur la place de l’hôtel de ville. Détruite en 1870, elle est remplacée par le monument aux morts.
Built in 1992 on Place d’Armes, this fountain, topped with a sun and a lily, symbols of Louis XIV and royalty, is an exact reproduction of an old fountain from 1726. This fountain provided drinking water to the population. It served as a water reserve in case of fire. A well supplied the fountain with water through an underground conduit. The fountain was moved in 1782 to the town hall square. Destroyed in 1870, it was replaced by the war memorial.
Dieser 1992 auf dem Place d’Armes errichtete Brunnen, gekrönt von einer Sonne und einer Lilie, den Symbolen Ludwigs XIV. und des Königshauses, ist eine exakte Nachbildung eines alten Brunnens aus dem Jahr 1726. Dieser Brunnen versorgte die Bevölkerung mit Trinkwasser und diente als Wasserreserve im Brandfall. Ein Brunnen versorgte den Brunnen über eine unterirdische Leitung mit Wasser. Der Brunnen wurde 1782 auf den Rathausplatz verlegt. Er wurde 1870 zerstört und durch das Kriegerdenkmal ersetzt.

.
Cette porte, qui proviendrait de l’ancienne maison des lieutenants du roi, est surmontée d’un fronton cintré. A Neuf-Brisach, au début du XVIIIe siècle, l’architecture des maisons est imposée aux propriétaires. Dix maisons sont alors bâties dans chaque quartier.
This door, which is believed to have come from the former house of the king’s lieutenants, is topped with an arched pediment. In Neuf-Brisach, at the beginning of the 18th century, the architecture of houses was imposed on the owners. Ten houses were then built in each district.
Diese Tür, die vermutlich aus dem ehemaligen Haus der königlichen Leutnants stammt, ist mit einem gewölbten Giebel versehen. In Neuf-Brisach wurde zu Beginn des 18. Jahrhunderts den Eigentümern die Architektur der Häuser aufgezwungen. In jedem Viertel wurden damals zehn Häuser gebaut.

.
Cette ancienne poudrière était également utilisée comme corps de garde. Il existaient deux autres magasins à poudre à Neuf-Brisach. Suivant le modèle cher à Vauban, ce magasin comporte une voûte, recouverte de dalles, à l’épreuve des boulets. Pour éviter les étincelles, les clous, les gonds et les serrures sont en bronze. De plus, les hommes présents portaient des sabots. Un plancher de bois permet de mettre à l’abri de l’humidité les tonneaux de poudre. Elle abrite de nos jours un restaurant.
This former powder magazine was also used as a guardhouse. There were two other powder magazines in Neuf-Brisach. Following Vauban’s favorite model, this magazine features a vault, covered with slabs, to protect against cannonballs. To prevent sparks, the nails, hinges, and locks are made of bronze. In addition, the men present wore clogs. A wooden floor protects the powder barrels from moisture. It now houses a restaurant.
Dieses ehemalige Pulvermagazin diente neben zwei weiteren in Neuf-Brisach als Wachhaus. Nach Vaubans Lieblingsmodell verfügt dieses Magazin über ein mit Platten bedecktes Gewölbe zum Schutz vor Kanonenkugeln. Um Funkenflug zu vermeiden, sind Nägel, Scharniere und Schlösser aus Bronze gefertigt. Die anwesenden Männer trugen Holzschuhe. Ein Holzboden schützt die Pulverfässer vor Feuchtigkeit. Heute beherbergt es ein Restaurant.

.
Les mots « Rue Saint Paul et rue du lieutenant du Roy » sont gravés dans cette pierre. Presque tous les noms de rues de la cité ont changé jusqu’à cinq fois, en fonction des régimes qui se sont succédé, à l’exception des rues de Colmar, de Bâle et de Strasbourg.
The words « Rue Saint Paul and Rue du Lieutenant du Roy » are engraved in this stone. Almost all of the city’s street names have changed up to five times, depending on the successive regimes, with the exception of the streets of Colmar, Basel, and Strasbourg.
In diesen Stein sind die Worte „Rue Saint Paul und Rue du Lieutenant du Roy“ eingraviert. Fast alle Straßennamen der Stadt haben sich je nach den aufeinanderfolgenden Regimen bis zu fünfmal geändert, mit Ausnahme der Straßen von Colmar, Basel und Straßburg.

