Bouxwiller – La ville
Durée visite : 6 heures
Moyen : Pédestre
Durée visite : 3 heures 30 minutes
Moyen : Vélo
Attestée dès l’époque gallo-romaine, Bouxwiller devient un fief de l’évêque de Metz, confié aux Lichtenberg, au Moyen Âge. A partir de 1480, les Hanau-Lichtenberg agrandissent leur territoire, rendent justice et battent monnaie. Ils introduisent la Réforme dans leur petit état en 1545. À leur apogée, les comtes possédaient une quinzaine de bailliages, regroupant 150 localités situées des deux côtés du Rhin. L’essentiel des terres se trouvait en Alsace, au Nord de l’actuel département du Bas-Rhin. Le reste se situait à l’Est du département de la Moselle autour de Philippsbourg, en Hesse autour de Babenhausen, au Palatinat et au pays de Bade. L’ensemble était connu sous le nom de Pays du Hanau, avec Bouxwiller comme capitale. Appauvrie par la guerre de Trente ans, Bouxwiller conserve son autonomie après l’annexion à la France, en 1680, puis passe aux Hesse-Darmstadt en 1736. Le château est rasé pendant la Révolution. L’économie connaît un vrai essor avec l’ouverture des mines de lignite en 1810. L’industrie chimique se développe alors. Le juriste bouxwillérois Christophe Koch participe, sous Napoléon, à l’organisation des églises protestantes. Le «malaise alsacien» accompagne ici aussi les annexions allemandes. Après 1955, la fin des mines laisse place au secteur tertiaire.
Documented since the Gallo-Roman era, Bouxwiller became a fief of the Bishop of Metz, entrusted to the Lichtenbergs, in the Middle Ages. From 1480, the Hanau-Lichtenbergs expanded their territory, administered justice, and minted money. They introduced the Reformation into their small state in 1545. At their peak, the counts owned about fifteen bailiwicks, encompassing 150 localities located on both sides of the Rhine. Most of the land was located in Alsace, north of the current Bas-Rhin department. The rest was located east of the Moselle department around Philippsbourg, in Hesse around Babenhausen, in the Palatinate, and in Baden. The whole was known as the Pays du Hanau, with Bouxwiller as its capital. Impoverished by the Thirty Years’ War, Bouxwiller retained its autonomy after its annexation to France in 1680, then passed to Hesse-Darmstadt in 1736. The castle was razed during the Revolution. The economy experienced a real boom with the opening of lignite mines in 1810. The chemical industry then developed. Christophe Koch, a Bouxwiller lawyer, participated in the organization of Protestant churches under Napoleon. The « Alsatian malaise » also accompanied the German annexations here. After 1955, the end of the mines gave way to the tertiary sector.
Bouxwiller ist seit der gallorömischen Zeit dokumentiert und wurde im Mittelalter ein Lehen des Bischofs von Metz, das den Lichtenbergern anvertraut wurde. Ab 1480 erweiterten die Hanau-Lichtenberger ihr Territorium, sprachen Rechtsprechung und prägten Geld. 1545 führten sie die Reformation in ihrem kleinen Staat ein. In ihrer Blütezeit besaßen die Grafen etwa fünfzehn Vogteien mit 150 Orten beiderseits des Rheins. Der größte Teil des Landes lag im Elsass, nördlich des heutigen Départements Bas-Rhin. Der Rest befand sich östlich des Départements Moselle um Philippsburg, in Hessen um Babenhausen, in der Pfalz und in Baden. Das Ganze war als Pays du Hanau bekannt, mit Bouxwiller als Hauptstadt. Bouxwiller, durch den Dreißigjährigen Krieg verarmt, behielt nach der Annexion an Frankreich 1680 seine Autonomie und fiel 1736 an Hessen-Darmstadt. Die Burg wurde während der Französischen Revolution zerstört. Mit der Eröffnung der Braunkohlegruben 1810 erlebte die Stadt einen wahren Aufschwung. Die chemische Industrie entwickelte sich. Christophe Koch, ein Anwalt aus Bouxwiller, beteiligte sich unter Napoleon an der Gründung der protestantischen Kirchen. Die „Elsässer Malaise“ begleitete auch die deutschen Annexionen. Nach 1955 wich das Ende der Bergwerke dem tertiären Sektor.

Parti: au 1er d’azur à l’aigle contournée d’or, au 2e de gueules au lion d’argent.
Le plus ancien sceau conservé de Bouxwiller est daté de l’année 1548 : Écu de parti, à senestre l’aigle d’empire, à dextre le lion des Lichtenberg, seigneurs de la ville.
Party: 1st azure, a contoured eagle or, 2nd gules, a lion argent.
The oldest surviving seal of Bouxwiller is dated 1548: Shield of party, on the sinister side, the imperial eagle, on the dexter side, the lion of the Lichtenbergs, lords of the town.
Partei: 1. Blau, ein Adler mit Kontur, 2. Rot, ein silberner Löwe.
Das älteste erhaltene Siegel von Bouxwiller stammt aus dem Jahr 1548: Parteischild, links der Reichsadler, rechts der Löwe der Lichtenbergs, der Herren der Stadt.

Les habitants et les habitantes de Bouxwiller s’appellent les Bouxwillerois et les Bouxwilleroises.
The inhabitants of Bouxwiller are called Bouxwillerois and Bouxwilleroises.
Die Einwohner von Bouxwiller werden Bouxwillerois und Bouxwilleroises genannt.
.Les points de visites

L’administration du comté se développe au début du XVIIe siècle, puis dans le deuxième tiers du XVIIIe. Parmi tous les fonctionnaires de ce que l’on nommait la Régence, on comptait le chancelier, ses quatre conseillers, un archiviste et son adjoint, deux secrétaires, un greffier et son adjoint, deux justificateurs-vérificateurs, des greffiers, un régisseur des forêts et bien d’autres encore. Trois ensembles de logements de fonction sont alors édifiés, dont celui-ci en 1739. Appelé Neubau, il se compose de cinq maisons accolées. Chacune d’elles comprend un corps de logis et, entourant une cour intérieur, diverses dépendances. La construction, caractéristique des petites principautés allemandes du XVIIIe siècle, s’inspire de l’architecture militaire française, notamment par l’usage de façades sobres, de fenêtres relativement petites et de vastes combles.
The county administration developed at the beginning of the 17th century, then in the second third of the 18th. Among all the officials of what was called the Regency were the chancellor, his four councilors, an archivist and his deputy, two secretaries, a clerk and his deputy, two justificators-verifiers, clerks, a forest manager, and many others. Three sets of official residences were then built, including this one in 1739. Called Neubau, it consists of five adjoining houses. Each of them includes a main building and, surrounding an interior courtyard, various outbuildings. The construction, characteristic of small German principalities of the 18th century, is inspired by French military architecture, notably through the use of sober facades, relatively small windows, and vast attics.
Die Kreisverwaltung entwickelte sich zu Beginn des 17. Jahrhunderts und dann im zweiten Drittel des 18. Jahrhunderts. Zu den Beamten der sogenannten Regentschaft gehörten der Kanzler, seine vier Räte, ein Archivar und sein Stellvertreter, zwei Sekretäre, ein Schreiber und sein Stellvertreter, zwei Justifikatoren-Verifikatoren, Schreiber, ein Forstverwalter und viele andere. Anschließend wurden drei Reihen von Amtshäusern errichtet, darunter dieses im Jahr 1739. Der sogenannte Neubau besteht aus fünf nebeneinander liegenden Häusern. Jedes von ihnen umfasst ein Hauptgebäude und mehrere, einen Innenhof umgebende Nebengebäude. Die für kleine deutsche Fürstentümer des 18. Jahrhunderts charakteristische Bauweise ist von der französischen Militärarchitektur inspiriert, insbesondere durch die Verwendung schlichter Fassaden, relativ kleiner Fenster und großer Dachböden.

.
De la fin du Moyen Âge à la Seconde Guerre mondiale, Bouxwiller compte une importante communauté juive. Impliquée étroitement dans l’économie rurale, elle assure à la ville son autonomie financière après la Révolution. En 1843, l’ancienne synagogue laisse place à ce nouvel édifice néo-classique. A l’instar des bâtiments chrétiens, elle porte une horloge en façade. En 1998, l’intérieur, dégradé pendant l’Occupation, devient un musée. Ce dernier est consacré à la riche histoire du judaïsme alsacien.
From the late Middle Ages until World War II, Bouxwiller had a large Jewish community. Closely involved in the rural economy, it ensured the town’s financial independence after the Revolution. In 1843, the old synagogue gave way to this new neoclassical building. Like the Christian buildings, it features a clock on its façade. In 1998, the interior, which had been damaged during the Occupation, became a museum.
Vom Spätmittelalter bis zum Zweiten Weltkrieg hatte Bouxwiller eine große jüdische Gemeinde. Eng in die ländliche Wirtschaft eingebunden, sicherte sie der Stadt nach der Revolution ihre finanzielle Unabhängigkeit. 1843 wich die alte Synagoge diesem neuen neoklassizistischen Gebäude. Wie die christlichen Gebäude ziert auch dieses eine Uhr an der Fassade. 1998 wurde der während der Besatzung beschädigte Innenraum zu einem Museum.

.
Voici quelques indications sur l’urbanisme bouxwillérois. Le centre historique est compris dans un îlot rectangulaire délimité par la muraille médiévale. Cette ceinture, dont bon nombre de vestiges subsistent de nos jours, a un périmètre de 1 105 mètres. Ce quartier présente des rues étroites et tortueuses typiquement médiévales, notamment autour de l’église luthérienne et de la place du Marché aux Grains. La Grand-Rue, rectiligne et plus large, traverse ce quartier selon un axe sud-est/nord-ouest. Elle reliait jusqu’au XIXe siècle les deux portes qui verrouillaient la ville. Un plan de 1759 indique, qu’à cette époque, deux faubourgs s’étaient formés devant ces portes sur un prolongement extra-muros de la Grand-Rue. Les fossés extérieurs qui entouraient Bouxwiller furent occupés, au XIXe siècle, par des maisons ouvrières pour constituer, par exemple, la rue des Mines.
Here are some indications on the urban planning of Bouxwiller. The historic center is included in a rectangular block delimited by the medieval wall. This belt, of which many vestiges remain today, has a perimeter of 1,105 meters. This district has narrow and winding streets typically medieval, notably around the Lutheran church and the Place du Marché aux Grains. The Grand-Rue, straight and wider, crosses this district on a southeast/northwest axis. Until the 19th century, it connected the two gates that locked the city. A map from 1759 indicates that, at that time, two suburbs had formed in front of these gates on an extra-muros extension of the Grand-Rue. The external ditches that surrounded Bouxwiller were occupied in the 19th century by workers’ houses to constitute, for example, the rue des Mines.
Hier einige Hinweise zur Stadtplanung von Bouxwiller. Das historische Zentrum ist von einem rechteckigen Block umgeben, der von der mittelalterlichen Stadtmauer begrenzt wird. Dieser Gürtel, von dem heute noch viele Überreste erhalten sind, hat einen Umfang von 1.105 Metern. Dieses Viertel hat enge und gewundene, typisch mittelalterliche Straßen, insbesondere rund um die lutherische Kirche und den Place du Marché aux Grains. Die gerade und breitere Grand-Rue durchquert dieses Viertel auf einer Südost-Nordwest-Achse. Bis zum 19. Jahrhundert verband sie die beiden Stadttore. Eine Karte aus dem Jahr 1759 zeigt, dass sich damals vor diesen Toren in einer Verlängerung der Grand-Rue außerhalb der Stadtmauern zwei Vororte gebildet hatten. Die äußeren Gräben, die Bouxwiller umgaben, wurden im 19. Jahrhundert von Arbeiterhäusern eingenommen und bildeten beispielsweise die Rue des Mines.
.

