Cernay – La ville

Durée visite : 7 heures
Moyen : Pédestre

Durée visite : 3 heures 30 minutes
Moyen : Vélo

C’est dans le voisinage de Cernay qu’eut lieu la bataille opposant, en 58 avant notre ère, Jules César aux germains d’Arioviste. Attestée vers 1150 sous le nom d’origine franque de Sennheim, Cernay appartient d’abord aux comtes de Ferrette. Ceux-ci fortifièrent la cité et lui donnèrent ses armoiries actuelles.En 1271, Cernay passa aux Habsbourg. Les traités de Westphalie de 1648 l’attribuèrent à la France. Louis XIV l’octroie par la suite au maréchal de Schoenbeck et à ses descendants. Un important marché aux bestiaux se tenait sur la plaine de l’Ochsenfeld. Dès le début du XIXe siècle, la ville accueille des industries chimiques, mécaniques et surtout textiles (Filature de coton Sandoz-Baudry) En 1839, la première voie de chemin de fer d’Alsace dessert Cernay qui double sa population en vingt ans. La ville est ravagée par les combats en 1914, puis en 1945. Pendant l’annexion nazie, la commune abrite un centre de formation de la Waffen SS dans l’Institution Saint-André. Cernay est doublement titulaire de la croix de guerre. L’industrie textile périclite dans la seconde moitié du XXe siècle, mais une diversification maintient le dynamisme économique. Cernay compte 12 000 habitants.

The battle between Julius Caesar and the Germanic forces of Ariovistus took place near Cernay in 58 BC. First recorded around 1150 under the Frankish name *Sennheim*, Cernay initially belonged to the Counts of Ferrette, who fortified the town and gave it its current coat of arms. In 1271, Cernay passed to the Habsburgs. The 1648 Peace of Westphalia treaties assigned it to France; Louis XIV subsequently granted the town to Marshal de Schoenbeck and his descendants. A major livestock market was held on the Ochsenfeld plain. From the early 19th century onwards, the town became home to chemical, mechanical, and—above all—textile industries (such as the Sandoz-Baudry cotton mill). In 1839, Alsace’s first railway line began serving Cernay, and the town’s population doubled over the next twenty years. It was devastated by fighting in 1914 and again in 1945. During the Nazi annexation, the town hosted a Waffen-SS training center at the Institution Saint-André. Cernay has been awarded the *Croix de Guerre* twice. Although the textile industry declined in the second half of the 20th century, economic vitality was maintained through diversification. Cernay has a population of 12,000.

In der Nähe von Cernay fand 58 v. Chr. die Schlacht zwischen Julius Caesar und den germanischen Stämmen des Ariovistus statt. Cernay, um 1150 unter dem fränkischen Namen Sennheim urkundlich erwähnt, gehörte zunächst den Grafen von Ferrette. Diese befestigten die Stadt und gaben ihr das heutige Wappen. 1271 fiel Cernay an die Habsburger. Die Westfälischen Frieden von 1648 traten die Stadt an Frankreich ab. Ludwig XIV. übertrug sie später Marschall Schönbeck und seinen Nachkommen. Auf der Ochsenfelder Ebene befand sich ein bedeutender Viehmarkt. Ab Beginn des 19. Jahrhunderts siedelte sich in der Stadt die chemische, die mechanische und insbesondere die Textilindustrie (Sandoz-Baudry-Baumwollspinnerei) an. 1839 erreichte die erste Eisenbahnlinie im Elsass Cernay, wodurch sich die Einwohnerzahl innerhalb von zwanzig Jahren verdoppelte. Die Stadt wurde 1914 und erneut 1945 durch Kämpfe verwüstet. Während der Annexion durch die Nationalsozialisten beherbergte die Gemeinde in der Institution Saint-André ein Ausbildungszentrum der Waffen-SS. Cernay wurde zweimal mit dem Croix de Guerre ausgezeichnet. Die Textilindustrie ging in der zweiten Hälfte des 20. Jahrhunderts zurück, doch die Diversifizierung der Wirtschaft hat die Stadt wirtschaftsstark erhalten. Cernay hat 12.000 Einwohner.

(1299) De gueules à la tour couverte, bourdonnée d’argent, ajourée du champ et maçonnée de sable, accosté de deux bars adossés d’argent.

Les armoiries figurent sur une charte de 1299 conservée au Staatarchives de Bâle avec l’inscription: « +S.Universtatis Senheim ». (Site de la commune)

Décorations:
Croix de guerre 1914-1918.
Croix de guerre 1939-1945

(1299) Gules, a tower with a roof and a pommel argent, with openings of the field and masonry sable, flanked by two barbels addorsed argent.

The coat of arms appears on a charter from 1299 preserved in the Basel State Archives, bearing the inscription: « +S.Universtatis Senheim ». (Municipality’s website)

Decorations:
Croix de guerre 1914-1918.
Croix de guerre 1939-1945

(1299) In Rot ein durchbrochener, silberner Turm mit Mauerwerk, flankiert von zwei einander zugewandten silbernen Balken.

Das Wappen erscheint auf einer Urkunde von 1299, die im Basler Staatsarchiv aufbewahrt wird, mit der Inschrift: „+S.Universtatis Senheim“. (Website der Stadt)

Auszeichnungen:
Croix de guerre 1914-1918.
Croix de guerre 1939-1945

Les habitants et les habitantes de Cernay s’appellent les Cernéens et les Cernéennes.

The inhabitants of Cernay are called Cernéens and Cernéennes.

Die Einwohner von Cernay heißen Cernéens und Cernéennes.

Les points de visites

D’une première église, démolie en 1891, il ne reste que les pierres tombales des Ferrette scellées dans le mur au fond du sanctuaire, ainsi qu’un grand Christ en croix dit le ‘Grand Bon Dieu’ daté du XVIe siècle. Celui-ci a échappé aux sans-culottes, à la foudre, aux obus et aux nazis. Un vrai miraculé ! L’église suivante, érigée sur les plans de Winckler, restaurateur de la collégiale de Thann, est détruite pendant la Grande Guerre. L’actuelle, de style néo-gothique, date de 1925. On peut y découvrir la statue en bois polychrome de Notre-Dame de Birlingen. Celle-ci, sauvée de justesse à la Révolution, provient de la chapelle éponyme, centre d’un pèlerinage fort populaire. Elle est paraît de différents vêtements au gré des diverses fêtes. A voir également deux vitraux signés Ott en 1929. Ils relatent l’exode des habitants de Cernay en janvier 1915, évacués au nombre de 5000 par les allemands, et leur retour dans la ville en ruine en 1919. Dix tableaux de René Ruder illustrent le Credo. Les personnages ont les traits de notables régionaux des années 1920.

All that remains of the original church—demolished in 1891—are the Ferrette family tombstones set into the wall at the back of the sanctuary and a large 16th-century crucifix known as the « Grand Bon Dieu. » This figure survived the *sans-culottes*, lightning strikes, artillery shells, and the Nazis—a true miracle survivor! The subsequent church, built based on designs by Winckler (who restored the collegiate church in Thann), was destroyed during the Great War. The current Neo-Gothic structure dates from 1925. Inside, visitors can see the polychrome wooden statue of Our Lady of Birlingen. Narrowly saved during the Revolution, the statue originated from the chapel of the same name, which was the center of a highly popular pilgrimage; it is dressed in different garments depending on the religious festival. Also worth seeing are two stained-glass windows created by Ott in 1929. They depict the exodus of Cernay’s residents in January 1915—when 5,000 people were evacuated by the Germans—and their return to the ruined town in 1919. Ten paintings by René Ruder illustrate the Creed, featuring figures modeled after prominent local citizens from the 1920s.

Von der ersten Kirche, die 1891 abgerissen wurde, sind nur noch die Grabsteine ​​der Familie Ferrette erhalten, die in die Rückwand des Altarraums eingelassen sind, sowie ein großes Kruzifix aus dem 16. Jahrhundert, bekannt als „Der große gute Herr“. Dieses Kruzifix überstand Sansculotten, Blitzeinschläge, Granaten und die Nazis – ein wahres Wunder! Die nächste Kirche, erbaut nach den Plänen von Winckler, dem Restaurator der Stiftskirche von Thann, wurde im Ersten Weltkrieg zerstört. Die heutige Kirche im neugotischen Stil stammt aus dem Jahr 1925. Im Inneren befindet sich die polychrome Holzstatue Unserer Lieben Frau von Birlingen. Diese Statue, die während der Französischen Revolution nur knapp gerettet wurde, stammt aus der gleichnamigen Kapelle, dem Zentrum eines sehr beliebten Wallfahrtsortes. Sie wird zu verschiedenen Festtagen mit unterschiedlichen Gewändern geschmückt. Sehenswert sind auch zwei von Ott 1929 signierte Glasfenster. Sie zeigen die Evakuierung der Einwohner von Cernay im Januar 1915 durch die Deutschen im Zuge ihrer 5.000 Evakuierungen sowie ihre Rückkehr in die zerstörte Stadt im Jahr 1919. Zehn Gemälde von René Ruder illustrieren das Glaubensbekenntnis. Die dargestellten Figuren zeigen bedeutende Persönlichkeiten der Region aus den 1920er Jahren.

 

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Cette grande fontaine à colonne est appelée Stockbrunne. Elle présente un bassin octogonal en grès. Datée de 1836, elle disposait d’une auge pour abreuver le bétail. Parmi ses quatre bouches d’origine, l’une donnait de l’eau chaude.

This large column fountain is known as the Stockbrunne. It features an octagonal sandstone basin. Dating from 1836, it included a trough for watering livestock. Of its four original spouts, one dispensed hot water.

Dieser große Säulenbrunnen heißt Stockbrunnen. Er besteht aus einem achteckigen Sandsteinbecken.
Der Brunnen stammt aus dem Jahr 1836 und diente ursprünglich als Viehtränke. Von seinen vier ursprünglichen Ausläufen lieferte einer heißes Wasser.

 

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Cette rue n’a pas changé son nom depuis 1327. Au n°1, une porte à chambranle de grès est surmontée d’un fronton brisé. La fausse clé est décorée d’une marque au chiffre 4 avec les initiales JF+D. Y figure aussi la date de 1791. On peut lire en latin : ‘soli deo honor et gloria’ soit ‘l’honneur et la gloire à Dieu seul’. Les initiales reverraient à l’épicier Jean Félix Didier, originaire du village lorrain de Semur. Le chiffre 4 est la marque des marchands.

Diese Straße trägt ihren Namen seit 1327. Am Haus Nr. 1 befindet sich ein Sandsteinportal mit einem gebrochenen Giebel. Der falsche Schlussstein ist mit einer Marke verziert, die die Zahl 4 und die Initialen JF+D trägt. Auch die Jahreszahl 1791 ist eingraviert. Die lateinische Inschrift lautet: „soli deo honor et gloria“, was so viel bedeutet wie „Gott allein Ehre und Herrlichkeit“. Man vermutet, dass die Initialen auf den Lebensmittelhändler Jean Félix Didier hinweisen, der ursprünglich aus dem lothringischen Dorf Semur stammte. Die Zahl 4 war das Markenzeichen der Kaufleute.