.
Cet hôtel hébergeait le gouverneur de la place. Endommagées en 1945, les deux ailes du bâtiment sont refaites en 1959. Le balcon comporte un garde-corps en fer forgé. Le fronton est triangulaire. Deux portails entourant la façade sur rue, comportent des amortissements à boules. Le bâtiment accueille depuis 1955 le Syndicat d’Initiative, devenu Office de Tourisme. Parmi les gouverneurs de la place citons Charles O’Brien de Clare de Thomond (1699-1761) Neveu de Berwick, fils naturel de Jacques II d’Angleterre, cet irlandais catholique combattit pour la France. Ses actions pendant la guerre de Succession d’Autriche (1740-1748) le menèrent à la tête de la forteresse de Neuf-Brisach. Ses quarante années de service lui valurent un bâton de Maréchal.
This hotel housed the governor of the square. Damaged in 1945, the two wings of the building were redone in 1959. The balcony has a wrought iron railing. The pediment is triangular. Two portals surrounding the street facade have ball-shaped dampers. Since 1955, the building has housed the Tourist Office, which has become the Tourist Office. Among the governors of the square, we can mention Charles O’Brien de Clare de Thomond (1699-1761). Nephew of Berwick, natural son of James II of England, this Irish Catholic fought for France. His actions during the War of the Austrian Succession (1740-1748) led him to command the fortress of Neuf-Brisach. His forty years of service earned him a Marshal’s baton.
In diesem Hotel wohnte der Platzverwalter. Die beiden Gebäudeflügel wurden 1945 beschädigt und 1959 erneuert. Der Balkon hat ein schmiedeeisernes Geländer. Der Giebel ist dreieckig. Zwei Portale, die die Straßenfassade umgeben, haben kugelförmige Blenden. Seit 1955 beherbergt das Gebäude das Fremdenverkehrsamt, das heute das Fremdenverkehrsamt ist. Zu den Platzverwaltern gehört Charles O’Brien de Clare de Thomond (1699–1761). Dieser irische Katholik, Neffe von Berwick und unehelicher Sohn von Jakob II. von England, kämpfte für Frankreich. Seine Taten während des Österreichischen Erbfolgekriegs (1740–1748) brachten ihm das Kommando über die Festung Neuf-Brisach ein. Für seine vierzig Dienstjahre wurde er mit dem Marschallstab ausgezeichnet.

.
De l’arsenal du XVIIIe siècle, seule subsiste la porte. Les autres éléments ont été détruits en 1945. Le fronton est orné d’un fût de canon et de boulets. Le bâtiment servait d’entrepôt et d’atelier de réparation pour les armes. Deux porches autour d’une cour fermée le constituaient. Les fusils, les munitions et les armes blanches étaient entreposés à l’étage. Les roues, les châssis, les affûts de canon, quelques ateliers de réparation, la forge et le four à boulet occupaient le rez-de-chaussée. En temps de paix, la plupart des canons sont retirés des remparts et garés sous des hangars, où ils sont protégés des intempéries.
Of the 18th-century arsenal, only the gate remains. The other elements were destroyed in 1945. The pediment is decorated with a cannon shaft and cannonballs. The building served as a warehouse and repair shop for weapons. It was composed of two porches around an enclosed courtyard. Rifles, ammunition, and bladed weapons were stored upstairs. The wheels, frames, gun carriages, a few repair shops, the forge, and the cannonball furnace occupied the ground floor. In peacetime, most of the cannons are removed from the ramparts and stored under sheds where they are protected from the elements.
Vom Arsenal aus dem 18. Jahrhundert ist nur noch das Tor erhalten. Die übrigen Elemente wurden 1945 zerstört. Der Giebel ist mit einem Kanonenschaft und Kanonenkugeln verziert. Das Gebäude diente als Lager und Reparaturwerkstatt für Waffen. Es bestand aus zwei Vorhallen um einen geschlossenen Innenhof. Im Obergeschoss wurden Gewehre, Munition und Stichwaffen gelagert. Die Räder, Rahmen, Lafetten, einige Reparaturwerkstätten, die Schmiede und der Kanonenkugelofen befanden sich im Erdgeschoss. In Friedenszeiten werden die meisten Kanonen von der Festungsmauer entfernt und unter Schuppen gelagert, wo sie vor Witterungseinflüssen geschützt sind.