.
Cette maison en pierre et pan de bois a été construite en 1608. Au-dessus d’un premier niveau en maçonnerie enduite s’élèvent les étages en pans de bois, chacun en surplomb par rapport à l’autre. Ce colombage de style Renaissance est en vogue du milieu du XVIe siècle à la fin du XVIIe. Il se caractérise par la densité du poutrage et par sa disposition à but ornemental. La façade, rythmée par des ensembles verticaux, est richement décorée sur les allèges des fenêtres principales. Elle fut la propriété, de la fin du XVIe siècle jusqu’en 1626 d’une famille de pelletiers, les Schickfuss. Elle passa ensuite à Johann Breitenacker, conseiller et secrétaire de la Chancellerie. Johann Alberti, chirurgien barbier de la Cour des Hanau-Lichtenberg, en fut aussi propriétaire. Récemment, des peintures décoratives ont été réalisées.
This stone and timber-framed house was built in 1608. Above a first level of rendered masonry rise the timber-framed floors, each overhanging the other. This Renaissance-style half-timbering was in vogue from the mid-16th century to the end of the 17th century. It is characterized by the density of the beams and its ornamental arrangement. The facade, punctuated by vertical groups, is richly decorated on the sills of the main windows. It was owned, from the end of the 16th century until 1626, by a family of furriers, the Schickfuss. It then passed to Johann Breitenacker, councilor and secretary of the Chancellery. Johann Alberti, barber surgeon of the Court of Hanau-Lichtenberg, was also the owner. Recently, decorative paintings were carried out.
Dieses Stein- und Fachwerkhaus wurde 1608 erbaut. Über einer ersten Ebene aus verputztem Mauerwerk erheben sich die Fachwerkgeschosse, die übereinander ragen. Dieses Fachwerk im Renaissancestil war von Mitte des 16. bis Ende des 17. Jahrhunderts in Mode. Es zeichnet sich durch die Dichte der Balken und die ornamentale Anordnung aus. Die von vertikalen Gruppen durchbrochene Fassade ist an den Fensterbänken der Hauptfenster reich verziert. Vom Ende des 16. Jahrhunderts bis 1626 gehörte das Haus der Kürschnerfamilie Schickfuß. Danach ging es an Johann Breitenacker, Ratsherr und Kanzleisekretär, über. Auch Johann Alberti, Bader am Hof von Hanau-Lichtenberg, war Eigentümer. Kürzlich wurden dekorative Malereien ausgeführt.

.
Au milieu du XVIIIe siècle, la prospérité et l’augmentation de la population provoquent une poussée d’urbanisation. Les jardinets, les dépendances et les petites maisons basses sont alors surbâtis d’édifices aux façades étroites. Elle adoptent souvent la même configuration, avec un logement par niveau. Bouxwiller compte 3080 habitants en 1793, 4076 en 1836, 2400 en 1921 et 3700 en 2022.
In the mid-18th century, prosperity and population growth led to a surge in urbanization. Small gardens, outbuildings, and small, low-rise houses were overbuilt with narrow-fronted buildings. They often adopted the same layout, with one dwelling per level. Bouxwiller had 3,080 inhabitants in 1793, 4,076 in 1836, 2,400 in 1921, and 3,700 in 2022.
Mitte des 18. Jahrhunderts führten Wohlstand und Bevölkerungswachstum zu einer rasanten Urbanisierung. Kleine Gärten, Nebengebäude und kleine, niedrige Häuser wurden durch schmale Häuser überbaut. Sie wiesen oft den gleichen Grundriss auf, mit einer Wohnung pro Etage. Bouxwiller hatte 1793 3.080 Einwohner, 1836 4.076, 1921 2.400 und 2022 3.700.

.
Cette maison date de 1595. Deux niveaux en maçonnerie servent d’assise aux deux étages supérieurs en pans de bois, traités de manière fort sobre.
This house dates from 1595. Two masonry levels serve as a base for the two upper floors in half-timbered construction, treated in a very sober manner.
Das Haus stammt aus dem Jahr 1595. Zwei gemauerte Ebenen dienen als Sockel für die beiden Obergeschosse in Fachwerkbauweise, die sehr schlicht gehalten sind.

.
Ce groupe sculpté, réalisé en 2005, est situé sur la placette entre la rue du Sable et la rue du 22 Novembre. Il rend hommage à l’unique récit que Marie Hart a écrit en français, en 1877. Elle enseigne alors cette langue dans une école de jeunes filles à Dresde. Le conte «Marguerite ou la Petite Gardeuse d’Oies» est dédié à la petite sœur de l’auteure, prénommée Marguerite. La «Gänseliese» est une figure bien connue de l’imagerie populaire alsacienne. Les oies ont longtemps fait partie du paysage rural. L’élevage de ces volatiles, souvent acariâtres, représentait un atout économique, tant pour la qualité de leur chair que pour leurs plumes.
This sculpted group, created in 2005, is located on the small square between Rue du Sable and Rue du 22 Novembre. It pays homage to the only story that Marie Hart wrote in French, in 1877. She was teaching this language at a girls’ school in Dresden. The story « Marguerite or the Little Goose Girl » is dedicated to the author’s little sister, named Marguerite. The « Gänseliese » is a well-known figure in Alsatian folk imagery. Geese have long been part of the rural landscape. The breeding of these often cantankerous birds represented an economic asset, both for the quality of their flesh and for their feathers.
Diese 2005 geschaffene Skulpturengruppe befindet sich auf dem kleinen Platz zwischen der Rue du Sable und der Rue du 22 Novembre. Sie ist eine Hommage an die einzige Erzählung, die Marie Hart 1877 auf Französisch verfasste. Sie unterrichtete diese Sprache an einer Dresdner Mädchenschule. Die Erzählung „Marguerite oder die kleine Gänseliese“ ist der kleinen Schwester der Autorin, Marguerite, gewidmet. Die Gänseliese ist eine bekannte Figur in der elsässischen Volkskunst. Gänse gehören seit jeher zum ländlichen Raum. Die Zucht dieser oft streitsüchtigen Vögel war sowohl wegen der Qualität ihres Fleisches als auch wegen ihres Gefieders ein wirtschaftlicher Vorteil.

.
Cette grande maison à colombages est contemporaine de deux maisons voisines, les n° 1, rue du Sable et n°4, rue du 22 Novembre. Ici on trouve également deux niveaux en maçonnerie. Ils servent d’assise à deux étages supérieurs en pan-de-bois simple, sauf que l’immeuble ne forme pas un angle et que les encorbellements sont ici un peu plus prononcés. Par ailleurs, les deux niveaux de la partie basse sont répartis entre une partie supérieure, réservée à l’habitation, et un niveau inférieur, destiné aux animaux de ferme ou à une cave; ce qui ne semble pas être le cas en ce qui concerne les deux autres maisons citées. Au premier des deux étages supérieurs en pan-de-bois, au niveau de la travée de droite, on peut lire sur une poutre verticale la date de 1629, qui correspondrait à la date de construction, ainsi que des initiales (IF/MK) qui pourraient être celles du couple qui s’y est installé. Un emblème d’artisan est non identifié.
This large half-timbered house is contemporary with two neighboring houses, No. 1, rue du Sable and No. 4, rue du 22 Novembre. Here we also find two masonry levels. They serve as a base for two upper floors in simple half-timbering, except that the building does not form an angle and the successive corbels are a little more pronounced here. Furthermore, the two levels of the lower part are divided between an upper part, reserved for living quarters, and a lower level, intended for farm animals or a cellar; which does not seem to be the case with regard to the other two houses mentioned. On the first of the two upper floors in half-timbering, at the level of the right bay, we can read on a vertical beam the date 1629, which would correspond to the date of construction, as well as initials (IF/MK) which could be those of the couple who settled there. A craftsman’s emblem is unidentified.
Dieses große Fachwerkhaus entstand zeitgleich mit zwei Nachbarhäusern, Nr. 1, rue du Sable und Nr. 4, rue du 22 Novembre. Auch hier finden sich zwei gemauerte Ebenen. Sie dienen als Basis für zwei Obergeschosse in schlichtem Fachwerk, wobei das Gebäude hier keinen Winkel bildet und die aufeinanderfolgenden Konsolen etwas ausgeprägter sind. Darüber hinaus sind die beiden Ebenen des unteren Teils in einen oberen, für Wohnräume reservierten Bereich und einen unteren, für Nutztiere oder einen Keller vorgesehenen Bereich unterteilt; dies scheint bei den beiden anderen genannten Häusern nicht der Fall zu sein. Im ersten der beiden oberen Fachwerkgeschosse, auf Höhe des rechten Erkers, ist auf einem vertikalen Balken die Jahreszahl 1629 zu lesen, die dem Baudatum entspricht, sowie Initialen (IF/MK), die möglicherweise zu dem Paar gehören, das sich dort niederließ. Ein Handwerkerwappen ist nicht identifiziert.