Die Stationierung berittener Truppen in Haguenau im 19. Jahrhundert machte den Bau von Reithallen notwendig. Diese überdachten, fast immer rechteckigen Gebäude verfügen über einen weichen, nachgiebigen Boden, der das Training der Pferde, insbesondere bei schlechtem Wetter, ermöglicht. Dieses spezielle Gebäude stammt aus dem Jahr 1874 und befand sich in der Nähe der Kaserne einer deutschen Kavallerieeinheit.

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Ce blason sculpté sur le linteau représente un soc de charrue et une serpette. Avant que la quasi -totalité du vignoble, autrefois commun à Cernay et Steinbach, ne soit attribué à cette dernière en 1869, Cernay était une importante commune viticole. Son cru de la Huben était connu comme l’un des meilleurs du pays au début du XIXe siècle.

This coat of arms carved on the lintel depicts a ploughshare and a pruning hook. Before the vast majority of the vineyard—formerly shared by Cernay and Steinbach—was allocated to the latter in 1869, Cernay was a major wine-growing commune. Its « Huben » vintage was renowned as one of the best in the region during the early 19th century.

Das in den Türsturz eingravierte Wappen zeigt eine Pflugschar und eine Rebmesser. Bevor fast das gesamte Weingut, das sich Cernay und Steinbach teilten, 1869 Steinbach zugesprochen wurde, war Cernay ein bedeutendes Weinbaudorf. Sein Hubenwein galt Anfang des 19. Jahrhunderts als einer der besten des Landes.

 

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Construit en 1619, l’hôtel de Schoenbeck porte le nom d’un colonel suédois passé au service de la couronne de France. Il a abrité la cour de Louis XIV lors du passage du roi à Cernay le 22 juin 1683. Résidence des baillis, il est acquis par le notaire Ingold, puis transformé de fond en comble par l’architecte Charles Winkler vers 1870. Endommagé lors des combats de 1914-1918, il est rebâti après la guerre. Ne subsiste d’ancien qu’une tourelle d’escalier sur le gouttereau nord (sur cour) doté d’une porte à chambranle mouluré et orné de congés à volutes, portant une date 1619 et deux écus illisibles. Le corps de logis sur cave haute possède une tour accolée au pignon Est. Un faux bastion en brique contre le gouttereau sur rue forme une terrasse. Les encadrements des ouvertures ont été pour la plupart refaits après 1918. Des dépendances sont alignées autour de la cour.

Built in 1619, the Hôtel de Schoenbeck is named after a Swedish colonel who entered the service of the French Crown. It housed the court of Louis XIV during the King’s visit to Cernay on June 22, 1683. Originally the residence of the *baillis* (royal bailiffs), it was acquired by the notary Ingold and subsequently underwent a complete renovation by architect Charles Winkler around 1870. Damaged during the fighting of 1914–1918, it was rebuilt after the war. The only surviving original feature is a stair turret on the north eaves wall (facing the courtyard); it boasts a doorway with a molded surround and volute-shaped stops, bearing the date 1619 and two illegible coats of arms. The main building, set above a raised cellar, features a tower attached to the east gable. A brick « faux bastion » against the street-facing eaves wall forms a terrace. Most of the window and door surrounds were replaced after 1918. Outbuildings are arranged around the courtyard.

Das 1619 erbaute Hôtel de Schoenbeck ist nach einem schwedischen Oberst benannt, der in den Dienst der französischen Krone trat. Es beherbergte den Hofstaat Ludwigs XIV. während dessen Besuch in Cernay am 22. Juni 1683. Das Gebäude, das einst den Vogten als Residenz diente, wurde vom Notar Ingold erworben und um 1870 vom Architekten Charles Winkler umfassend renoviert. Im Krieg von 1914 bis 1918 beschädigt, wurde es nach dem Krieg wiederaufgebaut. Von der ursprünglichen Struktur ist lediglich ein Treppenturm an der Nordseite (zum Innenhof hin) erhalten. Dieser besitzt eine Tür mit einem profilierten, mit Rankenwerk verzierten Rahmen, der die Jahreszahl 1619 und zwei unleserliche Wappen trägt. Das Hauptgebäude, das über einem hohen Kellergeschoss errichtet wurde, besitzt einen Turm am Ostgiebel. Eine künstliche Backsteinbastion an der Straßenseite bildet eine Terrasse. Die meisten Fenster- und Türrahmen wurden nach 1918 erneuert. Um den Innenhof herum reihen sich Nebengebäude aneinander.

 

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En 1368, le duc d’Autriche permet à la commune de lever une taxe afin de renforcer les défenses de la cité. Celles-ci forment un carré percé de trois portes. Seule subsiste celle de Thann. La principale tour cornière est nommée Eselturm ou tour des Ânes. Elle est cylindrique et ouverte à la gorge, avec des murs de 3 mètres d’épaisseur et deux niveaux de canonnières. Son aspect présent date du XVIe siècle. A l’autre bout de la rue Latouche, une autre tour d’angle est appelée Hexenturm. Comme son nom l’indique, on y enfermait des sorcières. Gravement endommagée en 1914, elle est reconstruite en 1920. Les sorcières seraient-elles encore parmi nous ?

In 1368, the Duke of Austria granted the town permission to levy a tax to strengthen the city’s defenses. These formed a square pierced by three gates. Only the Thann Gate remains. The main corner tower is called the Eselturm, or Donkey Tower. It is cylindrical and open at the rear, with walls 3 meters thick and two levels of gun ports. Its current appearance dates from the 16th century. At the other end of Rue Latouche, another corner tower is called the Hexenturm. As its name suggests, it was used to imprison witches. Severely damaged in 1914, it was rebuilt in 1920. Could the witches still be among us?

1368 erteilte der Herzog von Österreich der Stadt die Erlaubnis, eine Steuer zur Stärkung der Stadtbefestigungen zu erheben. Diese bildeten einen Platz mit drei Toren. Nur das Thann-Tor ist erhalten geblieben. Der wichtigste Eckturm heißt Eselturm. Er ist zylindrisch und nach hinten offen, mit drei Meter dicken Mauern und zwei Ebenen mit Schießscharten. Sein heutiges Aussehen stammt aus dem 16. Jahrhundert. Am anderen Ende der Rue Latouche befindet sich ein weiterer Eckturm, der Hexenturm. Wie der Name schon sagt, diente er zur Inhaftierung von Hexen. 1914 schwer beschädigt, wurde er 1920 wiederaufgebaut. Leben die Hexen vielleicht noch immer unter uns?

 

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En 1900, les autorités allemandes obligent la municipalité à bâtir un local spécial pour la justice, celle-ci étant rendue alors à l’hôtel de ville. La construction du tribunal cantonal, kaiserlich Amtsgericht, coûte 100 000 marks. Le style néo-Renaissance est alors dominant dans l’architecture officielle allemande. L’hôtel des postes de Cernay en est un autre exemple. Les caves voûtées du tribunal servent d’hôpital auxiliaire en 1944-45. La prison, désaffectée, bâtie en 1892, est située rue de l’Hôpital.

In 1900, German authorities required the municipality to construct a dedicated building for the judiciary, as legal proceedings were previously held at the town hall. The construction of the *Kaiserliches Amtsgericht* (cantonal court) cost 100,000 marks. The Neo-Renaissance style was dominant in official German architecture at the time; the Cernay post office is another example of this. The court’s vaulted cellars served as an auxiliary hospital in 1944–45. The decommissioned prison, built in 1892, is located on Rue de l’Hôpital.

Im Jahr 1900 zwangen die deutschen Behörden die Gemeinde zum Bau eines eigenen Gerichtsgebäudes, da die Rechtsprechung damals im Rathaus stattfand. Der Bau des Kaiserlichen Amtsgerichts kostete 100.000 Mark. Der Neorenaissance-Stil dominierte zu dieser Zeit die offizielle deutsche Architektur. Das Postamt von Cernay ist ein weiteres Beispiel für diesen Stil. Die Gewölbekeller des Gerichtsgebäudes dienten 1944/45 als Hilfskrankenhaus. Das stillgelegte Gefängnis aus dem Jahr 1892 befindet sich in der Rue de l’Hôpital.

 

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Partant de Vieux-Thann jusqu’à Wittelsheim, le canal usinier existe depuis le Moyen Âge mais n’a été aménagé seulement qu’en 1854. Il était dirigé par le syndicat des usiniers. Au XIXe siècle, il actionnait une dizaine de moulins. Cette force hydraulique était nécessaire au fonctionnement des divers secteurs artisanaux (minoteries, huileries, papeteries) et de l’industrie textile et mécanique de Cernay et d’Uffholtz. A la fin du XXe siècle, il dessert la construction mécanique, le blanchiment des toiles, la papeterie, la filature, le tissage mais aussi l’industrie chimique.

Running from Vieux-Thann to Wittelsheim, the industrial canal has existed since the Middle Ages but was only formally developed in 1854. It was managed by the association of factory owners. In the 19th century, it powered around ten mills. This water power was essential for the operation of various artisanal sectors—such as flour mills, oil mills, and paper mills—as well as the textile and mechanical industries in Cernay and Uffholtz. By the end of the 20th century, it served the mechanical engineering, fabric bleaching, papermaking, spinning, and weaving sectors, as well as the chemical industry.

Der Mühlbach, der von Vieux-Thann nach Wittelsheim verläuft, existiert seit dem Mittelalter, wurde aber erst 1854 ausgebaut. Er wurde vom Mühlenbesitzerverein verwaltet. Im 19. Jahrhundert trieb er etwa zehn Mühlen an. Diese Wasserkraft war unerlässlich für den Betrieb verschiedener Handwerksbetriebe (Getreide-, Öl- und Papiermühlen) sowie der Textil- und Maschinenbauindustrie von Cernay und Uffholtz. Ende des 20. Jahrhunderts diente es dem Maschinenbau, der Textilbleiche, der Papierherstellung, dem Spinnen, dem Weben, aber auch der chemischen Industrie.