.
De l’arsenal du XVIIIe siècle, seule subsiste la porte. Les autres éléments ont été détruits en 1945. Le fronton est orné d’un fût de canon et de boulets. Le bâtiment servait d’entrepôt et d’atelier de réparation pour les armes. Deux porches autour d’une cour fermée le constituaient. Les fusils, les munitions et les armes blanches étaient entreposés à l’étage. Les roues, les châssis, les affûts de canon, quelques ateliers de réparation, la forge et le four à boulet occupaient le rez-de-chaussée. En temps de paix, la plupart des canons sont retirés des remparts et garés sous des hangars, où ils sont protégés des intempéries.
Of the 18th-century arsenal, only the gate remains. The other elements were destroyed in 1945. The pediment is decorated with a cannon shaft and cannonballs. The building served as a warehouse and repair shop for weapons. It was composed of two porches around an enclosed courtyard. Rifles, ammunition, and bladed weapons were stored upstairs. The wheels, frames, gun carriages, a few repair shops, the forge, and the cannonball furnace occupied the ground floor. In peacetime, most of the cannons are removed from the ramparts and stored under sheds where they are protected from the elements.
Vom Arsenal aus dem 18. Jahrhundert ist nur noch das Tor erhalten. Die übrigen Elemente wurden 1945 zerstört. Der Giebel ist mit einem Kanonenschaft und Kanonenkugeln verziert. Das Gebäude diente als Lager und Reparaturwerkstatt für Waffen. Es bestand aus zwei Vorhallen um einen geschlossenen Innenhof. Im Obergeschoss wurden Gewehre, Munition und Stichwaffen gelagert. Die Räder, Rahmen, Lafetten, einige Reparaturwerkstätten, die Schmiede und der Kanonenkugelofen befanden sich im Erdgeschoss. In Friedenszeiten werden die meisten Kanonen von der Festungsmauer entfernt und unter Schuppen gelagert, wo sie vor Witterungseinflüssen geschützt sind.

.
La porte d’entrée de cette maison, ancienne résidence d’officiers, demeure le seul élément décoratif d’un bâtiment typique de l’architecture de garnison, au début du XVIIIe siècle. Deux R entrelacés, à la gloire du roi de France, ornent le fronton triangulaire.
The entrance door of this house, formerly an officers’ residence, remains the only decorative element of a building typical of garrison architecture at the beginning of the 18th century. Two intertwined Rs, in praise of the King of France, adorn the triangular pediment.
Die Eingangstür dieses Hauses, einer ehemaligen Offiziersresidenz, ist das einzige dekorative Element eines Gebäudes, das typisch für die Garnisonsarchitektur des frühen 18. Jahrhunderts ist. Zwei ineinander verschlungene Rs, die den König von Frankreich preisen, zieren den dreieckigen Giebel.
.