.
Les Juifs sont présents à Bouxwiller depuis le XIVe siècle. Au XVIe, les princes de Hanau-Lichtenberg, ayant leur capitale à Bouxwiller, adoptent le protestantisme. Esprits éclairés, ils sont tolérants envers les Juifs. Ainsi, en 1717, les commerçants chrétiens ayant réclamé la fermeture des magasins juifs, les prévôts et échevins certifièrent « que les juifs ont tenu de tout temps de notre souvenir des boutiques marchandes ouvertes en cette ville. Ils y ont vendu de toutes sortes de marchandises, tout comme les autres marchands d’icelle » Plus encore, les Hanau-Lichtenberg autorisent à Bouxwiller, une yeshiva ou collège talmudique et un beith-dîn ou Cour de justice juive, institutions qui subsisteront jusqu’à la Révolution. En 1784, 297 juifs sont recensés en ville, puis cinq décennies plus tard, leur nombre est passé à plus de 400. L’ancienne synagogue du XVIIIe siècle, avec son bain rituel en sous-sol, était située rue des Juifs. Elle fut rasée par les nazis.
Jews have been present in Bouxwiller since the 14th century. In the 16th century, the princes of Hanau-Lichtenberg, having their capital in Bouxwiller, adopted Protestantism. Enlightened minds, they were tolerant towards Jews. Thus, in 1717, when Christian merchants demanded the closure of Jewish stores, the provosts and aldermen certified « that the Jews have always held merchant shops open in this town. They sold all kinds of goods there, just like the other merchants there. » Moreover, the Hanau-Lichtenbergs authorized a yeshiva or Talmudic college and a beith-dîn or Jewish Court of Justice in Bouxwiller, institutions that would last until the Revolution. In 1784, 297 Jews were recorded in the city, and five decades later, their number had risen to over 400. The former 18th-century synagogue, with its ritual bath in the basement, was located on Rue des Juifs. It was razed by the Nazis.
Juden lebten seit dem 14. Jahrhundert in Bouxwiller. Im 16. Jahrhundert traten die Fürsten von Hanau-Lichtenberg, deren Hauptstadt Bouxwiller war, zum Protestantismus über. Aufgeklärt, zeigten sie sich Juden gegenüber tolerant. Als christliche Kaufleute 1717 die Schließung jüdischer Geschäfte forderten, bescheinigten die Pröpste und Ratsherren, „dass die Juden in dieser Stadt schon immer Handelsläden betrieben haben. Sie verkauften dort alle möglichen Waren, genau wie die anderen Kaufleute dort.“ Darüber hinaus genehmigten die Hanau-Lichtenberger eine Jeschiwa (Talmudschule) und ein Beith-Dîn (jüdisches Gericht) in Bouxwiller – Institutionen, die bis zur Französischen Revolution bestehen sollten. 1784 wurden 297 Juden in der Stadt registriert, fünf Jahrzehnte später war ihre Zahl auf über 400 angestiegen. Die ehemalige Synagoge aus dem 18. Jahrhundert mit ihrem rituellen Bad im Keller befand sich in der Rue des Juifs. Es wurde von den Nazis dem Erdboden gleichgemacht.

.
Un premier sanctuaire sert de paroisse aux bouxwillerois jusqu’au XVIe siècle. Il est transformé en bâtiment funéraire lors du passage de la ville à la Réforme. Les fidèles catholiques se rendent alors à l’église annexe, en dehors de la cité. En 1684, Saint-Léger est attribuée à la paroisse catholique nouvellement constituée. Du bâtiment du XIIIe siècle subsiste le clocher, ancienne tour forte. La nef est reconstruite en 1780. L’intérieur abrite un orgue, réalisé en 1668 par le facteur strasbourgeois Baldner. Au-dessus du maître-autel, se trouve un tableau attribué à l’artiste strasbourgeois Melling (1724-1796) Il représente le martyre de saint Léger.
A first sanctuary served as a parish for the Bouxwillerois until the 16th century. It was transformed into a funeral building during the town’s transition to the Reformation. The Catholic faithful then went to the annex church, outside the town. In 1684, Saint-Léger was assigned to the newly constituted Catholic parish. The bell tower, a former fortified tower, remains of the 13th-century building. The nave was rebuilt in 1780. The interior houses an organ, made in 1668 by the Strasbourg organ builder Baldner. Above the high altar, there is a painting attributed to the Strasbourg artist Melling (1724-1796). It depicts the martyrdom of Saint Léger.
Ein erstes Heiligtum diente den Einwohnern von Bouxwiller bis ins 16. Jahrhundert als Pfarrei. Mit dem Übergang der Stadt zur Reformation wurde es in ein Bestattungsinstitut umgewandelt. Die katholischen Gläubigen begaben sich daraufhin in die außerhalb der Stadt gelegene Nebenkirche. 1684 wurde Saint-Léger der neu gegründeten katholischen Pfarrei zugeteilt. Der Glockenturm, ein ehemaliger Wehrturm, ist von dem Gebäude aus dem 13. Jahrhundert erhalten. Das Kirchenschiff wurde 1780 wiederaufgebaut. Im Inneren befindet sich eine Orgel, die 1668 vom Straßburger Orgelbauer Baldner geschaffen wurde. Über dem Hochaltar befindet sich ein Gemälde, das dem Straßburger Künstler Melling (1724–1796) zugeschrieben wird. Es zeigt das Martyrium des Heiligen Léger.
.

.
Un premier sanctuaire sert de paroisse aux bouxwillerois jusqu’au XVIe siècle. Il est transformé en bâtiment funéraire lors du passage de la ville à la Réforme. Les fidèles catholiques se rendent alors à l’église annexe, en dehors de la cité. En 1684, Saint-Léger est attribuée à la paroisse catholique nouvellement constituée. Du bâtiment du XIIIe siècle subsiste le clocher, ancienne tour forte. La nef est reconstruite en 1780. L’intérieur abrite un orgue, réalisé en 1668 par le facteur strasbourgeois Baldner. Au-dessus du maître-autel, se trouve un tableau attribué à l’artiste strasbourgeois Melling (1724-1796) Il représente le martyre de saint Léger.
A first sanctuary served as a parish for the Bouxwillerois until the 16th century. It was transformed into a funeral building during the town’s transition to the Reformation. The Catholic faithful then went to the annex church, outside the town. In 1684, Saint-Léger was assigned to the newly constituted Catholic parish. The bell tower, a former fortified tower, remains of the 13th-century building. The nave was rebuilt in 1780. The interior houses an organ, made in 1668 by the Strasbourg organ builder Baldner. Above the high altar, there is a painting attributed to the Strasbourg artist Melling (1724-1796). It depicts the martyrdom of Saint Léger.
Ein erstes Heiligtum diente den Einwohnern von Bouxwiller bis ins 16. Jahrhundert als Pfarrei. Mit dem Übergang der Stadt zur Reformation wurde es in ein Bestattungsinstitut umgewandelt. Die katholischen Gläubigen begaben sich daraufhin in die außerhalb der Stadt gelegene Nebenkirche. 1684 wurde Saint-Léger der neu gegründeten katholischen Pfarrei zugeteilt. Der Glockenturm, ein ehemaliger Wehrturm, ist von dem Gebäude aus dem 13. Jahrhundert erhalten. Das Kirchenschiff wurde 1780 wiederaufgebaut. Im Inneren befindet sich eine Orgel, die 1668 vom Straßburger Orgelbauer Baldner geschaffen wurde. Über dem Hochaltar befindet sich ein Gemälde, das dem Straßburger Künstler Melling (1724–1796) zugeschrieben wird. Es zeigt das Martyrium des Heiligen Léger.
.

.
Les mines de lignite, à forte teneur en soufre et contenant de l’alun natif, sont découvertes au mitan du XVIIIe siècle. Elles sont fermées presque aussitôt, ne se prêtant guère à l’industrie sidérurgique.
A partir de 1810, elles sont rouvertes et exploitées, fournissant la matière première d’une usine chimique de vitriol et d’alun. Sous l’impulsion de Charles-Henri Schattenmann, l’entreprise se spécialise dans la chimie organique, et en particulier dans les composants de colorants. Cette « Administration des Mines » installe bureaux et entrepôts au centre-ville, en 1865. Le site de production est transféré à trois kilomètres, pour cause de nuisances. De 150 employés en 1825, les effectifs montent à 370 en 1850 et à 500 en 1860. On travaillait alors 300 jours par an ! Sur son site de la Reidt, non loin de Bouxwiller, l’entreprise tirait de substances animales de la potasse, du prussiate de potasse, ou de l’ammoniac. Cette activité industrielle perdura, même si les affaires commencèrent à péricliter à partir de 1880. La mine fut inondée en 1881, puis en 1888 et la production minière cessa en 1897. Finalement, l’entreprise arrêta toutes ses activités en 1958.
Lignite mines, with a high sulfur content and containing native alum, were discovered in the mid-18th century. They were closed almost immediately, as they were not well-suited to the steel industry. From 1810, they were reopened and exploited, providing the raw material for a chemical vitriol and alum factory. Under the leadership of Charles-Henri Schattenmann, the company specialized in organic chemistry, particularly in dye components. This « Administration des Mines » set up offices and warehouses in the city center in 1865. The production site was relocated three kilometers away due to noise pollution. From 150 employees in 1825, the workforce rose to 370 in 1850 and 500 in 1860. At that time, employees worked 300 days a year! At its site in Reidt, not far from Bouxwiller, the company extracted potash, prussiate of potash, and ammonia from animal substances. This industrial activity continued, even though business began to decline from 1880. The mine was flooded in 1881, then in 1888, and mining production ceased in 1897. Finally, the company ceased all activities in 1958.
Mitte des 18. Jahrhunderts wurden Braunkohlegruben mit hohem Schwefelgehalt und gediegenem Alaun entdeckt. Sie wurden fast sofort wieder geschlossen, da sie für die Stahlindustrie ungeeignet waren. Ab 1810 wurden sie wiedereröffnet und ausgebeutet und lieferten den Rohstoff für eine chemische Vitriol- und Alaunfabrik. Unter der Leitung von Charles-Henri Schattenmann spezialisierte sich das Unternehmen auf organische Chemie, insbesondere auf Farbstoffkomponenten. Diese „Administration des Mines“ richtete 1865 Büros und Lagerhäuser im Stadtzentrum ein. Der Produktionsstandort wurde wegen Lärmbelästigung drei Kilometer entfernt verlegt. Von 150 Mitarbeitern im Jahr 1825 stieg die Belegschaft auf 370 im Jahr 1850 und 500 im Jahr 1860. Damals arbeiteten die Mitarbeiter 300 Tage im Jahr! An seinem Standort in Reidt, unweit von Bouxwiller, gewann das Unternehmen Pottasche, Kalilaugenblauschnaps und Ammoniak aus tierischen Substanzen. Diese industrielle Tätigkeit wurde fortgesetzt, auch wenn die Geschäftstätigkeit ab 1880 zurückging. Die Mine wurde 1881 und 1888 geflutet und 1897 wurde die Bergbauproduktion eingestellt. Schließlich stellte das Unternehmen 1958 alle Aktivitäten ein.