 

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En 1277 est bâti le premier hôpital des pauvres. Il porte par la suite le nom de Saint-Erhard. Il disparaît pendant la Révolution. En 1846, l’industriel Henri de Sandoz fait reconstruire un nouvel établissement dans une ancienne usine. En son honneur, l’endroit est dédié à saint Henri. Remarquons que le donateur était protestant ! Ce sont les Sœurs de la Charité de Strasbourg qui assurent les soins. Elles sont 9 en 1907. Elles disparaissent à la fin du XXe siècle. Le legs de l’abbé Beyhurst permet l’édification d’une chapelle. Cette dernière sert provisoirement d’église après 1918, le sanctuaire paroissial ayant été détruit pendant la guerre. La chapelle abrite un Christ reliquaire polychrome. On a découvert dans une niche de son dos des cheveux et des épines ! Cas unique en Alsace

The first hospital for the poor was built in 1277. It later became known as Saint-Erhard but disappeared during the Revolution. In 1846, the industrialist Henri de Sandoz had a new facility built within a former factory. In his honor, the site was dedicated to Saint Henry—notably, the benefactor was a Protestant! Care was provided by the Sisters of Charity of Strasbourg; there were nine of them in 1907, though they left at the end of the 20th century. A bequest from Abbé Beyhurst funded the construction of a chapel. This chapel served as a temporary church after 1918, as the parish sanctuary had been destroyed during the war. The chapel houses a polychrome reliquary figure of Christ; indeed, hair and thorns were discovered in a niche in its back—a unique case in Alsace.

1277 wurde das erste Armenkrankenhaus erbaut. Es wurde später nach dem Heiligen Erhard benannt. Während der Französischen Revolution ging es verloren. 1846 ließ der Industrielle Henri de Sandoz in einer ehemaligen Fabrik ein neues Krankenhaus errichten. Ihm zu Ehren wurde der Ort dem Heiligen Heinrich geweiht. Bemerkenswert ist, dass der Stifter Protestant war! Die Barmherzigen Schwestern von Straßburg kümmerten sich um die Patienten. 1907 waren es neun von ihnen. Sie lösten sich Ende des 20. Jahrhunderts auf. Dank einer testamentarischen Verfügung von Abt Beyhurst konnte eine Kapelle errichtet werden. Diese diente nach 1918 vorübergehend als Kirche, da die Pfarrkirche im Krieg zerstört worden war. In der Kapelle befindet sich ein polychromer Christus-Reliquiar. In einer Nische auf seinem Rücken wurden Haare und Dornen entdeckt – ein einzigartiger Fund im Elsass.

 

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Un Bürgertrinkstube, lieu de réunion des bourgeois, est attesté dès 1420. C’est Gabriel-Ignace Ritter, architecte de Guebwiller, qui construit le nouveau bâtiment en 1780. Celui-ci fut surélevé au XIXe siècle d’un étage. Représentants de Cernay et de Steinbach s’y rassemblent jusqu’en 1847, date à laquelle les deux communes se séparent. Un tribunal cantonal et une prison sont aussi abrités dans cet édifice jusqu’à la fin du XIXe siècle. Un clocheton servait à appeler les bourgeois aux réunions et à sonner le tocsin. Le monument aux morts est situé juste devant. Plusieurs cernéens s’étaient engagés dans l’armée française en 1914-18. Certains sont tombés sur le front d’Orient. Ainsi Louis Dannewitz est décédé en Serbie, Martin Zurlinden en Turquie tous deux en 1915. La plupart des soldats morts en 1939-45 sont des Malgré-nous, enrôlés de force dans l’armée allemande.

A *Bürgertrinkstube*—a meeting place for the town’s burghers—is documented as early as 1420. Gabriel-Ignace Ritter, an architect from Guebwiller, built the new structure in 1780; an additional story was added in the 19th century. Representatives from Cernay and Steinbach gathered there until 1847, when the two municipalities separated. The building also housed a cantonal court and a prison until the end of the 19th century. A small bell tower was used to summon the burghers to meetings and to sound the alarm. The war memorial is located right in front. Several men from Cernay enlisted in the French army during the 1914–1918 war. Some fell on the Eastern Front; for instance, Louis Dannewitz died in Serbia and Martin Zurlinden in Turkey, both in 1915. Most of the soldiers who died between 1939 and 1945 were *Malgré-nous*—men forcibly conscripted into the German army.

Eine Bürgertrinkstube, ein Versammlungsort für die Einwohner, ist bereits 1420 urkundlich erwähnt. Gabriel-Ignace Ritter, ein Architekt aus Guebwiller, errichtete das neue Gebäude 1780. Im 19. Jahrhundert wurde ein weiteres Stockwerk hinzugefügt. Vertreter von Cernay und Steinbach trafen sich dort bis 1847, als sich die beiden Gemeinden trennten. Bis zum Ende des 19. Jahrhunderts waren in diesem Gebäude auch ein Kantonsgericht und ein Gefängnis untergebracht. Ein kleiner Glockenturm diente dazu, die Bürger zu Versammlungen zusammenzurufen und Alarm zu schlagen. Direkt davor befindet sich das Kriegerdenkmal. Während des Krieges von 1914 bis 1918 meldeten sich mehrere Männer aus Cernay zur französischen Armee. Einige fielen an der Ostfront; so starben beispielsweise Louis Dannewitz in Serbien und Martin Zurlinden in der Türkei – beide im Jahr 1915. Bei den meisten Soldaten, die zwischen 1939 und 1945 ums Leben kamen, handelte es sich um sogenannte „Malgré-nous“ – Männer, die zwangsweise in die deutsche Wehrmacht eingezogen worden waren.

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Un Bürgertrinkstube, lieu de réunion des bourgeois, est attesté dès 1420. C’est Gabriel-Ignace Ritter, architecte de Guebwiller, qui construit le nouveau bâtiment en 1780. Celui-ci fut surélevé au XIXe siècle d’un étage. Représentants de Cernay et de Steinbach s’y rassemblent jusqu’en 1847, date à laquelle les deux communes se séparent. Un tribunal cantonal et une prison sont aussi abrités dans cet édifice jusqu’à la fin du XIXe siècle. Un clocheton servait à appeler les bourgeois aux réunions et à sonner le tocsin. Le monument aux morts est situé juste devant. Plusieurs cernéens s’étaient engagés dans l’armée française en 1914-18. Certains sont tombés sur le front d’Orient. Ainsi Louis Dannewitz est décédé en Serbie, Martin Zurlinden en Turquie tous deux en 1915. La plupart des soldats morts en 1939-45 sont des Malgré-nous, enrôlés de force dans l’armée allemande.

A *Bürgertrinkstube*—a meeting place for the town’s burghers—is documented as early as 1420. Gabriel-Ignace Ritter, an architect from Guebwiller, built the new structure in 1780; an additional story was added in the 19th century. Representatives from Cernay and Steinbach gathered there until 1847, when the two municipalities separated. The building also housed a cantonal court and a prison until the end of the 19th century. A small bell tower was used to summon the burghers to meetings and to sound the alarm. The war memorial is located right in front. Several men from Cernay enlisted in the French army during the 1914–1918 war. Some fell on the Eastern Front; for instance, Louis Dannewitz died in Serbia and Martin Zurlinden in Turkey, both in 1915. Most of the soldiers who died between 1939 and 1945 were *Malgré-nous*—men forcibly conscripted into the German army.

Eine Bürgertrinkstube, ein Versammlungsort für die Einwohner, ist bereits 1420 urkundlich erwähnt. Gabriel-Ignace Ritter, ein Architekt aus Guebwiller, errichtete das neue Gebäude 1780. Im 19. Jahrhundert wurde ein weiteres Stockwerk hinzugefügt. Vertreter von Cernay und Steinbach trafen sich dort bis 1847, als sich die beiden Gemeinden trennten. Bis zum Ende des 19. Jahrhunderts waren in diesem Gebäude auch ein Kantonsgericht und ein Gefängnis untergebracht. Ein kleiner Glockenturm diente dazu, die Bürger zu Versammlungen zusammenzurufen und Alarm zu schlagen. Direkt davor befindet sich das Kriegerdenkmal. Während des Krieges von 1914 bis 1918 meldeten sich mehrere Männer aus Cernay zur französischen Armee. Einige fielen an der Ostfront; so starben beispielsweise Louis Dannewitz in Serbien und Martin Zurlinden in der Türkei – beide im Jahr 1915. Bei den meisten Soldaten, die zwischen 1939 und 1945 ums Leben kamen, handelte es sich um sogenannte „Malgré-nous“ – Männer, die zwangsweise in die deutsche Wehrmacht eingezogen worden waren.

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Affluent de rive gauche de l’Ill, la Thur irrigue une vallée industrielle orientée vers l’est sur le flanc sud du Grand Ballon. Sa pollution lui a valu de bénéficier en 1983 du premier contrat de rivière en France. D’une longuer de 53,3 km, la rivière naît sur le versant occidental du Rainkopf, à Wildenstein, à 1 195 mètres d’altitude.

La Thur baigne entre autres Saint-Amarin, Thann et Vieux-Thann avant de déboucher dans la plaine d’Alsace à Cernay. Il s’agit d’une rivière très abondante, puissamment alimentée par de fortes précipitations dans son aire. La lame d’eau écoulée dans son bassin versant est de 781 millimètres par an, ce qui est deux fois et demi supérieur à la moyenne d’ensemble de la France, tous bassins confondus, et près du double de la moyenne du bassin de l’Ill.

A left-bank tributary of the Ill, the Thur flows through an east-facing industrial valley on the southern slopes of the Grand Ballon. Due to pollution issues, it became the subject of France’s first « river contract » in 1983. Spanning 53.3 km, the river originates on the western slope of the Rainkopf, near Wildenstein, at an altitude of 1,195 meters.

The Thur flows past towns including Saint-Amarin, Thann, and Vieux-Thann before entering the Alsace Plain at Cernay. It is a high-volume river, powerfully fed by heavy precipitation within its catchment area. The annual runoff depth in its watershed is 781 millimeters—two and a half times the national average across all basins and nearly double the average for the Ill basin.

Die Thur, ein linker Nebenfluss der Ill, bewässert ein nach Osten ausgerichtetes Industrietal am Südhang des Grand Ballon. Aufgrund ihrer Verschmutzung erhielt sie 1983 den ersten Flussbewirtschaftungsvertrag Frankreichs. Der 53,3 km lange Fluss entspringt am Westhang des Rainkopf bei Wildenstein auf einer Höhe von 1195 Metern. Die Thur fließt unter anderem durch Saint-Amarin, Thann und Vieux-Thann, bevor sie bei Cernay in die elsässische Ebene mündet. Sie ist ein sehr wasserreicher Fluss, der durch starke Regenfälle in ihrem Einzugsgebiet reichlich Wasser führt. Die jährliche Wassermenge in ihrem Einzugsgebiet beträgt 781 Millimeter, was dem Zweieinhalbfachen des französischen Durchschnitts (alle Flussgebiete zusammengenommen) und fast dem Doppelten des Durchschnitts im Einzugsgebiet der Ill entspricht.

 

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Cette plaque rend hommage au colonel du 152e régiment du génie Basset. Celui-ci est tombé le 31 janvier 1945, en allant reconnaître l’état d’un pont saboté par les allemands. Il a été victime d’un tireur d’élite.

This monument pays tribute to Colonel Basset of the 152nd Engineer Regiment. He fell on January 31, 1945, while going to inspect the condition of a bridge that had been sabotaged by the Germans. He was killed by a sniper.