.
Quatre puits, indiquant les points cardinaux, sont présents sur cette place. Jadis, l’eau provenait uniquement de ces quatre puits et des cinq autres installés devant les casernes. Seules onze familles bourgeoises possédaient leur propre puits. Une maçonnerie en brique étayait l’intérieur des puits afin d’empêcher les éboulements. Les margelles sont en grès rose des Vosges. Un seau en cuivre, au bout d’une chaîne enroulée autour d’une poutre en fonte, permettait de puiser l’eau. Ce système est remplacé en 1840 par des pompes aspirantes. En 1936, l’élargissement de la chaussée décale en diagonale les margelles de huit mètres, vers le centre de la place.
Four wells, indicating the cardinal points, are present in this square. In the past, water came only from these four wells and the five others installed in front of the barracks. Only eleven bourgeois families owned their own wells. Brick masonry supported the interior of the wells to prevent landslides. The coping stones are made of pink Vosges sandstone. A copper bucket, at the end of a chain wrapped around a cast iron beam, was used to draw water. This system was replaced in 1840 by suction pumps. In 1936, the widening of the roadway shifted the coping stones diagonally by eight meters, towards the center of the square.
Auf diesem Platz befinden sich vier Brunnen, die die Himmelsrichtungen anzeigen. Früher kam das Wasser nur aus diesen vier Brunnen und den fünf weiteren vor der Kaserne. Nur elf bürgerliche Familien besaßen einen eigenen Brunnen. Das Innere der Brunnen wurde durch Ziegelmauerwerk gestützt, um Erdrutsche zu verhindern. Die Randsteine bestehen aus rosafarbenem Vogesensandstein. Ein Kupfereimer am Ende einer Kette, die um einen gusseisernen Balken gewickelt war, diente zum Wasserschöpfen. Dieses System wurde 1840 durch Saugpumpen ersetzt. Im Zuge der Verbreiterung der Straße im Jahr 1936 wurden die Randsteine diagonal um acht Meter in Richtung Platzmitte verschoben.

.
L’architecte François Chevalier a conçu cette église, bâtie entre 1731 et 1777. Elle remplace un sanctuaire provisoire en bois. Elle occupe à part entière l’un des 48 îlots qui composent la ville. Le clocher est suffisamment élevé pour pouvoir communiquer par signaux avec le fort Mortier, avant-poste sur la rive gauche du Rhin. Les verrières ont été crées par Pol Bonyu. Bombardée en 1945, l’église est restaurée par Bernard Monnet et rouverte au culte en 1975. La même année, on installe le retable de la Nativité provenant de l’église de Gambsheim, incendiée à la fin de la guerre. D’auteur inconnu, il comporte un tableau de saint Nazaire et saint Celse, surmontant la représentation de la Vierge et de l’Enfant. Le grand calvaire, également du XVIIIe siècle, est d’inspiration médiévale. Le Christ arbore un visage émacié, que ceint une grande couronne d’épines. La représentation du corps avec ses plaies est réaliste, et contraste avec la gestuelle théâtrale de la Vierge et de saint Jean. Découvrez également une statue du bienheureux Salin de Niart, abattue par les révolutionnaires en 1792. Détruit en 1945, l’orgue est remplacé par un ensemble à tuyaux de différentes origines, mais signés Silbermann et Callinet et datant de 1858. Sa sonorité est idéale pour la musique baroque, notamment celle de Bach.
The architect François Chevalier designed this church, built between 1731 and 1777. It replaced a temporary wooden sanctuary. It fully occupies one of the 48 blocks that make up the city. The bell tower is high enough to communicate by signal with Fort Mortier, an outpost on the left bank of the Rhine. The stained-glass windows were created by Pol Bonyu. Bombed in 1945, the church was restored by Bernard Monnet and reopened for worship in 1975. That same year, the altarpiece of the Nativity from the church of Gambsheim, which burned down at the end of the war, was installed. Of unknown artist, it includes a painting of Saint Nazaire and Saint Celsus, surmounting the representation of the Virgin and Child. The great Calvary, also from the 18th century, is of medieval inspiration. Christ has an emaciated face, encircled by a large crown of thorns. The representation of the body with its wounds is realistic, and contrasts with the theatrical gestures of the Virgin and Saint John. Also discover a statue of the blessed Salin of Niart, shot by the revolutionaries in 1792. Destroyed in 1945, the organ was replaced by a set of pipes of different origins, but signed Silbermann and Callinet and dating from 1858. Its sound is ideal for Baroque music, notably that of Bach.
Der Architekt François Chevalier entwarf diese Kirche, die zwischen 1731 und 1777 erbaut wurde. Sie ersetzte ein provisorisches hölzernes Heiligtum. Sie nimmt einen der 48 Häuserblocks der Stadt vollständig ein. Der Glockenturm ist hoch genug, um per Signal mit Fort Mortier, einem Außenposten am linken Rheinufer, zu kommunizieren. Die Buntglasfenster stammen von Pol Bonyu. Die 1945 bombardierte Kirche wurde von Bernard Monnet restauriert und 1975 wieder für Gottesdienste geöffnet. Im selben Jahr wurde das Altarbild der Geburt Christi aus der Kirche von Gambsheim, die am Ende des Krieges niederbrannte, aufgestellt. Es ist ein Werk unbekannten Künstlers und enthält ein Gemälde der Heiligen Nazaire und Celsus, das die Darstellung der Jungfrau mit Kind überragt. Der große Kalvarienberg, ebenfalls aus dem 18. Jahrhundert, ist mittelalterlich inspiriert. Christus hat ein ausgemergeltes Gesicht, umgeben von einer großen Dornenkrone. Die Darstellung des Körpers mit seinen Wunden ist realistisch und steht im Kontrast zu den theatralischen Gesten der Jungfrau und des Heiligen Johannes. Entdecken Sie auch eine Statue des seligen Salin von Niart, der 1792 von den Revolutionären erschossen wurde. Die 1945 zerstörte Orgel wurde durch eine Reihe von Pfeifen anderer Herkunft ersetzt, die jedoch von Silbermann und Callinet signiert wurden und aus dem Jahr 1858 stammen. Ihr Klang ist ideal für Barockmusik, insbesondere die von Bach.