.
Deux types de défense sont successivement utilisés. Au XIVe siècle, des niches percées de hautes fentes, pour le tir à l’arc, sont disposées à intervalles réguliers. Par la suite, ces fentes sont ébréchées pour autoriser le tir à l’arbalète. Lorsque les armes à feu se généralisent, les niches sont comblées et des embrasures de tir pratiquées dans le parapet, sur le chemin de ronde. Bâtie sans fondations sur un remblai de terre glaise, l’enceinte fortifiée de la ville, dont il reste trois côtés au XXe siècle, est surmontée d’un chemin de ronde, couvert par endroits. Dès le XVIIIe siècle, les propriétaires des maisons adossées à la muraille sont autorisés à y pratiquer des ouvertures. Par la suite, ils en deviennent propriétaires. Cette Poterne du Prêtre ouvrait l’accès vers l’église. En effet en 1312, Bouxwiller est dit oppidum et l’église Saint-Léger est dite « extra muros opidi »
Two types of defense were successively used. In the 14th century, niches pierced with high slits, for archery, were placed at regular intervals. Subsequently, these slits were chipped to allow crossbow shooting. When firearms became widespread, the niches were filled and firing embrasures were made in the parapet, on the patrol path. Built without foundations on a clay embankment, the fortified city wall, of which three sides remained in the 20th century, is surmounted by a patrol path, covered in places. From the 18th century, the owners of the houses leaning against the wall were authorized to make openings in them. Subsequently, they became the owners. This Priest’s Postern opened access to the church. In fact, in 1312, Bouxwiller was called an oppidum and the Saint-Léger church was called “extra muros opidi”
Zwei Verteidigungsarten wurden nacheinander eingesetzt. Im 14. Jahrhundert wurden in regelmäßigen Abständen Nischen mit hohen Schießscharten für Bogenschützen angebracht. Später wurden diese Schießscharten abgebrochen, um Armbrustschießen zu ermöglichen. Als sich Feuerwaffen verbreiteten, wurden die Nischen zugeschüttet und Schießscharten in die Brüstung am Patrouillenweg eingebracht. Die ohne Fundament auf einem Lehmwall errichtete befestigte Stadtmauer, von der im 20. Jahrhundert noch drei Seiten erhalten waren, wird von einem stellenweise überdachten Patrouillenweg überragt. Ab dem 18. Jahrhundert durften die Eigentümer der an die Mauer gelehnten Häuser Öffnungen in diese einbauen. Später wurden sie Eigentümer. Diese Pforte öffnete den Zugang zur Kirche. Tatsächlich wurde Bouxwiller 1312 als Oppidum und die Kirche Saint-Léger als „extra muros opidi“ bezeichnet.

.
Jusqu’à la Révolution, la ville vit presque exclusivement de l’administration. Celle-ci supprimée, la pauvreté s’installe jusqu’au début du XIXe siècle. L’essor de l’industrie permet par la suite une économie florissante. Les familles ouvrières, bien que logées à l’étroit, entretiennent des jardins et des vignes. Elles élèvent aussi quelques poules et chèvres. Cette maison du XVIIIe est occupée au siècle suivant par des ouvriers paysans. Plusieurs familles y habitent.
Until the Revolution, the town lived almost exclusively on government services. Once this was abolished, poverty set in until the early 19th century. The rise of industry subsequently led to a thriving economy. Working-class families, despite living in cramped conditions, maintained gardens and vineyards. They also raised a few chickens and goats. This 18th-century house was occupied by peasant workers in the following century. Several families lived there.
Bis zur Revolution lebte die Stadt fast ausschließlich von staatlichen Leistungen. Nach deren Abschaffung herrschte bis zum Beginn des 19. Jahrhunderts Armut. Der Aufstieg der Industrie führte später zu einer florierenden Wirtschaft. Arbeiterfamilien pflegten trotz beengter Verhältnisse Gärten und Weinberge. Sie hielten auch ein paar Hühner und Ziegen. Dieses Haus aus dem 18. Jahrhundert wurde im folgenden Jahrhundert von Bauern bewohnt. Mehrere Familien lebten darin.

.
Cette fontaine doit son nom à l’écrivaine bouxwilléroise Marie Hart. Une plaque présente un extrait du poème «Heimkehr» ou « Retour au pays », lui même extrait du livre «Üs minre alte Heimet» ou « De mon ancienne patrie » de cette autrice, qui écrivit notamment en alsacien local. Le livre dont est issu le poème a été édité en 1930 à titre posthume.
Le texte dit :
« Lorsqu’il y a beaucoup de fleurs
Près d’une source,
La rivière ne l’oublie pas.
Et durant tout son futur parcours
Les fleur l’accompagneront »
This fountain is named after the Bouxwiller writer Marie Hart. A plaque displays an excerpt from the poem « Heimkehr » or « Return to the Homeland » itself taken from the book « Üs minre alte Heimet » or « From My Old Homeland » by this author, who wrote mainly in the local Alsatian language. The book from which the poem is taken was published posthumously in 1930.
The text reads:
« When there are many flowers
Near a spring,
The river does not forget it.
And throughout its future journey
The flowers will accompany it. »
Dieser Brunnen ist nach der Schriftstellerin Marie Hart aus Bouxwiller benannt. Eine Gedenktafel zeigt einen Auszug aus dem Gedicht „Heimkehr“, das dem Buch „Üs minre alte Heimet“ oder « Aus meiner alten Heimat » dieser hauptsächlich in der elsässischen Sprache verfassten Autorin entnommen ist. Das Buch, aus dem das Gedicht stammt, wurde 1930 posthum veröffentlicht.
Der Text lautet:
„Wenn viele Blumen da sind,
an einer Quelle,
vergisst der Fluss sie nicht,
und auf seinem weiteren Weg,
werden ihn die Blumen begleiten.“

.
Cette maison à colombages, de style Renaissance, se situe à l’angle de la rue de l’Eglise. Lorsque la ville, devenue un petit état en 1480, accueille le siège d’une importante administration, de nombreuses fermes sont transformées en bâtiments administratifs, ou détruites et remplacées par des logements neufs de fonctionnaires ou d’artisans. Cela se produisit en deux étapes, l’une dans les années 1550, l’autre de 1590 à 1630, interrompue par la guerre de Trente ans. Construite à la fin du XVIe siècle, la maison était la propriété d’un ancien prévôt de Bouxwiller. Il s’agissait d’un représentant du seigneur du lieu. Elle aurait ensuite été le logement de fonction du receveur ecclésiastique. Au XXe siècle, elle a abrité une boulangerie et la vitrine date de cette époque. D’allure massive avec ses trois niveaux où l’on aperçoit quelques appuis de fenêtres sculptés, l’édifice possède un oriel d’angle polygonal ; des motifs de ferronnerie sont sculptés sur le cul-de lampe en grès.
This half-timbered house, in the Renaissance style, is located at the corner of Rue de l’Eglise. When the town, which had become a small state in 1480, hosted the headquarters of an important administration, many farms were transformed into administrative buildings, or destroyed and replaced by new housing for « officials » or artisans. This happened in two stages, one in the 1550s, the other from 1590 to 1630, interrupted by the Thirty Years’ War. Built at the end of the 16th century, the house was the property of a former provost of Bouxwiller. It would then have been the official residence of the ecclesiastical receiver. In the 20th century, it housed a bakery and the window dates from this period. Massive in appearance with its three levels where we can see some sculpted window sills, the building has a polygonal corner bay window; ironwork motifs are sculpted on the sandstone cul-de-lamp.
Dieses Fachwerkhaus im Renaissancestil befindet sich an der Ecke zur Rue de l’Eglise. Als die Stadt, die 1480 zu einem Kleinstaat geworden war, den Hauptsitz einer wichtigen Verwaltung beherbergte, wurden viele Bauernhöfe in Verwaltungsgebäude umgewandelt oder zerstört und durch neue Wohnungen für „Beamte“ oder Handwerker ersetzt. Dies geschah in zwei Phasen, eine in den 1550er Jahren und die andere von 1590 bis 1630, unterbrochen durch den Dreißigjährigen Krieg. Das Ende des 16. Jahrhunderts erbaute Haus war Eigentum eines ehemaligen Propstes von Bouxwiller. Es wäre damals die offizielle Residenz des kirchlichen Konkursverwalters gewesen. Im 20. Jahrhundert beherbergte es eine Bäckerei und das Fenster stammt aus dieser Zeit. Das Gebäude wirkt massiv mit seinen drei Ebenen, auf denen wir einige gemeißelte Fensterbänke sehen können, und hat einen polygonalen Eckerker; In die Sackgasse aus Sandstein sind Schmiedemotive eingearbeitet.

.
Datée de 1670, cette maison, qui a appartenu au boucher et aubergiste Hans Jacob Ziegler, comporte un décor Renaissance à tendance baroque, avec des motifs de feuillages aux formes molles, évoquant le cartilage de l’oreille, sculptés sans cadre et directement sur la poutre. Le lansquenet en armure, la tête d’indigène coiffée de plumes et les visages d’angelots font partie du répertoire de l’époque.
Dating from 1670, this house, which belonged to the butcher and innkeeper Hans Jacob Ziegler, features Renaissance decor with a Baroque flair, with soft-shaped foliage motifs, evoking ear cartilage, carved without frames and directly onto the beam. The armored lansquenet, the native head with feathers, and the faces of cherubs are part of the repertoire of the period.
Das Haus des Metzgers und Gastwirts Hans Jacob Ziegler aus dem Jahr 1670 besticht durch eine Renaissance-Dekoration mit barockem Flair. Weich geformte Blattmotive, die an Ohrknorpel erinnern, sind rahmenlos und direkt in den Balken geschnitzt. Der gepanzerte Landsknecht, der gefiederte Kopf des Eingeborenen und die Gesichter von Engeln gehören zum Repertoire dieser Zeit.