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Dieses Denkmal ehrt Oberst Basset vom 152. Pionierregiment. Er fiel am 31. Januar 1945 bei der Inspektion einer von den Deutschen sabotierten Brücke. Er wurde von einem Scharfschützen getötet.

 

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On est face à une copie récente, l’originale ayant été déplacée près de la Porte de Thann, en contre-bas du Musée. Jean Népomucène (1330-1393) est né en Bohème méridionale. Devenu chanoine augustin de la cathédrale, puis vicaire général de l’archidiocèse de Prague, il refuse de révéler la confession de l’impératrice à son époux, le roi Venceslas, dit l’Ivrogne. Celui-ci le fait torturer en vain puis précipiter dans la Moldau. Il est canonisé en 1729. Son culte se répand en Haute-Alsace. Il est le protecteur des ponts et des fontaines. Saint Jean Népomucène est invoqué contre les inondations ; toutes fonctions ayant un rapport avec son martyre.

John Nepomucene (1330-1393) was born in southern Bohemia. Becoming an Augustinian canon of the cathedral, then vicar general of the Archdiocese of Prague, he refused to reveal the Empress’s confession to her husband, King Wenceslaus, known as the Drunkard. The king had him tortured in vain and then thrown into the Vltava River. He was canonized in 1729. His cult spread throughout Upper Alsace. He is the patron saint of bridges and fountains. Saint John Nepomucene is invoked against floods; all functions related to his martyrdom.

Johannes Nepomuk (1330–1393) wurde in Südböhmen geboren. Er wurde Augustiner-Chorherr am Dom und später Generalvikar des Erzbistums Prag. Er weigerte sich, das Geständnis der Kaiserin ihrem Ehemann, König Wenzel, genannt der Trunkenbold, preiszugeben. Der König ließ ihn daraufhin vergeblich foltern und in die Moldau werfen. 1729 wurde er heiliggesprochen. Sein Kult verbreitete sich im gesamten Oberelsass. Er gilt als Schutzpatron der Brücken und Brunnen. Der heilige Johannes Nepomuk wird gegen Überschwemmungen angerufen; all diese Funktionen stehen in Verbindung mit seinem Martyrium.

 

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Cette tour massive protège l’angle sud-est de la fortification. Son mur est épais de plus de trois mètres à la base. Elle possède une voûte en cul-de-four. Au XVIe siècle, l’ajout de bouches à feu lui confère son aspect actuel, celui d’un Rondell à deux niveaux de canonnières. La partie inférieure est faite de pierres à bosse issues d’une construction médiévale. Avant 1914, la tour est transformée en cave couverte et brasserie ; elle est agrémentée d’un balcon. Elle est restaurée au printemps 2026.

This massive tower protects the southeast corner of the fortification. Its wall is over three meters thick at the base. It has a semi-dome vault. In the 16th century, the addition of gun ports gave it its current appearance, that of a two-tiered Rondell tower. The lower section is made of rusticated stone from a medieval structure. Before 1914, the tower was converted into a covered cellar and brewery; it was enhanced with a balcony.

Dieser massive Turm schützt die südöstliche Ecke der Befestigungsanlage. Seine Mauer ist am Sockel über drei Meter dick. Er besitzt ein Halbkuppelgewölbe. Im 16. Jahrhundert erhielt er durch den Anbau von Schießscharten sein heutiges Aussehen als zweigeschossiger Rondellturm. Der untere Teil besteht aus rustiziertem Stein eines mittelalterlichen Bauwerks. Vor 1914 wurde der Turm zu einem überdachten Keller und einer Brauerei umgebaut und mit einem Balkon versehen.

 

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Au milieu du XVIIIe siècle, l’auberge « Au Palais Royal » est située hors de la porte Neuve. Elle est tenue par le sieur Grandjean. A la Révolution, le nouveau propriétaire la renomme « Au Soleil d’or », ce qui fait moins monarchiste. Devenu l’hôtel de la « Pomme d’or » vers 1850, le bâtiment passe à Auguste Bornot. En 1920, la commune le rachète pour y établir le nouvel hôtel de ville, inauguré le 11 novembre 1931. Il n’y a plus de chambres disponibles !

In the mid-18th century, the inn « Au Palais Royal » was located outside the Porte Neuve (New Gate). It was run by Monsieur Grandjean. During the Revolution, the new owner renamed it « Au Soleil d’or » (At the Golden Sun), which sounded less monarchist. Becoming the « Pomme d’or » (Golden Apple) hotel around 1850, the building then passed to Auguste Bornot. In 1920, the municipality bought it to establish the new town hall, which was inaugurated on November 11, 1931. There are no more rooms available!

Mitte des 18. Jahrhunderts befand sich das Gasthaus „Au Palais Royal“ außerhalb der Porte Neuve (Neuen Stadttor). Es wurde von Monsieur Grandjean geführt. Während der Revolution benannte der neue Besitzer es in „Au Soleil d’or“ (Zur Goldenen Sonne) um, da der Name weniger monarchistisch klang. Um 1850 wurde das Gebäude zum Hotel „Pomme d’or“ (Goldener Apfel) und ging später in den Besitz von Auguste Bornot über. 1920 kaufte die Gemeinde das Gebäude, um dort das neue Rathaus zu errichten, das am 11. November 1931 eingeweiht wurde. Es sind keine Zimmer mehr verfügbar!

 

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Cette croix a été sculptée par Barta de Rouffach à la fin du XIXe siècle. On sait qu’en 1920, elle était encore polychrome. Elle a fait l’objet d’une restauration en 2019. Le texte en allemand dans l’ovale indique :40 jours d’indulgence à qui récitera ici 5 « Notre Père » et le Crédo. Sur le piédestal l’inscription en allemand et latin dit : Ô vous tous qui passez par là sur votre chemin, prêtez attention et voyez s’il est douleur qui soit pareille à la mienne. (Jérémie 12) Le crâne au pied de la croix fait référence au Golgotha, le serpent au péché originel.

This cross was carved by Barta of Rouffach in the late 19th century. It is known to have still been polychromed in 1920. It underwent restoration in 2019. The German text within the oval reads: 40 days’ indulgence for anyone who recites five « Our Fathers » and the Creed here. The inscription on the pedestal, in German and Latin, reads: O all you who pass by on your way, pay heed and see if there is any sorrow like unto my sorrow. (Jeremiah 12)  The skull at the foot of the cross refers to Golgotha, and the serpent to Original Sin.

Dieses Kreuz wurde Ende des 19. Jahrhunderts von Barta aus Rouffach geschaffen. Es war 1920 noch polychrom. 2019 wurde es restauriert. Die deutsche Inschrift im Oval lautet: „40 Tage Ablass für jeden, der hier fünf Vaterunser und das Glaubensbekenntnis betet.“ Auf dem Sockel steht in Deutsch und Latein: „Alle, die ihr vorübergeht, seht, ob es irgendwo einen Schmerz gibt wie meinen.“ (Jeremia 12) Der Totenkopf am Fuß des Kreuzes symbolisiert Golgatha, die Schlange die Erbsünde.

 

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Les premiers réformés tolérés à Cernay sont ces mulhousiens venus installer des industries textiles dans la ville, à la fin du XVIIIe siècle. Le premier lieu de culte est un local prêté par un israélite, ami de Jean-Jacques Zurcher, fabricant d’indiennes. Un temple est bâti en 1842, un second le remplace en 1904, puis celui-ci, identique au précédent, en 1925. Le clocher abrite trois cloches fondues par Causard, de Colmar.

The first Reformed believers tolerated in Cernay were individuals from Mulhouse who came to establish textile industries in the town at the end of the 18th century. Their first place of worship was a space lent by a Jewish resident who was a friend of Jean-Jacques Zurcher, a manufacturer of printed cotton fabrics. A church was built in 1842; it was replaced by a second one in 1904, followed in 1925 by the current structure, which is identical to its predecessor. The bell tower houses three bells cast by Causard of Colmar.

Die ersten in Cernay tolerierten Protestanten stammten aus Mülhausen und kamen Ende des 18. Jahrhunderts in die Stadt, um dort Textilindustrie zu gründen. Das erste Gotteshaus war ein Raum, den ein jüdischer Freund von Jean-Jacques Zurcher, einem Hersteller bedruckter Baumwollstoffe, zur Verfügung stellte. 1842 wurde ein Tempel errichtet, 1904 folgte ein zweiter, und 1925 schließlich der heutige, baugleiche Tempel. Im Glockenturm hängen drei Glocken, die von Causard aus Colmar gegossen wurden.

 

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Henri Thierry-Mieg (1864-1930) débute dans l’industrie lainière à Mulhouse où il est naît. Par la suite il devient directeur de la Filature de laine peignée de Cernay, à Sandozwiller. Il se montre un patron soucieux du progrès social. En 1923, il est élu conseille municipal. Son fils, Bernard (1902-1988) lui aussi industriel, sera maire de Vieux-Thann.

Henri Thierry-Mieg (1864–1930) began his career in the wool industry in Mulhouse, his birthplace. He later became the director of the Cernay worsted wool spinning mill in Sandozwiller. He proved to be an employer committed to social progress. In 1923, he was elected to the municipal council. His son, Bernard (1902–1988)—also an industrialist—went on to serve as mayor of Vieux-Thann.

Henri Thierry-Mieg (1864–1930) begann seine Karriere in der Wollindustrie in seinem Geburtsort Mulhouse. Später wurde er Direktor der Kammgarnspinnerei Cernay in Sandozwiller. Er erwies sich als ein dem sozialen Fortschritt verpflichteter Unternehmer. 1923 wurde er in den Stadtrat gewählt. Sein Sohn Bernard (1902–1988), ebenfalls Industrieller, wurde später Bürgermeister von Vieux-Thann.

 

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C’est l’industriel Jean Dollfus qui initie les premières maisons ouvrières à Cernay en 1853. Il est imité par Sandoz sept ans plus tard à Sandozwiller, cité détruite pendant la Grande Guerre. La première cité ouvrière par son importance sera la cité Heuchel, du nom d’un des dirigeants de la société à l’œuvre. Ces maisons comprennent huit logements avec jardin muni d’une borne-fontaine. Les locaux communs abritent lavoir, buanderie avec eau chaude, séchoir et des salles de bain. La location par ménage est variable selon que les locataires sont employés à l’usine ou non. L’ouvrier peut accéder à la propriété. On est dans la démarche du christianisme social, parfois qualifié de paternalisme patronal.

The industrialist Jean Dollfus pioneered the construction of the first workers’ houses in Cernay in 1853. He was followed seven years later by Sandoz in Sandozwiller—a settlement that was destroyed during the Great War. The most significant of these developments was the Cité Heuchel, named after one of the executives of the company behind the project. These houses consisted of eight units, each with a garden featuring a standpipe. Communal facilities included a washhouse, a laundry room with hot water, a drying area, and bathrooms. Rental rates varied depending on whether or not the tenants were employed at the factory, and workers had the opportunity to become homeowners. This approach falls within the framework of social Christianity, sometimes described as employer paternalism.