.
Né en 1904, Emile Muller s’illustra le 6 février 1945, lors des combats pour la Libération de Neuf- Brisach. Les Américains pilonnaient la ville au point de la détruire presque totalement. Or, les Allemands survivants avaient fui. Muller sortit, drapeau blanc à la main, pour prévenir les alliés. Il fut alors gravement blessé par une sentinelle trop nerveuse. Néanmoins, il put prévenir les Américains de la 3e DI que Neuf Brisach était désormais vide d’ennemis. Les libérateurs entrèrent dans la cité en ruines en toute tranquillité. Décoré de la Croix de guerre, Emile Muller décéda en 1964. Dans l’un de ses reportages, la célèbre reporter américaine Lee Miller relata la libération de Neuf Brisach.
Born in 1904, Emile Muller distinguished himself on February 6, 1945, during the fighting for the liberation of Neuf-Brisach. The Americans were bombarding the town to the point of almost completely destroying it. However, the surviving Germans had fled. Muller went out, white flag in hand, to warn the Allies. He was then seriously wounded by an overly nervous sentry. Nevertheless, he was able to warn the Americans of the 3rd Infantry Division that Neuf-Brisach was now empty of enemies. The liberators entered the ruined town in complete tranquility. Decorated with the Croix de Guerre, Emile Muller died in 1964. In one of her reports, the famous American reporter Lee Miller recounted the liberation of Neuf-Brisach.
Der 1904 geborene Emile Muller zeichnete sich am 6. Februar 1945 bei den Kämpfen um die Befreiung von Neuf-Brisach aus. Die Amerikaner bombardierten die Stadt und zerstörten sie fast vollständig. Die überlebenden Deutschen waren jedoch geflohen. Muller marschierte mit der weißen Fahne in der Hand aus, um die Alliierten zu warnen. Dabei wurde er von einem übernervösen Wachposten schwer verwundet. Dennoch konnte er die Amerikaner der 3. Infanteriedivision warnen, dass Neuf-Brisach nun frei von Feinden war. Die Befreier zogen in völliger Ruhe in die zerstörte Stadt ein. Der mit dem Kriegskreuz ausgezeichnete Emile Muller starb 1964. In einem ihrer Berichte schilderte die berühmte amerikanische Reporterin Lee Miller die Befreiung von Neuf-Brisach.