.
Dédiée à l’origine à la Vierge, cette église devient au XVIe siècle le siège de la paroisse protestante. Reconstruite en 1614, elle conserve sa forme gothique. Par contre, les profils et les contours sont d’inspiration Renaissance. Au XVIIIe, le sanctuaire est consolidé et allégé avec suppression des voûtes. La chaire a gardé les ornements médiévaux représentant les quatre évangélistes. L’église renferme plusieurs pierres tombales d’aristocrates locaux, comme celle de Philippe de Freudenstein, datée du XVIIe siècle. De style Louis XVI, l’orgue est signé Jean-André Silbermann.
Originally dedicated to the Virgin, this church became the seat of the Protestant parish in the 16th century. Rebuilt in 1614, it retained its Gothic form. However, the profiles and contours are inspired by the Renaissance. In the 18th century, the sanctuary was consolidated and lightened with the removal of the vaults. The pulpit retains the medieval ornaments representing the four evangelists. The church contains several tombstones of local aristocrats, such as that of Philippe de Freudenstein, dating from the 17th century. The Louis XVI-style organ is by Jean-André Silbermann.
Ursprünglich der Jungfrau Maria geweiht, wurde diese Kirche im 16. Jahrhundert zum Sitz der protestantischen Gemeinde. Beim Wiederaufbau 1614 behielt sie ihre gotische Form. Profile und Konturen sind jedoch von der Renaissance inspiriert. Im 18. Jahrhundert wurde der Chor durch die Entfernung der Gewölbe verstärkt und aufgehellt. Die Kanzel weist noch die mittelalterlichen Ornamente der vier Evangelisten auf. Die Kirche enthält mehrere Grabsteine lokaler Aristokraten, darunter den von Philippe de Freudenstein aus dem 17. Jahrhundert. Die Orgel im Louis-XVI-Stil stammt von Jean-André Silbermann.

.
Cette pittoresque maison à colombages est ancienne comme l’atteste la date au-dessus de la porte: 1645. On notera que le rez-de-chaussée est dénué de colombages. On suppose que la bâtisse a abrité par le passé une activité de ferme, bien que faisant face à l’église protestante.
This picturesque half-timbered house is old, as evidenced by the inscription above the door: 1645. It should be noted that the ground floor is devoid of half-timbering. It is assumed that the building once housed a farming activity, although it faces the Protestant church.
Dieses malerische Fachwerkhaus ist alt, wie die Inschrift über der Tür beweist: 1645. Bemerkenswert ist, dass das Erdgeschoss kein Fachwerk aufweist. Es wird angenommen, dass das Gebäude einst einen landwirtschaftlichen Betrieb beherbergte, obwohl es gegenüber der evangelischen Kirche liegt.

.
Cette maison à colombages, avec un emblème de vitrier, a été construite en 1784 pour François Voelcker. Ceci est attesté par les signes gravés et sculptés sur la clé au centre du linteau de l’entrée. Il pourrait aussi s’agir de la récupération par le même d’une construction déjà existante. Le vitrier François Joseph Voelcker, catholique, s’est marié le 6 juillet 1773 à Bouxwiller avec Marie Elisabeth Ducro, fille de boulanger. D’après l’historien Grégory Oswald, l’emblème de vitrier est assez rare. Il réunit habituellement plusieurs outils de l’artisan, dont le marteau (pour fragmenter les plaques de verre), le compas (pour mesurer les carreaux), le grugeoir (pour rogner les bords du verre), le fer à souder (pour faire fondre le plomb).
This half-timbered house, with a glazier’s emblem, was built in 1784 for François Voelcker. This is attested by the engraved and sculpted signs on the keystone in the center of the entrance lintel. It could also be the recovery by the same man of an already existing construction. The glazier François Joseph Voelcker, a Catholic, married on July 6, 1773 in Bouxwiller to Marie Elisabeth Ducro, daughter of a baker. According to the historian Grégory Oswald, the glazier’s emblem is quite rare. It usually brings together several of the craftsman’s tools, including the hammer (to fragment the glass plates), the compass (to measure the tiles), the notcher (to trim the edges of the glass), the soldering iron (to melt the lead).
Dieses Fachwerkhaus mit Glaserwappen wurde 1784 für François Voelcker erbaut. Davon zeugen die gravierten und gemeißelten Zeichen auf dem Schlussstein in der Mitte des Eingangssturzes. Es könnte sich auch um die Wiederherstellung eines bereits bestehenden Bauwerks durch denselben Mann handeln. Der Glaser François Joseph Voelcker, ein Katholik, heiratete am 6. Juli 1773 in Bouxwiller Marie Elisabeth Ducro, die Tochter eines Bäckers. Laut dem Historiker Grégory Oswald ist das Glaserwappen recht selten. Es vereint in der Regel mehrere Werkzeuge des Handwerkers, darunter den Hammer (zum Zertrümmern der Glasplatten), den Zirkel (zum Messen der Fliesen), den Kerber (zum Beschneiden der Glaskanten) und den Lötkolben (zum Schmelzen des Bleis).

.
A la Renaissance, le rôle de Bouxwiller comme capitale du comté s’affirme. De dynastique, l’administration devient alors territoriale. L’arrivée de la Réforme, en 1545, symbolise cette évolution dans les mentalités et les institutions. Le rétablissement de l’école latine en 1612, sur une initiative laïque, répond à la volonté de séculariser l’enseignement. Le but est de fournir au comté des agents administratifs compétents. En 1658, l’école devient un gymnase, établissement apte à préparer à l’Université. Reconstruit par l’architecte Faber en 1750, le « Gymnasium » connaît une renommée certaine à la veille de la Révolution. De nos jours, le bâtiment abrite la maison des associations et l’école de musique.
During the Renaissance, Bouxwiller’s role as the county capital was affirmed. The administration then shifted from dynastic to territorial. The arrival of the Reformation in 1545 symbolized this shift in attitudes and institutions. The reestablishment of the Latin school in 1612, on a secular initiative, responded to the desire to secularize education. The goal was to provide the county with competent administrative officials. In 1658, the school became a gymnasium, an establishment capable of preparing students for university. Rebuilt by the architect Faber in 1750, the gymnasium achieved a certain renown on the eve of the Revolution. Today, the building houses the community center and the music school.
Während der Renaissance wurde Bouxwillers Rolle als Kreishauptstadt gefestigt. Die Verwaltung wechselte von der dynastischen zur territorialen. Die Einführung der Reformation 1545 symbolisierte diesen Wandel in den Einstellungen und Institutionen. Die Wiedereröffnung der Lateinschule 1612, auf säkulare Initiative hin, entsprach dem Wunsch nach einer Säkularisierung des Bildungswesens. Ziel war es, der Grafschaft kompetente Verwaltungsbeamte zur Verfügung zu stellen. 1658 wurde die Schule zum Gymnasium, einer Einrichtung, die Schüler auf die Universität vorbereitete. Das 1750 vom Architekten Faber wiederaufgebaute Gymnasium erlangte am Vorabend der Französischen Revolution ein gewisses Ansehen. Heute beherbergt das Gebäude das Gemeindezentrum und die Musikschule.

.
A la Renaissance, le rôle de Bouxwiller comme capitale du comté s’affirme. De dynastique, l’administration devient alors territoriale. L’arrivée de la Réforme, en 1545, symbolise cette évolution dans les mentalités et les institutions. Le rétablissement de l’école latine en 1612, sur une initiative laïque, répond à la volonté de séculariser l’enseignement. Le but est de fournir au comté des agents administratifs compétents. En 1658, l’école devient un gymnase, établissement apte à préparer à l’Université. Reconstruit par l’architecte Faber en 1750, le « Gymnasium » connaît une renommée certaine à la veille de la Révolution. De nos jours, le bâtiment abrite la maison des associations et l’école de musique.
During the Renaissance, Bouxwiller’s role as the county capital was affirmed. The administration then shifted from dynastic to territorial. The arrival of the Reformation in 1545 symbolized this shift in attitudes and institutions. The reestablishment of the Latin school in 1612, on a secular initiative, responded to the desire to secularize education. The goal was to provide the county with competent administrative officials. In 1658, the school became a gymnasium, an establishment capable of preparing students for university. Rebuilt by the architect Faber in 1750, the gymnasium achieved a certain renown on the eve of the Revolution. Today, the building houses the community center and the music school.
Während der Renaissance wurde Bouxwillers Rolle als Kreishauptstadt gefestigt. Die Verwaltung wechselte von der dynastischen zur territorialen. Die Einführung der Reformation 1545 symbolisierte diesen Wandel in den Einstellungen und Institutionen. Die Wiedereröffnung der Lateinschule 1612, auf säkulare Initiative hin, entsprach dem Wunsch nach einer Säkularisierung des Bildungswesens. Ziel war es, der Grafschaft kompetente Verwaltungsbeamte zur Verfügung zu stellen. 1658 wurde die Schule zum Gymnasium, einer Einrichtung, die Schüler auf die Universität vorbereitete. Das 1750 vom Architekten Faber wiederaufgebaute Gymnasium erlangte am Vorabend der Französischen Revolution ein gewisses Ansehen. Heute beherbergt das Gebäude das Gemeindezentrum und die Musikschule.

.
Construite au XVe siècle, rénovée en 1721, cette maison conserve au rez-de-chaussée un reste de l’arcade médiévale. Celle-ci ouvrait sur la halle, où se situaient les étals des bouchers. Le pan de bois était dès l’origine recouvert d’un crépi imitant ainsi la pierre. Sous l’Ancien Régime, l’immeuble abrite l’auberge «Au Lion d’Or» qui, affermée à intervalles réguliers, tient lieu de poêle communal, ou Burger Stube, et accueille les banquets publics et privés, et les ventes aux enchères.
Built in the 15th century and renovated in 1721, this house retains a remnant of the medieval arcade on the ground floor. This opened onto the market hall, where the butchers’ stalls were located. The timber-framed building was originally covered with a plaster imitation of stone. Under the Ancien Régime, the building housed the « Au Lion d’Or » inn, which, rented out at regular intervals, served as the communal stove, or Burger Stube, and hosted public and private banquets and auctions.
Das im 15. Jahrhundert erbaute und 1721 renovierte Haus bewahrt im Erdgeschoss einen Rest der mittelalterlichen Arkade. Diese öffnete sich zur Markthalle, in der sich die Metzgerstände befanden. Das Fachwerkgebäude war ursprünglich mit einer steinähnlichen Putzverkleidung verkleidet. Unter dem Ancien Régime beherbergte das Gebäude das Gasthaus „Au Lion d’Or“, das regelmäßig vermietet wurde und als Gemeinschaftsherd, die sogenannte Burgerstube, diente und öffentliche und private Bankette sowie Auktionen beherbergte.