Der Industrielle Jean Dollfus initiierte 1853 in Cernay die erste Arbeitersiedlung. Sieben Jahre später folgte ihm Sandoz in Sandozwiller, einer im Ersten Weltkrieg zerstörten Stadt. Die erste bedeutende Arbeitersiedlung war die Heuchel-Siedlung, benannt nach einem der Manager des Unternehmens. Sie umfasste acht Wohneinheiten, jede mit Garten und Trinkbrunnen. Zu den Gemeinschaftseinrichtungen gehörten ein Waschhaus, eine Wäscherei mit Warmwasser, ein Trockenraum und Badezimmer. Die Miete pro Haushalt variierte je nachdem, ob die Mieter im Werk beschäftigt waren oder nicht. Arbeiter konnten später Eigentümer werden. Wir befinden uns im Prozess des sozialen Christentums, das manchmal auch als paternalistisches Management bezeichnet wird.

 

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La nécropole nationale de Cernay abrite les corps de soldats tombés lors des batailles du Vieil-Armand et de Steinbach à l’été 1914. Créé en 1920, ce site est aménagé jusqu’en 1936 pour rassembler les corps exhumés de cimetières militaires provisoires situés au Hartmannswillerkopf, au sud de Thann et au nord de Mulhouse. En 1932, il est choisi pour réunir les corps des soldats tchèques exhumés des cimetières de Choloy (54) et des Vosges. Il s’agissait de volontaires engagés pour l’indépendance de leur pays, alors possession autrichienne. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, cette nécropole est réorganisée pour regrouper les corps de 1 045 soldats et prisonniers de guerre français exhumés du Haut-Rhin, d’Allemagne et d’Autriche morts pour la France entre 1940 et 1945. En ce lieu, reposent les corps de 2 238  français dont 1 300 en tombes individuelles, 45 Tchèques, 19 Russes, un Britannique et un Serbe. De plus, deux ossuaires conservent les restes de 938 combattants. A noter le nombre élevé de sépultures musulmanes. Elles appartiennent à des soldats des armées françaises reconstituées pour les campagnes de 1943-45, notamment la 4e Division Marocaine de Montagne qui tient tout le secteur de Cernay, lors des combats de la Libération.

The Cernay National Necropolis holds the remains of soldiers who fell during the battles of Vieil-Armand and Steinbach in the summer of 1914. Established in 1920, the site was developed through 1936 to consolidate bodies exhumed from temporary military cemeteries at Hartmannswillerkopf, south of Thann, and north of Mulhouse. In 1932, it was selected as the final resting place for Czech soldiers exhumed from cemeteries in Choloy (Meurthe-et-Moselle) and the Vosges region; these men were volunteers who had enlisted to fight for the independence of their country, which was then under Austrian rule. Following the Second World War, the necropolis was reorganized to gather the remains of 1,045 French soldiers and prisoners of war—who had died for France between 1940 and 1945—exhumed from sites in the Haut-Rhin, Germany, and Austria. The site holds the remains of 2,238 French individuals (1,300 in individual graves), as well as 45 Czechs, 19 Russians, one Briton, and one Serb. Additionally, two ossuaries contain the remains of 938 combatants. Of particular note is the large number of Muslim graves; these belong to soldiers from the French armies reconstituted for the campaigns of 1943–45. They belonged to soldiers of the French armies reconstituted for the 1943–45 campaigns—notably the 4th Moroccan Mountain Division, which held the entire Cernay sector during the battles of the Liberation.

Der Nationalfriedhof Cernay beherbergt die sterblichen Überreste von Soldaten, die im Sommer 1914 in den Schlachten bei Hartmannswillerkopf und Steinbach gefallen sind. Er wurde 1920 angelegt und bis 1936 ausgebaut, um die Gebeine aufzunehmen, die von provisorischen Militärfriedhöfen bei Hartmannswillerkopf, südlich von Thann und nördlich von Mülhausen, exhumiert wurden. 1932 wurde er ausgewählt, um die sterblichen Überreste tschechischer Soldaten aufzunehmen, die von den Friedhöfen von Choloy (54) und aus den Vogesen exhumiert worden waren. Es handelte sich um Freiwillige, die für die Unabhängigkeit ihres damals unter österreichischer Herrschaft stehenden Landes gekämpft hatten. Nach dem Zweiten Weltkrieg wurde diese Nekropole umgestaltet, um die sterblichen Überreste von 1.045 französischen Soldaten und Kriegsgefangenen aufzunehmen, die aus der Region Haut-Rhin, Deutschland und Österreich exhumiert worden waren und zwischen 1940 und 1945 für Frankreich gefallen waren. Hier ruhen die sterblichen Überreste von 2.238 französischen Soldaten, darunter 1.300 in Einzelgräbern, sowie von 45 Tschechen, 19 Russen, einem britischen Soldaten und einem Serben. Zusätzlich beherbergen zwei Beinhäuser die sterblichen Überreste von 938 Kämpfern. Auffällig ist die hohe Anzahl muslimischer Gräber. Diese gehören Soldaten der französischen Armeen, die für die Feldzüge von 1943–45 neu aufgestellt wurden. Sie gehören Soldaten der französischen Armeen, die für die Feldzüge von 1943-45 neu aufgestellt wurden, insbesondere der 4. marokkanischen Gebirgsdivision, die während der Befreiungskämpfe den gesamten Sektor Cernay hielt.

 

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La nécropole nationale de Cernay abrite les corps de soldats tombés lors des batailles du Vieil-Armand et de Steinbach à l’été 1914. Créé en 1920, ce site est aménagé jusqu’en 1936 pour rassembler les corps exhumés de cimetières militaires provisoires situés au Hartmannswillerkopf, au sud de Thann et au nord de Mulhouse. En 1932, il est choisi pour réunir les corps des soldats tchèques exhumés des cimetières de Choloy (54) et des Vosges. Il s’agissait de volontaires engagés pour l’indépendance de leur pays, alors possession autrichienne. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, cette nécropole est réorganisée pour regrouper les corps de 1 045 soldats et prisonniers de guerre français exhumés du Haut-Rhin, d’Allemagne et d’Autriche morts pour la France entre 1940 et 1945. En ce lieu, reposent les corps de 2 238 français dont 1 300 en tombes individuelles, 45 Tchèques, 19 Russes, un Britannique et un Serbe. De plus, deux ossuaires conservent les restes de 938 combattants. A noter le nombre élevé de sépultures musulmanes. Elles appartiennent à des soldats des armées françaises reconstituées pour les campagnes de 1943-45, notamment la 4e Division Marocaine de Montagne qui tient tout le secteur de Cernay, lors des combats de la Libération.

The Cernay National Necropolis holds the remains of soldiers who fell during the battles of Vieil-Armand and Steinbach in the summer of 1914. Established in 1920, the site was developed through 1936 to consolidate bodies exhumed from temporary military cemeteries at Hartmannswillerkopf, south of Thann, and north of Mulhouse. In 1932, it was selected as the final resting place for Czech soldiers exhumed from cemeteries in Choloy (Meurthe-et-Moselle) and the Vosges region; these men were volunteers who had enlisted to fight for the independence of their country, which was then under Austrian rule. Following the Second World War, the necropolis was reorganized to gather the remains of 1,045 French soldiers and prisoners of war—who had died for France between 1940 and 1945—exhumed from sites in the Haut-Rhin, Germany, and Austria. The site holds the remains of 2,238 French individuals (1,300 in individual graves), as well as 45 Czechs, 19 Russians, one Briton, and one Serb. Additionally, two ossuaries contain the remains of 938 combatants. Of particular note is the large number of Muslim graves; these belong to soldiers from the French armies reconstituted for the campaigns of 1943–45. They belonged to soldiers of the French armies reconstituted for the 1943–45 campaigns—notably the 4th Moroccan Mountain Division, which held the entire Cernay sector during the battles of the Liberation.

Der Nationalfriedhof Cernay beherbergt die sterblichen Überreste von Soldaten, die im Sommer 1914 in den Schlachten bei Hartmannswillerkopf und Steinbach gefallen sind. Er wurde 1920 angelegt und bis 1936 ausgebaut, um die Gebeine aufzunehmen, die von provisorischen Militärfriedhöfen bei Hartmannswillerkopf, südlich von Thann und nördlich von Mülhausen, exhumiert wurden. 1932 wurde er ausgewählt, um die sterblichen Überreste tschechischer Soldaten aufzunehmen, die von den Friedhöfen von Choloy (54) und aus den Vogesen exhumiert worden waren. Es handelte sich um Freiwillige, die für die Unabhängigkeit ihres damals unter österreichischer Herrschaft stehenden Landes gekämpft hatten. Nach dem Zweiten Weltkrieg wurde diese Nekropole umgestaltet, um die sterblichen Überreste von 1.045 französischen Soldaten und Kriegsgefangenen aufzunehmen, die aus der Region Haut-Rhin, Deutschland und Österreich exhumiert worden waren und zwischen 1940 und 1945 für Frankreich gefallen waren. Hier ruhen die sterblichen Überreste von 2.238 französischen Soldaten, darunter 1.300 in Einzelgräbern, sowie von 45 Tschechen, 19 Russen, einem britischen Soldaten und einem Serben. Zusätzlich beherbergen zwei Beinhäuser die sterblichen Überreste von 938 Kämpfern. Auffällig ist die hohe Anzahl muslimischer Gräber. Diese gehören Soldaten der französischen Armeen, die für die Feldzüge von 1943–45 neu aufgestellt wurden. Sie gehören Soldaten der französischen Armeen, die für die Feldzüge von 1943-45 neu aufgestellt wurden, insbesondere der 4. marokkanischen Gebirgsdivision, die während der Befreiungskämpfe den gesamten Sektor Cernay hielt.

 

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Priez devant cette croix offre 100 jours de rédemption au purgatoire, pour vous ou un proche disparu. Le XIXe siècle a connu une grande vague d’édification de croix et calvaires. Il fallait racheter les crimes de la Révolution. L’inscription latine précise que la Croix est l’unique espérance. Les mots en allemand parlent de la miséricorde de Jésus et d’indulgence.

Praying before this cross grants 100 days of remission in Purgatory, for yourself or a departed loved one. The 19th century saw a great wave of cross and Calvary construction; it was necessary to atone for the crimes of the Revolution. The Latin inscription states that the Cross is the only hope. The German words speak of the mercy of Jesus and of indulgence.

Das Gebet vor diesem Kreuz bietet hundert Tage der Erlösung im Fegefeuer, für sich selbst oder einen verstorbenen Angehörigen. Im 19. Jahrhundert wurden zahlreiche Kreuze und Kalvarienberge errichtet. Sie galten als notwendig, um die Verbrechen der Revolution zu sühnen. Die lateinische Inschrift besagt, dass das Kreuz die einzige Hoffnung ist. Die deutschen Worte sprechen von der Barmherzigkeit Jesu und vom Ablass.