.
Unique statue alsacienne du patron de la Bière, cette sculpture, de même que le bâtiment, datent de 1899. Le brasseur allemand Riegel, de Kaiserstuhl, en avait fait sa succursale. Une profonde cave à glace fut aussi aménagée. La glace était prélevée l’hiver sur le canal du Rhône au Rhin. C’était avant le réchauffement climatique ! Les clients ne manquaient pas avec la présence de la garnison. Membre de la corporation des brasseurs bruxellois, le légendaire Gambrinus aurait, le premier, ajouté du houblon dans la bière. En 1495, ce procédé fut introduit en France. Après 1945, la fabrique se reconvertit dans la limonade. Elle ferme en 1980.
The only Alsatian statue of the patron saint of beer, this sculpture, like the building itself, dates back to 1899. The German brewer Riegel, from Kaiserstuhl, had established it as his branch. A deep ice cellar was also built. Ice was harvested in winter from the Rhone-Rhine Canal. This was before global warming! There was no shortage of customers with the presence of the garrison. A member of the Brussels brewers’ guild, the legendary Gambrinus is said to have been the first to add hops to beer. In 1495, this process was introduced in France. After 1945, the factory converted to lemonade. It closed in 1980.
Diese Skulptur ist die einzige elsässische Statue des Schutzpatrons des Bieres und stammt wie das Gebäude selbst aus dem Jahr 1899. Der deutsche Brauer Riegel aus Kaiserstuhl hatte sie als seine Niederlassung gegründet. Außerdem wurde ein tiefer Eiskeller gebaut. Im Winter wurde Eis aus dem Rhein-Rhone-Kanal gewonnen. Dies war vor der globalen Erwärmung! Durch die Anwesenheit der Garnison herrschte kein Mangel an Kunden. Der legendäre Gambrinus, Mitglied der Brüsseler Brauerzunft, soll als Erster dem Bier Hopfen hinzugefügt haben. 1495 wurde dieses Verfahren in Frankreich eingeführt. Nach 1945 stellte die Fabrik auf Limonade um. Sie wurde 1980 geschlossen.

.
Sur les plans de Vauban et de son adjoint Tarade, l’entrepreneur Régémonte, très actif à Neuf-Brisach, a édifié ce bâtiment en 1709. Autrefois, les quatre casernes, bâties le long des courtines, étaient nommées selon l’arme des régiments qui y logeaient. En 1918, chacune reçoit le nom d’un officier s’étant distingué pendant sa carrière. Né en Corse en 1818, Pierre François Suzonni est diplômé de Polytechnique. Colonel en 1870, il est tué à la bataille de Froschwiller en août. Les logements des officiers célibataires sont situés en bout de caserne. Les officiers mariés occupaient des bâtiments séparés. De 1888 à 1918, cette caserne abrite une école de sous-officiers de 600 élèves. Les autres casernes, vétustes, sont démolies. De 1909 à 1912, une nouvelle caserne est construite à l’extérieur de la ville, à Volgelsheim.
Based on plans by Vauban and his assistant Tarade, the entrepreneur Régémonte, who was very active in Neuf-Brisach, built this building in 1709. Formerly, the four barracks built along the curtain walls were named after the arms of the regiments housed there. In 1918, each was named after an officer who had distinguished himself during his career. Born in Corsica in 1818, Pierre François Suzonni graduated from the Polytechnique. A colonel in 1870, he was killed at the Battle of Froschwiller in August. The single officers’ quarters were located at the end of the barracks. Married officers occupied separate buildings. From 1888 to 1918, these barracks housed a non-commissioned officer school for 600 students. The other barracks, dilapidated, were demolished. From 1909 to 1912, a new barracks was built outside the town, in Volgelsheim.
Nach Plänen von Vauban und seinem Assistenten Tarade erbaute der in Neuf-Brisach sehr aktive Unternehmer Régémonte dieses Gebäude im Jahr 1709. Die vier Kasernen entlang der Kurtine waren ursprünglich nach den Waffengattungen der dort stationierten Regimenter benannt. 1918 wurde jede Kaserne nach einem Offizier benannt, der sich im Laufe seiner Karriere hervorgetan hatte. Pierre François Suzonni, geboren 1818 auf Korsika, absolvierte das Polytechnikum. 1870 wurde er Oberst und fiel im August in der Schlacht von Froschwiller. Die Unterkünfte der ledigen Offiziere befanden sich am Ende der Kaserne. Verheiratete Offiziere bewohnten separate Gebäude. Von 1888 bis 1918 beherbergte diese Kaserne eine Unteroffiziersschule für 600 Schüler. Die anderen baufälligen Kasernen wurden abgerissen. Von 1909 bis 1912 wurde außerhalb der Stadt, in Volgelsheim, eine neue Kaserne gebaut.