.
Jadis, les boulangers avaient souvent un bretzel comme emblème professionnel. Selon une légende, un boulanger de la cour, originaire de Bouxwiller, se serait fait emprisonner par le seigneur après avoir mal cuit son pain. Il risquait la mort. Cependant, la femme du boulanger aurait supplié le prince de laisser à son homme une dernière chance. Ainsi, le sire lui aurait imposé cet ultimatum : le boulanger serait libéré s’il inventait, sous trois jours, un pain «au travers duquel le soleil brillerait trois fois» Alors que le boulanger cherchait désespérément, dans son fournil, à inventer une nouvelle recette, il vit à travers la fenêtre sa femme prier à genoux pour lui, les bras posés sur sa poitrine en forme de croix. En la voyant ainsi, le boulanger eut une idée : il croisa les deux extrémités d’un ruban de pâte, pour reproduire la posture qu’avait adoptée son épouse, formant ainsi trois trous, à travers lesquels le soleil pouvait briller trois fois, comme l’exigeait le maître. Mais au dernier moment, avant d’enfourner ces pains qui seront ensuite appelés « Bretzels », le chat fit chuter un produit utilisé pour nettoyer les plaques de four. Le boulanger n’ayant plus assez de temps pour repétrir une nouvelle pâte, il les enfourna ainsi. Ce produit renversé par le minet, une solution de bicarbonate de soude, aurait donné naissance au bretzel saumuré. Néanmoins, la date et le lieu d’invention du bretzel restent encore inconnus.
In the past, bakers often wore a pretzel as their professional emblem. According to legend, a court baker from Bouxwiller was imprisoned by the lord after improperly baking his bread. He risked death. However, the baker’s wife begged the prince to give her man one last chance. Thus, the lord gave him this ultimatum: the baker would be freed if he invented, within three days, a bread « through which the sun would shine three times » While the baker was desperately trying to invent a new recipe in his bakehouse, he saw his wife praying for him through the window, her arms resting on her chest in the shape of a cross. Seeing her like this, the baker had an idea: he crossed the two ends of a ribbon of dough to reproduce the posture his wife had adopted, thus forming three holes, through which the sun could shine three times, as the master demanded. But at the last moment, before putting these loaves, which would later be called « Pretzels, » into the oven, the cat dropped a product used to clean baking sheets. The baker, not having enough time to knead a new dough, put them in the oven like this. This product, spilled by the cat, a solution of baking soda, is said to have given rise to the brined pretzel. However, the date and place of the pretzel’s invention remain unknown.
Früher trugen Bäcker oft eine Brezel als Berufsabzeichen. Der Legende nach wurde ein Hofbäcker aus Bouxwiller vom Hofherrn eingesperrt, weil er sein Brot nicht richtig gebacken hatte. Er riskierte den Tod. Doch die Bäckersfrau flehte den Prinzen an, ihrem Mann eine letzte Chance zu geben. Daraufhin stellte ihm der Hofherr ein Ultimatum: Der Bäcker würde freigelassen, wenn er innerhalb von drei Tagen ein Brot erfände, „durch das die Sonne dreimal scheint“ Während der Bäcker in seiner Backstube verzweifelt versuchte, ein neues Rezept zu erfinden, sah er durch das Fenster seine Frau für ihn beten, die Arme zu einem Kreuz auf der Brust verschränkt. Als der Bäcker sie so sah, kam er auf eine Idee: Er kreuzte die beiden Enden eines Teigbandes, um die Haltung seiner Frau nachzuahmen. So entstanden drei Löcher, durch die die Sonne, wie vom Meister verlangt, dreimal scheinen konnte. Doch im letzten Moment, bevor diese Brote, die später „Brezeln“ genannt wurden, in den Ofen geschoben wurden, ließ die Katze ein Mittel zum Reinigen von Backblechen fallen. Da der Bäcker keine Zeit hatte, neuen Teig zu kneten, schob er sie einfach so in den Ofen. Dieses von der Katze verschüttete Mittel, eine Natronlösung, soll die Salzbrezel hervorgebracht haben. Datum und Ort der Erfindung der Brezel sind jedoch unbekannt.
.

.
Cette maison à colombage présente un bel oriel polygonal. Elle a été construite en 1667 par Hans Georg Pfluger, un artisan cordier dont on peut lire les initiales « HGP » sur la façade, de même que l’année de construction. Le rez-de-chaussée, qui a été réaménagé, abrite un magasin. Le pan-de-bois du mur pignon et de l’oriel polygonal offre des motifs classiques : Mann, losanges, chaises curules et consoles en masque. Le travail de ciselure des meneaux est riche et divers. Sous la sirène sculptée sur un pan de bois de l’oriel, on lit aussi la date 1667 et les lettres MI et PP, mais leur signification reste inconnue. Hans Pflüger avait épousé en1666 à Bouxwiller Maria Salome Grassmann, fille d’un cordier de Strasbourg. L’aisance du commanditaire s’expliquerait par le fait que son père était à la fois cordier et commerçant, et peut-être aussi par une dot importante apportée par son épouse.
This half-timbered house features a beautiful polygonal bay window. It was built in 1667 by Hans Georg Pfluger, a ropemaker whose initials « HGP » can be seen on the facade, as well as the year of construction. The ground floor, which has been refurbished, houses a shop. The timber-framed gable wall and polygonal bay window feature classical motifs: Mann, diamonds, curule chairs, and masked consoles. The carving work on the mullions is rich and varied. Beneath the mermaid carved on a timber frame of the bay window, the date 1667 and the letters MI and PP can also be seen, but their meaning remains unknown. Hans Pflüger married Maria Salome Grassmann, daughter of a Strasbourg ropemaker, in Bouxwiller in 1666. The patron’s wealth could be explained by the fact that his father was both a rope maker and a merchant, and perhaps also by a large dowry brought by his wife.
Dieses Fachwerkhaus besticht durch einen schönen polygonalen Erker. Es wurde 1667 von Hans Georg Pflüger, einem Seiler, erbaut. An der Fassade sind die Initialen „HGP“ und das Baujahr zu sehen. Im renovierten Erdgeschoss befindet sich ein Laden. Die Fachwerkgiebelwand und der polygonale Erker zeigen klassische Motive: Mann, Rauten, kurulische Stühle und maskierte Konsolen. Die Schnitzereien an den Sprossen sind reich und vielfältig. Unter der in einen Holzrahmen des Erkers geschnitzten Meerjungfrau sind auch die Jahreszahl 1667 sowie die Buchstaben MI und PP zu sehen, deren Bedeutung jedoch unbekannt ist. Hans Pflüger heiratete 1666 in Bouxwiller Maria Salome Grassmann, die Tochter eines Straßburger Seilers. Der Reichtum des Mäzens könnte darauf zurückzuführen sein, dass sein Vater sowohl Seiler als auch Kaufmann war, und möglicherweise auch auf eine hohe Mitgift seiner Frau.

.
Dans l’espace restreint de la vieille ville, peu de bâtisses présentent comme celle-ci leurs murs gouttereaux sur la rue, la cour étant accessible par une porte cochère. Une longue galerie dessert les pièces de l’étage, reliée au rez-de-chaussée par un escalier à vis logé dans une tourelle.
In the confined space of the old town, few buildings have such drip walls facing the street as this one, the courtyard being accessible through a carriage entrance. A long gallery leads to the rooms on the upper floor, connected to the ground floor by a spiral staircase housed in a turret.
In der engen Altstadt gibt es nur wenige Gebäude, die zur Straße hin über eine Tropfsteinmauer verfügen. Der Hof ist über eine Kutscheneinfahrt erreichbar. Eine lange Galerie führt zu den Räumen im Obergeschoss, das durch eine in einem Türmchen untergebrachte Wendeltreppe mit dem Erdgeschoss verbunden ist.

.
La ville, devenue siège d’une importante administration, acquiert sa forme définitive à la Renaissance. Entre 1550 et 1635 et dans les années 1660, après la guerre de Trente ans, les grandes fermes disparaissent et leurs terrains, morcelés, sont bâtis de logements neufs pour les fonctionnaires et les artisans. De style Renaissance, le décor en pan de bois de cet oriel rappelle celui de la chaire de l’église protestante. Il s’agit d’un signe extérieur de richesse.
The city, which had become the seat of an important administration, acquired its definitive form during the Renaissance. Between 1550 and 1635 and in the 1660s, after the Thirty Years’ War, the large farms disappeared and their plots, divided up, were built with new housing for civil servants and artisans. In the Renaissance style, the half-timbered decoration of this bay window recalls that of the pulpit of the Protestant church. It is an outward sign of wealth.
Die Stadt, die zum Sitz einer bedeutenden Verwaltung geworden war, erhielt ihre endgültige Form während der Renaissance. Zwischen 1550 und 1635 sowie in den 1660er Jahren, nach dem Dreißigjährigen Krieg, verschwanden die großen Bauernhöfe, und ihre aufgeteilten Grundstücke wurden mit neuen Wohnungen für Beamte und Handwerker bebaut. Im Renaissancestil erinnert die Fachwerkverzierung dieses Erkers an die Kanzel der protestantischen Kirche. Sie ist ein äußeres Zeichen von Reichtum.

.
Cette plaque présente huit emblèmes de métiers. Y figurent aussi les noms de huit représentants locaux de ces corporations. À la différence de l’enseigne qui a une fonction commerciale, l’emblème de métier ne sert probablement pas à attirer le client. Elle permet l’identification. L’Alsace serait la région du Saint-Empire la plus riche en emblèmes sculptés sur les immeubles. Pour plus de détails, consultez l’article de Grégory Oswald « Les artisans d’autrefois et leurs emblèmes de métiers », in Le Molshémien 67, hiver 2012-2013.
This plaque features eight trade emblems. It also includes the names of eight local representatives of these corporations. Unlike the sign, which has a commercial function, the trade emblem is probably not used to attract customers. Il allows for identification. Alsace is said to be the region of the Holy Roman Empire with the richest number of trade emblems sculpted on buildings. For more details, see Grégory Oswald’s article « Artisans of the Past and Their Trade Emblems, » in Le Molshémien 67, Winter 2012-2013.
Diese Tafel zeigt acht Handelswappen. Sie trägt außerdem die Namen von acht lokalen Vertretern dieser Unternehmen. Anders als das Schild, das eine kommerzielle Funktion hat, dient das Handelswappen vermutlich nicht der Kundengewinnung. Es dient vielmehr der Identifizierung. Das Elsass gilt als die Region des Heiligen Römischen Reiches mit der größten Anzahl an in Gebäude gemeißelten Handelswappen. Weitere Einzelheiten finden Sie in Grégory Oswalds Artikel „Handwerker der Vergangenheit und ihre Handelswappen“, in Le Molshémien 67, Winter 2012–2013.