 

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En 1904, les anciens combattants allemands de Cernay décident de faire ériger un monument commémoratif pour les soldats tombés dans la localité en 1870. Il est placé entre les cimetières catholiques et protestants. L’inscription dit qu’« ici reposent réunis dans la paix ceux qui sont tombés pour leur patrie. » Suivent les noms de deux soldats allemands et d’un français tués. La religion juive interdisant les exhumations, le soldat allemand Manassé, de Stettin, n’a pas rejoint ses camarades dans la fosse commune. L’association des Anciens Combattants, ou Kriegerverein Sennheim, était chargée d’entretenir le culte du Kaiser et du Reich. A noter qu’une nécropole allemande de 1914-1918 existe à Cernay, rue d’Aspach. Elle regroupe 8000 tombes dont celles de soldats tués au Hartmannswillerkopf.

In 1904, German veterans from Cernay decided to erect a memorial for the soldiers who had fallen in the town in 1870. It was placed between the Catholic and Protestant cemeteries. The inscription reads: « Here rest, united in peace, those who fell for their fatherland. » This is followed by the names of two German soldiers and one French soldier who were killed. Because Jewish religious law forbids exhumation, the German soldier Manassé—from Stettin—was not laid to rest alongside his comrades in the mass grave. The veterans’ association, or *Kriegerverein Sennheim*, was responsible for fostering devotion to the Kaiser and the Reich. It is worth noting that a German war cemetery from 1914–1918 is located in Cernay, on Rue d’Aspach. It contains 8,000 graves, including those of soldiers killed at Hartmannswillerkopf.

1904 beschlossen die deutschen Veteranen von Cernay, ein Denkmal für die 1870 in der Stadt gefallenen Soldaten zu errichten. Es wurde zwischen dem katholischen und dem protestantischen Friedhof aufgestellt. Die Inschrift lautet: „Hier ruhen vereint in Frieden die, die für ihr Vaterland gefallen sind.“ Es folgen die Namen zweier gefallener deutscher Soldaten und eines französischen Gefallenen. Da das jüdische Gesetz Exhumierungen verbietet, wurde der deutsche Soldat Manasse aus Stettin nicht mit seinen Kameraden im Massengrab beigesetzt. Der Veteranenverein Sennheim war für die Aufrechterhaltung des Kaiser- und Reichskults verantwortlich. Erwähnenswert ist, dass sich in Cernay, in der Rue d’Aspach, eine deutsche Nekropole aus den Jahren 1914–1918 befindet. Sie umfasst 8000 Gräber, darunter auch die von Soldaten, die in der Schlacht am Hartmannswillerkopf gefallen sind.

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Avoir pour sépulture une dalle en fonte convient parfaitement à Jean-Georges Meiner . Né en 1765 à Montbéliard, il fut en effet un grand maître de forges. Issu d’une dynastie saxonne et protestante enrichie dans ce même domaine, il fit l’acquisition de l’abbaye de Lucelle sous la Révolution, la fzit raser et y édifie son usine. Ruiné en 1817, il la cède à ses créanciers bâlois.

Un autre industriel repose aussi dans ce cimetière. Né à Cernay, diplômé des Arts et Métiers (Châlons, promotion 1858) James Barbier, après avoir travaillé dans différentes filatures de coton entre 1861 et 1871, devient fabricant de tubes en papier pour filatures. Il est également associé des Maison Schaffhauser, à Cernay, Gunther, à Fontaine-les-Luxeuil et Taepffer à Lodz (Pologne) Il est décédé en 1912.

François Ingold, né à Nancy en 1894 et mort à Paris en 1980, fut un général Compagnon de la Libération. Gouverneur de Fort-Archambault au Tchad en 1940, il se rallie à de Gaulle. Il est donc condamné à mort par contumace par le gouvernement de Vichy. Il perd son fils aîné, Charles aviateur dans la Royal Air Force, cité à l’ordre des Forces françaises libres. Il participe à la campagne du Fezzan avec le général Leclerc. Nommé chancelier de l’ordre de la Libération en 1958 il démissionne en 1962, ayant difficilement vécu le fait de siéger au Haut Tribunal militaire en 1961 et de devoir juger les militaires à la suite du putsch d’Alger. Le camarade de son frère résistant Maurice, qui fut déporté avec ce dernier au camp de Dachau où il mourut, était parmi ces militaires.

A cast-iron slab serves as a fitting burial marker for Jean-Georges Meiner. Born in 1765 in Montbéliard, he was a prominent ironmaster. Hailing from a wealthy Saxon Protestant dynasty established in the same industry, he acquired the Lucelle Abbey during the Revolution, had it demolished, and built his factory on the site. Ruined in 1817, he surrendered the property to his creditors from Basel.

Another industrialist also rests in this cemetery. Born in Cernay and a graduate of the Arts et Métiers engineering school (Châlons, class of 1858), James Barbier worked in various cotton mills between 1861 and 1871 before becoming a manufacturer of paper tubes for spinning mills. He was also a partner in the firms of Schaffhauser (Cernay), Gunther (Fontaine-les-Luxeuil), and Taepffer (Łódź, Poland). He died in 1912.

François Ingold, born in Nancy in 1894 and deceased in Paris in 1980, was a general and a Companion of the Liberation. While serving as Governor of Fort-Archambault in Chad in 1940, he rallied to de Gaulle’s cause. Consequently, he was sentenced to death in absentia by the Vichy government. He lost his eldest son, Charles—an aviator in the Royal Air Force who was cited in the orders of the Free French Forces. Ingold took part in the Fezzan campaign alongside General Leclerc. Appointed Chancellor of the Order of the Liberation in 1958, he resigned in 1962, having found it deeply distressing to sit on the High Military Tribunal in 1961 and to have to judge fellow military officers following the Algiers Putsch. Among these soldiers was the comrade of her brother Maurice—a Resistance fighter who was deported alongside him to the Dachau camp, where he died.

Eine gusseiserne Grabplatte passt perfekt zu Jean-Georges Meiner. Geboren 1765 in Montbéliard, war er ein bedeutender Eisenfabrikant. Er stammte aus einer sächsischen und protestantischen Dynastie, die in diesem Bereich zu Reichtum gekommen war. Während der Französischen Revolution erwarb er die Abtei Lucelle, ließ sie abreißen und errichtete dort seine Fabrik. Nach seinem Konkurs 1817 verkaufte er sie an seine Basler Gläubiger.

Ein weiterer Industrieller ruht ebenfalls auf diesem Friedhof. James Barbier, geboren in Cernay und Absolvent der Ingenieurschule Arts et Métiers (Châlons, Jahrgang 1858), arbeitete zwischen 1861 und 1871 in verschiedenen Baumwollspinnereien und wurde dann Hersteller von Papierhülsen für Spinnereien. Er war außerdem Teilhaber der Firma Schaffhauser in Cernay, der Firma Gunther in Fontaine-lès-Luxeuil und der Firma Taepffer im polnischen Lodz. Er starb 1912.

François Ingold, geboren 1894 in Nancy und gestorben 1980 in Paris, war General und Mitglied des Ordens der Befreiung. Als Gouverneur von Fort-Archambault im Tschad schloss er sich 1940 de Gaulle an. Daraufhin wurde er von der Vichy-Regierung in Abwesenheit zum Tode verurteilt. Er verlor seinen ältesten Sohn Charles, einen Flieger der Royal Air Force, der in den Befehlen der Freien Französischen Streitkräfte erwähnt wurde. Er nahm unter General Leclerc am Feldzug im Fezzan teil. 1958 wurde er zum Kanzler des Ordens der Befreiung ernannt, trat jedoch 1962 zurück, da es ihm schwerfiel, 1961 dem Obersten Militärtribunal anzugehören und nach dem Putsch von Algier über das Militär zu urteilen. Unter diesen Soldaten befand sich auch der Kamerad seines Bruders Maurice, der mit ihm ins Konzentrationslager Dachau deportiert wurde, wo er starb.

 

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En 1478, un juif mulhousien est tué par un hobereau local. Il est enterré dans le cimetière juif de Cernay. Celui-ci sert de lieu de sépulture à tous les juifs de la région. Désaffecté après la guerre de Trente ans, il est remplacé par une nécropole à Jungholtz. La communauté israélite de Cernay y inhume ses morts jusqu’au XIXe siècle. Le dernier cimetière juif de Cernay, abandonné, date de 1833. Une stèle appartient à un Kohen, ou descendant du grand prêtre Aaron. Les mains ouvertes évoquent les fonctions sacerdotales du trépassé, Salomon Katz, qui bénit les fidèles à la fin des services liturgiques les jours de fête. La famille Katz, dont le nom est une variante de Kahn ou Kohen, est attestée à Cernay depuis le XVIIe siècle.

In 1478, a Jewish man from Mulhouse was killed by a local nobleman. He was buried in the Jewish cemetery of Cernay, which served as the burial ground for all the Jews in the region. Closed after the Thirty Years’ War, it was replaced by a burial ground in Jungholtz, where the Jewish community of Cernay interred its dead until the 19th century. The final Jewish cemetery in Cernay—now abandoned—dates back to 1833. This headstone belonged to a *Kohen*, or descendant of the High Priest Aaron. The open hands symbolize the priestly duties of the deceased, Salomon Katz, who would bless the congregation at the end of liturgical services on holy days. The Katz family—whose name is a variant of Kahn or Kohen—has been documented in Cernay since the 17th century.

Im Jahr 1478 wurde ein jüdischer Mann aus Mülhausen von einem ortsansässigen Adligen getötet. Er wurde auf dem jüdischen Friedhof von Cernay beigesetzt, der als Begräbnisstätte für alle Juden der Region diente. Nach dem Dreißigjährigen Krieg wurde er aufgegeben und durch eine Nekropole in Jungholtz ersetzt. Die jüdische Gemeinde von Cernay bestattete ihre Toten dort bis ins 19. Jahrhundert. Der letzte jüdische Friedhof in Cernay, heute verlassen, stammt aus dem Jahr 1833. Dieser Grabstein gehört einem Kohen, einem Nachkommen des Hohepriesters Aaron. Die offenen Hände erinnern an die priesterlichen Funktionen des Verstorbenen, Salomon Katz, der die Gläubigen am Ende der liturgischen Gottesdienste an Festtagen segnete. Die Familie Katz, deren Name eine Variante von Kahn oder Kohen ist, ist in Cernay seit dem 17. Jahrhundert belegt.

 

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Le Mémorial des Malgré-nous rend hommage aux 130 000 Alsaciens et Mosellans incorporés de force dans l’armée allemande, entre octobre 1942 et juin 1944, morts ou portés disparus sur le front russe ou dans les camps de prisonniers.