.
Rue des Vosges se situe ce fort, construit en brique jaune à la fin du XIXe siècle. Il prend le nom de Mahon en 1920. Il abrite alors les familles des sous-officiers. C’est ici que loge, entre les deux guerres, la 21e batterie de DCA du 305e régiment d’artillerie. Cette unité utilise un canon de 75 anti-aérien.
This fort, built of yellow brick at the end of the 19th century, is located on Rue des Vosges. It was renamed Mahon in 1920. It housed the families of non-commissioned officers. Between the two wars, this is where the 21st Anti-Aircraft Battery of the 305th Artillery Regiment was housed. This unit used a 75mm anti-aircraft gun.
Dieses Ende des 19. Jahrhunderts aus gelbem Backstein erbaute Fort befindet sich in der Rue des Vosges. Es wurde 1920 in Mahon umbenannt. Es beherbergte die Familien von Unteroffizieren. Zwischen den beiden Kriegen war hier die 21. Flugabwehrbatterie des 305. Artillerieregiments untergebracht. Diese Einheit verwendete eine 75-mm-Flugabwehrkanone.

.
Les protestants ne peuvent s’installer à Neuf-Brisach qu’en 1792. Peu nombreux, ils se rendent au culte à Algolsheim ou Wolfgantzen. L’arrivée de la garnison allemande en 1871 accroît leur nombre. Cet édifice, financé par l’administration impériale en 1887, lui est destiné. La ville récupère le sanctuaire en 1919 et le cède à la fabrique réformée. Le clocher date de 1977.
Protestants were not allowed to settle in Neuf-Brisach until 1792. Few in number, they worshipped in Algolsheim or Wolfgantzen. The arrival of the German garrison in 1871 increased their numbers. This building, financed by the imperial administration in 1887, was intended for them. The town recovered the sanctuary in 1919 and ceded it to the Reformed church. The bell tower dates from 1977.
Erst 1792 durften sich Protestanten in Neuf-Brisach niederlassen. Da sie nur wenige waren, besuchten sie ihre Gottesdienste in Algolsheim oder Wolfgantzen. Mit der Ankunft der deutschen Garnison im Jahr 1871 stieg ihre Zahl. Dieses 1887 von der kaiserlichen Verwaltung finanzierte Gebäude war für sie bestimmt. Die Stadt erhielt das Heiligtum 1919 zurück und überließ es der reformierten Kirche. Der Glockenturm stammt aus dem Jahr 1977.