.
Cette porte donne accès à l’une des deux anciennes cours nobles, celle des Kircheim, bâtie en 1484. Celle-ci est occupée, à la fin du XVIIe siècle, par le grand bailli David Kircher. Abandonnant ses études au séminaire, celui-ci s’engage dans l’armée impériale. Anobli en 1642, il est chargé par le comte Frédéric de Hanau-Lichtenberg de missions diplomatiques en Europe, durant la guerre de Trente ans. Après les traités de Wesphalie, il doit organiser la reconstruction du pays. Au milieu du XVIIIe siècle, ses descendants cèdent la cour à Abraham Lippmann, négociant et agent financier du prince. Au XIXe siècle, un rabbin et théologien s’installe en ces lieux. Il fait aménager dans la tourelle une cavité rectangulaire, destinée à loger une mezzouza. Il s’agit d’un parchemin portant un extrait de la Torah, en souvenir de la sortie d’Egypte.
This gate provides access to one of the two former noble courtyards, that of the Kircheim, built in 1484. It was occupied, at the end of the 17th century, by the Grand Bailiff David Kircher. Abandoning his studies at the seminary, he enlisted in the imperial army. Ennobled in 1642, he was entrusted by Count Frederick of Hanau-Lichtenberg with diplomatic missions in Europe during the Thirty Years’ War. After the Treaties of Westphalia, he was tasked with organizing the reconstruction of the country. In the mid-18th century, his descendants ceded the court to Abraham Lippmann, a merchant and financial agent of the prince. In the 19th century, a rabbi and theologian settled in these premises. He had a rectangular cavity made in the turret, intended to house a mezzuzah. This is a parchment bearing an extract from the Torah, in memory of the exodus from Egypt.
Durch dieses Tor gelangt man zu einem der beiden ehemaligen Adelshöfe, dem Kircheim, der 1484 erbaut wurde. Ende des 17. Jahrhunderts bewohnte ihn der Großvogt David Kircher. Er brach sein Studium am Priesterseminar ab und trat in die kaiserliche Armee ein. 1642 wurde er geadelt und während des Dreißigjährigen Krieges von Graf Friedrich von Hanau-Lichtenberg mit diplomatischen Missionen in Europa betraut. Nach den Westfälischen Frieden wurde er mit der Organisation des Wiederaufbaus des Landes beauftragt. Mitte des 18. Jahrhunderts überließen seine Nachkommen den Hof Abraham Lippmann, einem Kaufmann und Finanzagenten des Fürsten. Im 19. Jahrhundert ließen sich ein Rabbiner und Theologe in diesen Räumlichkeiten nieder. Er ließ im Türmchen eine rechteckige Vertiefung anfertigen, um eine Mesusa aufzunehmen. Dabei handelt es sich um ein Pergament mit einem Auszug aus der Thora zur Erinnerung an den Auszug aus Ägypten.

.
Pendant 256 années, Bouxwiller fut la possession des comtes de Hanau-Lichtenberg. Ils dotèrent leur ville d’institutions et d’édifices pour augmenter leur prestige ; comme par exemple cette ancienne pharmacie de cour. Par ailleurs, Philippe III fonda en 1528 un hôpital. Là étaient accueillis les pauvres et les malades , incapables de subvenir à leurs besoins par leur force de travail. Pour les loger, un bâtiment fut construit au sud-ouest de la ville, près des remparts. Plus tard, après l’arrivée de la Réforme dans le comté, la dotation de l’hôpital fut augmentée grâce aux biens fonciers et aux dîmes confisqués à l’Église catholique.
For 256 years, Bouxwiller was owned by the Counts of Hanau-Lichtenberg. Some of them endowed their town with institutions and buildings to increase their prestige; such as this former court pharmacy. Furthermore, Philip III founded a hospital in 1528. This hospital housed the poor and sick, unable to support themselves through their own labor. To accommodate them, a building was constructed southwest of the town, near the ramparts. Later, after the arrival of the Reformation in the county, the hospital’s endowment was increased with land and tithes confiscated from the Catholic Church.
256 Jahre lang gehörte Bouxwiller den Grafen von Hanau-Lichtenberg. Einige von ihnen statteten ihre Stadt mit Institutionen und Gebäuden aus, um ihr Ansehen zu steigern, wie zum Beispiel dieser ehemaligen Hofapotheke. Darüber hinaus gründete Philipp III. 1528 ein Hospital. Dieses Hospital beherbergte Arme und Kranke, die sich nicht durch eigene Arbeit ernähren konnten. Zu diesem Zweck wurde südwestlich der Stadt, nahe der Stadtmauer, ein Gebäude errichtet. Später, nach der Reformation in der Grafschaft, wurde die Stiftung des Hospitals durch Land und Zehnten, die der katholischen Kirche konfisziert wurden, aufgestockt.

.
Ancienne cour noble des sires von Sultz, vieille famille de baillis des comtes de Hanau-Lichtenberg, qui s’étendait primitivement sur presque tout un côté de la rue des Seigneurs. Du XVe siècle subsiste une partie de la maison du No 5, où se situe l’accès primitif à la cour, et la dépendance à pignon sur la rue de la Chancellerie. Au début du XVIIe siècle, Johann Philipp von Sultz agrandit la propriété vers l’Est ; il fit rénover et partiellement reconstruire la demeure. Le corps de logis à gouttereau sur rue (maison No 3) porte la date 1604 avec les écus des maîtres d’ouvrage sur le poteau cornier de gauche et la date 1606 sur la porte d’entrée postérieure. Les Gayling héritèrent, en 1648, de la cour. Ils la vendirent en 1730 au tanneur Isaac Bury, de Westhoffen. Elle a été modernisée au XVIIIe siècle. Le rez-de-chaussée côté rue du corps de logis No 3 ne conserve ni porte ni fenêtre d’origine. Il a été dénaturé par des vitrines au XIXe siècle.
Former noble court of the Lords von Sultz, an old family of bailiffs of the Counts of Hanau-Lichtenberg, which originally extended over almost the entire side of the Rue des Seigneurs. From the 15th century, part of the house at No. 5, where the original access to the courtyard is located, and the gabled outbuilding on the Rue de la Chancellerie remain. At the beginning of the 17th century, Johann Philipp von Sultz extended the property towards the east; they had the residence renovated and partially rebuilt. The main building with the guttering on the street (house No. 3) bears the date 1604 with the shields of the builders on the left corner post and the date 1606 on the rear entrance door. The Gaylings inherited the courtyard in 1648. They sold it in 1730 to the tanner Isaac Bury, from Westhoffen. It was modernized in the 18th century. The ground floor on the street side of main building No. 3 retains neither original doors nor windows. It was altered by display windows in the 19th century.
Ehemaliger Adelshof der Herren von Sultz, einem alten Vögtegeschlecht der Grafen von Hanau-Lichtenberg, der sich ursprünglich fast über die gesamte Seite der Rue des Seigneurs erstreckte. Aus dem 15. Jahrhundert sind noch ein Teil des Hauses Nr. 5, wo sich der ursprüngliche Zugang zum Hof befindet, und das Giebelgebäude an der Rue de la Chancellerie erhalten. Anfang des 17. Jahrhunderts erweiterte Johann Philipp von Sultz das Anwesen nach Osten; er ließ das Wohnhaus renovieren und teilweise umbauen. Das Hauptgebäude mit der Dachrinne zur Straße (Haus Nr. 3) trägt am linken Eckpfosten die Jahreszahl 1604 mit den Schildern der Erbauer und an der rückwärtigen Eingangstür die Jahreszahl 1606. Die Gaylings erbten den Hof 1648. Sie verkauften ihn 1730 an den Gerber Isaac Bury aus Westhoffen. Im 18. Jahrhundert wurde er modernisiert. Das straßenseitige Erdgeschoss des Hauptgebäudes Nr. 3 weist weder originale Türen noch Fenster auf. Es wurde im 19. Jahrhundert durch Schaufenster verändert.

.
Construit en 1668 pour y abriter les écuries seigneuriales, ou Marstall, le bâtiment est affecté au XIXe siècle à la gendarmerie à cheval. Amputé des deux tiers et modifié, il accueille ensuite les services postaux. Selon la tradition de la Renaissance rhénane, le mur pignon, ancienne entrée côté ville, juxtapose des parties XVIIIe siècle, comme le porche, et des éléments médiévaux, ainsi la tourelle avec escalier à vis.
Built in 1668 to house the seigneurial stables, or Marstall, the building was used in the 19th century for the mounted police. Two-thirds reduced and modified, it later housed the postal service. In keeping with the tradition of the Rhenish Renaissance, the gable wall, the former city-side entrance, juxtaposes 18th-century elements such as the porch with medieval elements, such as the turret with its spiral staircase.
Das 1668 als Marstall erbaute Gebäude diente im 19. Jahrhundert der berittenen Polizei. Um zwei Drittel reduziert und umgebaut, beherbergte es später die Post. In der Tradition der Rheinischen Renaissance verbindet die Giebelwand, der ehemalige stadtseitige Eingang, Elemente des 18. Jahrhunderts wie die Vorhalle mit mittelalterlichen Elementen wie dem Türmchen mit Wendeltreppe.

.
Construit en 1668 pour y abriter les écuries seigneuriales, ou Marstall, le bâtiment est affecté au XIXe siècle à la gendarmerie à cheval. Amputé des deux tiers et modifié, il accueille ensuite les services postaux. Selon la tradition de la Renaissance rhénane, le mur pignon, ancienne entrée côté ville, juxtapose des parties XVIIIe siècle, comme le porche, et des éléments médiévaux, ainsi la tourelle avec escalier à vis.
Built in 1668 to house the seigneurial stables, or Marstall, the building was used in the 19th century for the mounted police. Two-thirds reduced and modified, it later housed the postal service. In keeping with the tradition of the Rhenish Renaissance, the gable wall, the former city-side entrance, juxtaposes 18th-century elements such as the porch with medieval elements, such as the turret with its spiral staircase.
Das 1668 als Marstall erbaute Gebäude diente im 19. Jahrhundert der berittenen Polizei. Um zwei Drittel reduziert und umgebaut, beherbergte es später die Post. In der Tradition der Rheinischen Renaissance verbindet die Giebelwand, der ehemalige stadtseitige Eingang, Elemente des 18. Jahrhunderts wie die Vorhalle mit mittelalterlichen Elementen wie dem Türmchen mit Wendeltreppe.