The *Malgré-nous* Memorial pays tribute to the 130,000 Alsatians and Mosellans forcibly conscripted into the German army between October 1942 and June 1944 who died or went missing on the Russian front or in prisoner-of-war camps.

Das Denkmal für die Malgré-nous würdigt die 130.000 Elsässer und Moselländer, die zwischen Oktober 1942 und Juni 1944 zwangsweise in die deutsche Armee eingezogen wurden und an der russischen Front oder in Kriegsgefangenenlagern starben oder vermisst wurden.

 

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La Tour des Sorcières ou Hexenturm était une tour d’angle. On manque de renseignements sur son histoire. Totalement rasée pendant la guerre de 1914-1918, elle a été reconstruite au même endroit en 1920, dans un style très différent. C’est désormais une maison d’habitation. Cette tour aurait servi de prison pour les sorcières. On y enfermait les malheureuses que l’on disait possédées du diable. On les déférait ensuite devant le Malefizgericht d’Ensisheim, cour de justice spécialisée dans ce genre de « crimes » Rappelons que la grande chasse aux sorcières en Europe s’étend entre 1580 et 1640, donc après le Moyen Âge.

The *Hexenturm* (Witches’ Tower) was a corner tower. Little is known about its history. Completely razed during the First World War (1914–1918), it was rebuilt on the same site in 1920 in a very different style; it now serves as a private residence. The tower is said to have served as a prison for witches. Unfortunate women accused of being possessed by the devil were confined there. They were subsequently brought before the *Malefizgericht* in Ensisheim, a court specializing in such « crimes. » It is worth noting that the great European witch-hunt took place between 1580 and 1640—that is, after the Middle Ages.

Der Hexenturm war ein Eckturm. Informationen über seine Geschichte sind rar. Im Ersten Weltkrieg (1914–1918) vollständig zerstört, wurde er 1920 am selben Ort in einem völlig anderen Stil wiederaufgebaut. Heute ist er ein Privathaus. Der Turm soll als Gefängnis für Hexen gedient haben. Unglückliche Frauen, die man für vom Teufel besessen hielt, wurden dort eingesperrt und anschließend vor das Malefizgericht in Ensisheim gebracht, ein Gericht, das sich auf solche „Verbrechen“ spezialisiert hatte. Man sollte bedenken, dass die große Hexenverfolgung in Europa zwischen 1580 und 1640 stattfand, also nach dem Mittelalter.

 

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Victorieux d’Arioviste près de Cernay, César en profita pour occuper toute la Gaule. Toute ? Oui ; toute. Ce bassin octogonal gallo-romain est issu directement de cette colonisation. Daté du IIe siècle, il fut découvert en 1957 dans une mine voisine. Il est formé de huit blocs de grès rouge mesurant chacun un mètre de long, 80 centimètres de haut et 30 d’épaisseur. Une ouverture, pratiquée dans l’un des blocs, s’adapte à un neuvième de 140 centimètres de long, formant ainsi un canal d’alimentation.

Victorious over Ariovistus, Caesar seized the opportunity to occupy all of Gaul. All of it? Yes, all of it. This Gallo-Roman octagonal basin is a direct result of this colonization. Dating from the 2nd century, it was discovered in 1957 in a nearby mine. It is made of eight blocks of red sandstone, each measuring one meter long, 80 centimeters high, and 30 centimeters thick. An opening in one of the blocks fits into a ninth block, 140 centimeters long, thus forming a supply channel.

Nach seinem Sieg über Ariovistus nutzte Cäsar die Gelegenheit, ganz Gallien zu erobern. Ganz Gallien? Ja, wirklich ganz. Dieses achteckige Becken aus gallo-römischer Zeit ist ein direktes Ergebnis dieser Kolonisation. Es stammt aus dem 2. Jahrhundert und wurde 1957 in einem nahegelegenen Bergwerk entdeckt. Es besteht aus acht Blöcken aus rotem Sandstein, die jeweils einen Meter lang, 80 Zentimeter hoch und 30 Zentimeter dick sind. Eine Öffnung in einem der Blöcke passt in einen neunten, 140 Zentimeter langen Block und bildet so einen Versorgungskanal.

 

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Cette pierre légendaire se situait jadis sur l’Ochsenfeld. Elle porte le nom de « Pierre de la Petite Poule » Selon la légende, lorsque l’on appuie l’oreille contre ce bloc, on entend pousser la barbe de l’empereur Frédéric1er, dit Barberousse. Elle serait en fait la base d’un foulon servant à presser le chanvre, le plâtre ou l’huile. Le trou au centre sert à mettre l’axe du support des meules.

This legendary stone once stood on the Ochsenfeld. It is known as the « Little Hen Stone. » According to legend, if you press your ear against the block, you can hear the beard of Emperor Frederick I—known as Barbarossa—growing. In reality, it is likely the base of a mill used for processing hemp, gypsum, or oil. The central hole accommodated the axle for the millstone support.

Dieser legendäre Stein stand einst auf dem Ochsenfeld. Er ist als „Stein der kleinen Henne“ bekannt. Der Legende nach kann man, wenn man sein Ohr an diesen Block legt, das Bartwachsen von Kaiser Friedrich I., auch bekannt als Barbarossa, hören. Er soll der Sockel einer Walkmühle gewesen sein, die zum Pressen von Hanf, Gips oder Öl verwendet wurde. Das Loch in der Mitte hielt die Achse des Mühlsteins.

 

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Jean Népomucène (1330-1393) est né en Bohème méridionale. Devenu chanoine augustin de la cathédrale, puis vicaire général de l’archidiocèse de Prague, il refuse de révéler la confession de l’impératrice à son époux, le roi Venceslas dit l’Ivrogne. Celui-ci le fait torturer en vain puis précipiter dans la Moldau. Il est canonisé en 1729. Son culte se répand en Haute-Alsace. Il est le protecteur des ponts et des fontaines. Saint Jean Népomucène est invoqué contre les inondations ; toutes fonctions ayant un rapport avec son martyre. Cette statue est un don de Georges Witz, président du conseil de fabrique au début du XIXe siècle. Elle se trouvait à l’origine sur le pont de la Thur, à l’emplacement du monument aux morts. Elle a été depuis remplacée par une copie.

John Nepomucene (1330-1393) was born in southern Bohemia. Becoming an Augustinian canon of the cathedral, then vicar general of the Archdiocese of Prague, he refused to reveal the Empress’s confession to her husband, King Wenceslaus, known as the Drunkard. The king had him tortured in vain and then thrown into the Vltava River. He was canonized in 1729. His cult spread throughout Upper Alsace. He is the patron saint of bridges and fountains. Saint John Nepomucene is invoked against floods; all functions related to his martyrdom. This statue was a gift from Georges Witz, president of the church council at the beginning of the 19th century. It originally stood on the Thur bridge, on the site of the war memorial. It has since been replaced by a copy.

Johannes Nepomuk (1330–1393) wurde in Südböhmen geboren. Er wurde Augustiner-Chorherr am Dom und später Generalvikar des Erzbistums Prag. Er weigerte sich, das Geständnis der Kaiserin ihrem Ehemann, König Wenzel, genannt der Trunkenbold, preiszugeben. Der König ließ ihn daraufhin vergeblich foltern und in die Moldau werfen. 1729 wurde er heiliggesprochen. Sein Kult verbreitete sich im gesamten Oberelsass. Er gilt als Schutzpatron der Brücken und Brunnen. Der heilige Johannes Nepomuk wird gegen Überschwemmungen angerufen; all diese Funktionen stehen in Verbindung mit seinem Martyrium. Diese Statue war ein Geschenk von Georges Witz, dem Präsidenten des Kirchenrats zu Beginn des 19. Jahrhunderts. Sie stand ursprünglich auf der Thurbrücke, am Standort des heutigen Kriegerdenkmals. Es wurde inzwischen durch eine Kopie ersetzt.

 

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Jusqu’au XVIIIe siècle, c’est la porte Haute ou Oberthor. Une maisonnette de péage lui est annexée. Les deux autres portes de Cernay sont démolies au XIXe siècle. La partie basse de cette tour date du XIIIe siècle, avec un arc brisé sans herse. La partie supérieure, du XVIe siècle, possède des chaînes d’angle aux bossages à coussinet, un oriel et une plate-forme à créneaux. De la même époque, l’avant-corps accolé à la tour carrée s’ouvre sur le fossé par une large porte cintrée munie de châssis d’un pont-levis, et par une étroite poterne. Après les dégâts de 1914, la porte est restaurée et un étage est supprimé. Depuis 1939, l’édifice abrite un beau musée à découvrir.

Until the 18th century, this was the Upper Gate, or Oberthor Gate. A tollhouse was attached to it. The two other gates of Cernay were demolished in the 19th century. The lower part of this tower dates from the 13th century, with a pointed arch but no portcullis. The upper part, from the 16th century, features quoins with cushion-shaped bosses, an oriel window, and a crenellated platform. From the same period, the projecting section adjoining the square tower opens onto the moat through a wide arched doorway equipped with the frames of a drawbridge, and through a narrow postern gate. After the damage of 1914, the gate was restored, and one story was removed. Since 1939, the building has housed a lovely museum.

Bis ins 18. Jahrhundert war dies das Obertor, auch Oberthor-Tor genannt. Ein Zollhaus war daran angeschlossen. Die beiden anderen Tore von Cernay wurden im 19. Jahrhundert abgerissen. Der untere Teil dieses Turms stammt aus dem 13. Jahrhundert und besitzt einen Spitzbogen, aber kein Fallgitter. Der obere Teil aus dem 16. Jahrhundert weist Eckquader mit kissenförmigen Schlusssteinen, ein Erkerfenster und eine Zinnenplattform auf. Aus derselben Zeit stammt der an den quadratischen Turm angrenzende Vorbau, der sich durch ein breites, mit Zugbrückenrahmen versehenes Bogentor und eine schmale Pforte zum Burggraben hin öffnet. Nach den Beschädigungen von 1914 wurde das Tor restauriert und ein Stockwerk entfernt. Seit 1939 beherbergt das Gebäude ein hübsches Museum.

 

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Jusqu’au XVIIIe siècle, c’est la porte Haute ou Oberthor. Une maisonnette de péage lui est annexée. Les deux autres portes de Cernay sont démolies au XIXe siècle. La partie basse de cette tour date du XIIIe siècle, avec un arc brisé sans herse. La partie supérieure, du XVIe siècle, possède des chaînes d’angle aux bossages à coussinet, un oriel et une plate-forme à créneaux. De la même époque, l’avant-corps accolé à la tour carrée s’ouvre sur le fossé par une large porte cintrée munie de châssis d’un pont-levis, et par une étroite poterne. Après les dégâts de 1914, la porte est restaurée et un étage est supprimé. Depuis 1939, l’édifice abrite un beau musée à découvrir.