.
Au 15, rue de Colmar est situé la maison natale de Georges Frédéric Herr (1855-1932) Deuxième de promotion à Polytechnique, il étudie ensuite à l’Ecole supérieure de l’artillerie et du génie, puis à l’Ecole supérieure de guerre en 1881, dont il sort breveté d’état-major. En 1916, il commande en tant que général de division, l’artillerie de la région fortifiée de Verdun. En 1917, il devient directeur général de l’artillerie. En 1919, placé dans le cadre de réserve, il entre au conseil d’administration de Peugeot. Le maréchal Pétain prononça son éloge funèbre.
At 15, rue de Colmar is located the birthplace of Georges Frédéric Herr (1855-1932). Second in his class at Polytechnique, he then studied at the Higher School of Artillery and Engineering, then at the Higher School of War in 1881, from which he graduated with a brevet d’état-major. In 1916, he commanded the artillery of the fortified region of Verdun as a divisional general. In 1917, he became director general of artillery. In 1919, placed in the reserve cadre, he joined the board of directors of Peugeot. Marshal Pétain delivered his eulogy.
In der Rue de Colmar 15 befindet sich das Geburtshaus von Georges Frédéric Herr (1855–1932). Als Zweitbester seines Jahrgangs am Polytechnikum studierte er anschließend an der Höheren Schule für Artillerie und Ingenieurwesen und 1881 an der Höheren Kriegsschule, die er mit dem Brevet d’état-major abschloss. 1916 befehligte er als Divisionsgeneral die Artillerie der befestigten Region Verdun. 1917 wurde er Generaldirektor der Artillerie. 1919 wurde er in den Reservekader aufgenommen und trat dem Verwaltungsrat von Peugeot bei. Marschall Pétain hielt seine Grabrede.

.
Vauban conçoit ses maisons comme devant servir d’abris. Au rez-de-chaussée, elles comprennent une entrée séparée pour accéder à l’habitation, située au premier étage, et une échoppe à arcade. Des colonnettes doriques en bois occupent les galeries d’étage, qui donnent sur la cour. Lors d’un siège, un grenier permet de stocker les vivres nécessaires et le matériel. Un petit jardin potager est à l’arrière.
Vauban designed his houses to serve as shelters. On the ground floor, they include a separate entrance to the living space on the first floor and an arcaded shop. Small wooden Doric columns occupy the upper galleries, which overlook the courtyard. During a siege, an attic can be used to store necessary supplies and equipment. A small vegetable garden is located at the rear.
Vauban entwarf seine Häuser als Schutzräume. Im Erdgeschoss verfügen sie über einen separaten Eingang zum Wohnbereich im ersten Stock und einen Laden mit Arkaden. Kleine dorische Holzsäulen zieren die oberen Galerien, die auf den Innenhof blicken. Während einer Belagerung kann ein Dachboden zur Lagerung notwendiger Vorräte und Ausrüstung genutzt werden. Auf der Rückseite befindet sich ein kleiner Gemüsegarten.

.
Le porche d’entrée comporte souvent la figure symbolisant l’activité du propriétaire. Ici, les clefs indiquent le métier de serrurier. Les statuts de la corporation des maîtres serruriers sont inscrits au chapitre XVIII du « Livre des métiers » d’Étienne Boileau, prévôt de Paris, rédigé en 1260. Ces statuts sont reconduits jusqu’à la Révolution, qui voit la suppression des corporations.
The entrance porch often features a figure symbolizing the owner’s occupation. Here, the keys indicate the locksmith’s profession. The statutes of the corporation of master locksmiths are recorded in Chapter XVIII of the « Book of Trades » by Étienne Boileau, Provost of Paris, written in 1260. The statutes of the profession were renewed until the Revolution, which saw the abolition of the corporations.
Im Eingangsbereich ist oft eine Figur zu sehen, die den Beruf des Besitzers symbolisiert. Hier weisen die Schlüssel auf den Beruf des Schlossers hin. Die Statuten der Schlossermeister-Kompanie sind in Kapitel XVIII des „Buches der Berufe“ von Étienne Boileau, dem Provost von Paris, aus dem Jahr 1260 festgehalten. Die Statuten des Berufsstandes wurden bis zur Revolution erneuert, die zur Abschaffung der Kompanien führte.