Until the 18th century, this was the Upper Gate, or Oberthor Gate. A tollhouse was attached to it. The two other gates of Cernay were demolished in the 19th century. The lower part of this tower dates from the 13th century, with a pointed arch but no portcullis. The upper part, from the 16th century, features quoins with cushion-shaped bosses, an oriel window, and a crenellated platform. From the same period, the projecting section adjoining the square tower opens onto the moat through a wide arched doorway equipped with the frames of a drawbridge, and through a narrow postern gate. After the damage of 1914, the gate was restored, and one story was removed. Since 1939, the building has housed a lovely museum.

Bis ins 18. Jahrhundert war dies das Obertor, auch Oberthor-Tor genannt. Ein Zollhaus war daran angeschlossen. Die beiden anderen Tore von Cernay wurden im 19. Jahrhundert abgerissen. Der untere Teil dieses Turms stammt aus dem 13. Jahrhundert und besitzt einen Spitzbogen, aber kein Fallgitter. Der obere Teil aus dem 16. Jahrhundert weist Eckquader mit kissenförmigen Schlusssteinen, ein Erkerfenster und eine Zinnenplattform auf. Aus derselben Zeit stammt der an den quadratischen Turm angrenzende Vorbau, der sich durch ein breites, mit Zugbrückenrahmen versehenes Bogentor und eine schmale Pforte zum Burggraben hin öffnet. Nach den Beschädigungen von 1914 wurde das Tor restauriert und ein Stockwerk entfernt. Seit 1939 beherbergt das Gebäude ein hübsches Museum.

 

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La villa Carrère est bâtie après la Première Guerre mondiale. Les colombages, l’oriel, l’escalier et les fenêtres en plein cintre sont tous en grès rose. Elle est parfois appelée Jeannot-Lapin en raison de la sculpture figurant ce personnage au-dessus de l’une des entrées. Elle etait la propriété des époux Carrère. Le mari, Jean-Paul, né à Bordeaux, est peintre de natures mortes, de nus et de quelques paysages. Mort en 1933, à 55 ans, il a pour épitaphe la phrase suivante : « La droiture et l’amour sont une belle proue au-dessus du silence. »

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Villa Carrère was built after the First World War. Its half-timbering, oriel window, staircase, and round-arched windows are all made of pink sandstone. It is sometimes known as « Jeannot-Lapin » (Peter Rabbit) due to a sculpture of that character above one of the entrances. The villa was owned by the Carrère couple. The husband, Jean-Paul—born in Bordeaux—was a painter of still lifes, nudes, and occasional landscapes. He died in 1933 at the age of 55; his epitaph reads: « Integrity and love are a beautiful prow rising above the silence. »

Die Villa Carrère wurde nach dem Ersten Weltkrieg erbaut. Das Fachwerk, der Erker, das Treppenhaus und die Bogenfenster sind aus rosafarbenem Sandstein gefertigt. Sie wird aufgrund der Skulptur von Jeannot-Lapin (Johnny Hase) über einem der Eingänge auch „Jeannot-Lapin“ (Johnny Hase) genannt. Die Villa gehörte dem Ehepaar Carrère. Der Ehemann, Jean-Paul, geboren in Bordeaux, war Maler von Stillleben, Akten und Landschaften. Er starb 1933 im Alter von 55 Jahren. Seine Grabinschrift lautet: „Aufrichtigkeit und Liebe sind ein schöner Bug über der Stille.“

 

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En 1891, le conseil de fabrique de l’église locale achète à la municipalité les anciens bâtiments des écoles primaires. Il s’agit de l’hôtel de Ferrette, nommé Oberhof, vendu à la Révolution comme bien national. Créé en 1889, le cercle catholique de Cernay est destiné à l’éducation et à la récréation de la jeunesse, avec une section de gymnastique et une de musique, ainsi qu’une bibliothèque. Après 1918, un nouveau bâtiment est reconstruit à la place de l’Oberhof.

In 1891, the local church council purchased the former primary school buildings from the municipality. The property was the *Hôtel de Ferrette*—known as the *Oberhof*—which had been sold off as national property during the Revolution. Established in 1889, the Cernay Catholic Club was dedicated to the education and recreation of young people, featuring gymnastics and music sections as well as a library. After 1918, a new building was constructed on the site of the *Oberhof*.

1891 erwarb der örtliche Kirchenrat die ehemaligen Grundschulgebäude von der Gemeinde. Es handelte sich dabei um das Hôtel de Ferrette, bekannt als Oberhof, das während der Französischen Revolution als Staatseigentum verkauft worden war. Der 1889 gegründete katholische Zirkel von Cernay widmete sich der Erziehung und Freizeitgestaltung junger Menschen und verfügte über eine Turn-, eine Musik- und eine Bibliotheksabteilung. Nach 1918 wurde an der Stelle des Oberhofs ein Neubau errichtet.

 

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Il s’agit d’un élément de pressoir à vin appelé Trottstein. La pression est exercée sur les raisins à l’aide d’un levier constitué par une poutre s’amincissant à l’une des extrémités, où est fixée la pierre qui sert de contrepoids. Elle pèse 3 tonnes.

This is a component of a wine press known as a *Trottstein*. Pressure is applied to the grapes using a lever formed by a beam that tapers at one end, where the stone serving as a counterweight is attached. It weighs 3 tonnes.

Dies ist ein Bauteil einer Weinpresse, genannt Trottstein. Der Druck auf die Trauben wird mithilfe eines Hebels ausgeübt, der aus einem sich an einem Ende verjüngenden Balken besteht, an dem ein Gegengewichtsstein befestigt ist. Er wiegt 3 Tonnen.

 

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Il s’agit de vestiges d’une propriété des seigneurs de Ferrette datée du XIVe siècle. La tour d’habitation fut bâtie le long de la première enceinte. Elle a été détruite après la guerre de 1914-1918. On peut y voir le marquage au sol de ce rempart, long de 3800 mètres, et d’une tour de flanquement. Des fouilles archéologiques ont été réalisées en 2007.

(Référence : Jacky Koch, « Cernay (Haut-Rhin) Cour de Ferrette » Archéologie médiévale, 38 – 2008, 240)

These are the remains of a 14th-century estate belonging to the Lords of Ferrette. The residential tower was built along the first defensive wall. It was destroyed after the 1914–1918 war. Ground markings indicate the line of this rampart—which was 3,800 meters long—and the location of a flanking tower. Archaeological excavations were carried out in 2007. (Reference: Jacky Koch, « Cernay (Haut-Rhin) – Cour de Ferrette, » *Archéologie médiévale*, 38 – 2008, 240)

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Es handelt sich um die Überreste eines Anwesens der Herren von Ferrette aus dem 14. Jahrhundert. Der Wohnturm befand sich entlang der ersten Umfassungsmauer. Er wurde nach dem Ersten Weltkrieg (1914–1918) zerstört. Die Umrisse des 3.800 Meter langen Walls und eines flankierenden Turms sind noch heute am Boden erkennbar. Archäologische Ausgrabungen wurden 2007 durchgeführt. (Referenz: Jacky Koch, „Cernay (Haut-Rhin) Cour de Ferrette“, Medieval Archaeology, 38 – 2008, S. 240)

 

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Ne manquez pas ce superbe trompe l’œil. Il représente une scène prise sur le vif, qui pourrait s’intituler : « Le cuisinier et les petits gourmands ».

Don’t miss this superb trompe-l’œil. It depicts a candid scene that could be titled « The Chef and the Little Food Lovers. »

Verpassen Sie nicht dieses meisterhafte Trompe-l’œil-Gemälde. Es zeigt eine Szene in einem ungestellten Augenblick und könnte den Titel „Der Koch und die kleinen Feinschmecker“ tragen.

 

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En 1147, l’abbaye cistercienne de Lucelle possède à Cernay une cour franche, avec une grange et un cellier. Cette cour était située dans le hameau de Birlingen. Dès la fin du XVe siècle, le grand-cellérier habite Cernay. Le bâtiment intra-muros sert de résidence aux prieurs et aux receveurs laïcs de Birlingen. Les revenus en nature que l’abbaye perçoit, notamment le vin, y sont stockés. En 1605, la cave du Lutzelhoff contient l’équivalent de 72 000 litres de vin. A la Révolution, la cour est vendue puis transformée en 1812, en filature de coton par la famille Witz. Le bâtiment principal, avec sa tourelle Renaissance, échappe à un incendie en 1876 puis aux ravages de la guerre. Une pierre armoriée, scellée dans le mur, rappelle que la cour fut construite sous Nicolas de Rosenberg de Thann, abbé de Lucelle en 1545, qui réside souvent à Cernay. Un double blason figure les armes des Ferrette et de l’Autriche et celles de l’abbaye et de l’abbé de Lucelle, peut-être deux roses.

In 1147, the Cistercian abbey of Lucelle owned a free courtyard in Cernay, with a barn and a cellar. This courtyard was located in the hamlet of Birlingen. From the end of the 15th century, the head cellarer resided in Cernay. The building within the walls served as a residence for the priors and the lay receivers of Birlingen. The abbey’s in-kind revenues, particularly wine, were stored there. In 1605, the Lutzelhoff cellar contained the equivalent of 72,000 liters of wine. During the French Revolution, the courtyard was sold and then, in 1812, converted into a cotton mill by the Witz family. The main building, with its Renaissance turret, escaped a fire in 1876 and later the ravages of war. A stone bearing a coat of arms, set into the wall, commemorates the fact that the courtyard was built under Nicolas de Rosenberg de Thann, Abbot of Lucelle in 1545, who often resided in Cernay. A double coat of arms displays the arms of the Ferrette family and Austria, as well as those of the abbey and the Abbot of Lucelle, possibly including two roses.

Im Jahr 1147 besaß die Zisterzienserabtei Lucelle einen freien Hof in Cernay mit Scheune und Keller. Dieser Hof lag im Weiler Birlingen. Ab Ende des 15. Jahrhunderts residierte der Kellermeister in Cernay. Das Gebäude innerhalb der Klostermauern diente den Prioren und den weltlichen Einnehmern von Birlingen als Residenz. Dort wurden die Naturaleinnahmen der Abtei, insbesondere Wein, gelagert. 1605 enthielt der Keller Lutzelhoff umgerechnet 72.000 Liter Wein. Während der Französischen Revolution wurde der Hof verkauft und 1812 von der Familie Witz in eine Baumwollspinnerei umgewandelt. Das Hauptgebäude mit seinem Renaissance-Turm überstand 1876 einen Brand und später die Zerstörungen des Krieges. Ein in die Mauer eingelassener Stein mit Wappen erinnert daran, dass der Hof 1545 unter Nicolas de Rosenberg de Thann, Abt von Lucelle, erbaut wurde, der sich häufig in Cernay aufhielt. Das Doppelwappen zeigt die Wappen der Familie Ferrette und Österreichs sowie die Wappen der Abtei und des Abtes von Lucelle, möglicherweise einschließlich zweier Rosen.

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