.
La mairie occupe les locaux de l’ancienne chancellerie. A partir du XVIe siècle, le gouvernement du comte de Hanau-Lichtenberg devient une véritable institution, dont le siège se trouve dans ce bâtiment de style Renaissance rhénane. Il abrite les salles de réunion et les bureaux des divers départements de cette Régence. La porte arrière présente une voussure, encadrée de deux niches Renaissance, et un décor de feuillages et de fruits. Le couronnement, qui porte les armoiries seigneuriales, est un pastiche du XIXe siècle. C’est à cette époque que le bâtiment fut agrandi.
The town hall occupies the premises of the former chancellery. From the 16th century onwards, the government of the Count of Hanau-Lichtenberg became a veritable institution, headquartered in this Rhenish Renaissance-style building. It houses the meeting rooms and offices of the various departments of this Regency. The rear door features a vaulted ceiling, framed by two Renaissance niches, and a decoration of foliage and fruit. The crowning, which bears the seigneurial coat of arms, is a 19th-century pastiche. It was at this time that the building was enlarged.
Das Rathaus befindet sich in den Räumlichkeiten der ehemaligen Kanzlei. Ab dem 16. Jahrhundert entwickelte sich die Regierung des Grafen von Hanau-Lichtenberg zu einer regelrechten Institution, deren Hauptsitz sich in diesem Gebäude im Stil der rheinischen Renaissance befand. Es beherbergt die Sitzungssäle und Büros der verschiedenen Abteilungen dieser Regentschaft. Die Hintertür besticht durch eine gewölbte Decke, eingerahmt von zwei Renaissancenischen und einem Dekor aus Laub und Früchten. Die Bekrönung mit dem herrschaftlichen Wappen ist eine Nachahmung aus dem 19. Jahrhundert. Zu dieser Zeit wurde das Gebäude erweitert.

.
La place du Château est pourvue d’une fontaine dédiée au docteur Ernest Luft, maire de la commune de 1971 à 1995. La sculpture est appelée « Platterschlecker » c’est-à-dire les lécheurs de plats. C’est le sobriquet par lequel les villages voisins surnommaient les Bouxwillerois. C’est une œuvre de Thierry Delorme.
The Place du Château features a fountain dedicated to Dr. Ernest Luft, mayor of the commune from 1971 to 1995. The sculpture is called « Platterschlecker, » meaning « plate lickers. » This is the nickname given to the Bouxwillerois by the neighboring villages. It is a work by Thierry Delorme.
Auf dem Place du Château steht ein Brunnen, der Dr. Ernest Luft, Bürgermeister der Gemeinde von 1971 bis 1995, gewidmet ist. Die Skulptur heißt „Platterschlecker“, was so viel wie „Tellerlecker“ bedeutet. So wird die Gemeinde Bouxwillerois von den Nachbardörfern genannt. Es ist ein Werk von Thierry Delorme.

.
Cette bâtisse, toute en longueur, abritait la chapelle du château et le grenier à grains. A l’époque où les petits territoires ne disposent que de modestes fonds monétaires, les réserves de céréales constituent une richesse importante. C’est aussi un moyen de pression politique. La chapelle Saint-Georges, où se trouvaient les tombeaux de certains seigneurs de Lichtenberg et celui du dernier landgrave de basse Alsace, mort en 1375, est saccagée lors de la guerre des Paysans en 1525. Elle est ensuite désaffectée, puis transformée en local d’archives. L’édifice, qui a été contemporain des trois dynasties seigneuriales de la ville, est restauré en 1999 . Il remplit désormais un rôle culturel. Son musée présente l’histoire, la culture et l’environnement du Pays de Hanau.
This long building housed the castle chapel and the grain store. At a time when small territories had only modest monetary funds, grain reserves constituted an important source of wealth. It was also a means of political pressure. The Saint-Georges chapel, where the tombs of some of the lords of Lichtenberg and that of the last landgrave of Lower Alsace, who died in 1375, were located, was ransacked during the Peasants’ War in 1525. It was then deconsecrated and converted into an archive. The building, which was contemporary with the three seigneurial dynasties of the town, was restored in 1999. It now fulfills a cultural role. Its museum presents the history, culture, and environment of the Pays de Hanau.
Dieses langgestreckte Gebäude beherbergte die Schlosskapelle und den Getreidespeicher. In einer Zeit, als kleine Territorien nur über bescheidene Geldmittel verfügten, stellten Getreidereserven eine wichtige Einnahmequelle dar. Sie dienten auch als politisches Druckmittel. Die Georgskapelle, in der sich die Gräber einiger Herren von Lichtenberg und des letzten Landgrafen des Unterelsass, der 1375 starb, befanden, wurde während des Bauernkriegs 1525 geplündert. Sie wurde daraufhin profaniert und in ein Archiv umgewandelt. Das Gebäude, das aus der Zeit der drei herrschaftlichen Dynastien der Stadt stammte, wurde 1999 restauriert. Es erfüllt heute eine kulturelle Funktion. Sein Museum präsentiert die Geschichte, Kultur und Umwelt des Hanauer Landes.

.
En 1884, les locaux du collège communal devenus trop exigus, la municipalité fait édifier ce bâtiment. L’architecte Metzenhin reste fidèle à l’architecture officielle de l’époque. Les évocations historiques sont alors à la mode. Aussi ce lycée fait songer à l’aile frédéricienne du château de Heidelberg, construite au début du XVIIe siècle. Dans la cour intérieure se trouve une stèle à la mémoire de Charles-Henri Schattenmann. Cet industriel bouxwillerois a contribué financièrement à la construction du bâtiment. De plus, très intéressé par l’agronomie, il a donné son nom au lycée agricole de la ville. Cet établissement porte de nom d’Adrien Zeller (1940-2009) Il fut maire de Saverne, député à l’Assemblée nationale et secrétaire d’État, chargé de la Sécurité sociale en 1986. Il présida le conseil régional d’Alsace de 1996 à sa mort.
In 1884, the premises of the municipal college became too cramped, so the municipality had this building built. The architect Metzenhin remained faithful to the official architecture of the time. Historical evocations were then fashionable. Also, this high school is reminiscent of the Frederician wing of Heidelberg Castle, built at the beginning of the 17th century. In the interior courtyard is a stele in memory of Charles-Henri Schattenmann. This Bouxwiller industrialist contributed financially to the construction of the building. In addition, very interested in agronomy, he gave his name to the agricultural high school of the city. This establishment bears the name of Adrien Zeller (1940-2009). He was mayor of Saverne, member of the National Assembly and Secretary of State, responsible for Social Security in 1986. He chaired the regional council of Alsace from 1996 until his death.
Im Jahr 1884 wurden die Räumlichkeiten des Städtischen Gymnasiums zu eng, weshalb die Gemeinde dieses Gebäude errichten ließ. Der Architekt Metzenhin blieb der offiziellen Architektur der Zeit treu. Historische Beschwörungen waren damals in Mode. Außerdem erinnert dieses Gymnasium an den friderizianischen Flügel des Heidelberger Schlosses, der zu Beginn des 17. Jahrhunderts erbaut wurde. Im Innenhof befindet sich eine Stele zur Erinnerung an Charles-Henri Schattenmann. Dieser Industrielle aus Bouxwiller beteiligte sich finanziell am Bau des Gebäudes. Da er sich außerdem sehr für Agronomie interessierte, gab er dem landwirtschaftlichen Gymnasium der Stadt seinen Namen. Diese Einrichtung trägt den Namen von Adrien Zeller (1940–2009). Er war Bürgermeister von Saverne, Mitglied der Nationalversammlung und 1986 Staatssekretär für soziale Sicherheit. Von 1996 bis zu seinem Tod leitete er den Regionalrat des Elsass.

.
Ce lieu porte le nom de Marie Hart, nom de plume de Marie-Anne Hartmann, née à Bouxwiller, en 1856 et morte à Bad Liebenzell en 1924. Autrice alsacienne, elle a vécu dans les tourments de la relation franco-allemande scandée par deux guerres. Son époux étant un officier allemand, elle fut expulsée avec lui en 1919 par les Français. Pour son plaisir mais aussi par nécessité, Marie Hart toucha à l’écriture : le conte, la nouvelle, le récit, le théâtre, la poésie, la traduction. Elle écrivit en français d’abord, en allemand ensuite et finalement produisit une œuvre littéraire en alsacien.
This place is named after Marie Hart, the pen name of Marie-Anne Hartmann, born in Bouxwiller in 1856 and died in Bad Liebenzell in 1924. An Alsatian author, she lived through the turmoil of Franco-German relations punctuated by two wars. Her husband being a German officer, she was expelled with him in 1919 by the French. For pleasure but also out of necessity, Marie Hart dabbled in writing: storytelling, short stories, narratives, theater, poetry, translation. She wrote in French first, then in German and finally produced a literary work in Alsatian.
Dieser Ort ist nach Marie Hart benannt, dem Pseudonym von Marie-Anne Hartmann, geboren 1856 in Bouxwiller und gestorben 1924 in Bad Liebenzell. Die elsässische Schriftstellerin erlebte die turbulenten deutsch-französischen Beziehungen, die von zwei Kriegen geprägt waren. Ihr Mann war ein deutscher Offizier, und sie wurde 1919 gemeinsam mit ihm von den Franzosen ausgewiesen. Aus Freude, aber auch aus Notwendigkeit, versuchte sich Marie Hart im Schreiben: Geschichten, Kurzgeschichten, Erzählungen, Theaterstücke, Gedichte, Übersetzungen. Sie schrieb zunächst auf Französisch, dann auf Deutsch und verfasste schließlich ein literarisches Werk auf Elsässisch.

.
Fondé en 1974, le théâtre du Marché aux Grains est une compagnie conventionnée avec différents organismes publics, dont la municipalité et le département. Des auteurs aussi différents que Bertolt Brecht, Arthur Rimbaud, Rainer Werner Fassbinder, Carlo Goldoni, Anton Tchekhov ont été inscrits à son répertoire. Certaines adaptations furent présentées à Strasbourg et à Bruxelles.
Founded in 1974, the Théâtre du Marché aux Grains is a company with agreements with various public bodies, including the municipality and the department. Authors as diverse as Bertolt Brecht, Arthur Rimbaud, Rainer Werner Fassbinder, Carlo Goldoni, and Anton Chekhov have been included in its repertoire. Some adaptations have been presented in Strasbourg and Brussels.
Das 1974 gegründete Théâtre du Marché aux Grains ist ein Ensemble, das mit verschiedenen öffentlichen Einrichtungen, darunter der Gemeinde und dem Departement, Verträge unterhält. So unterschiedliche Autoren wie Bertolt Brecht, Arthur Rimbaud, Rainer Werner Fassbinder, Carlo Goldoni und Anton Tschechow stehen bereits auf seinem Repertoire. Einige Adaptionen wurden bereits in Straßburg und Brüssel aufgeführt.

.
Cette ancienne maison de veneur du château (XVIIIe), est actuellement annexe du collège et du lycée. L’ensemble de bâtiments, situé à gauche et à droite du chemin entre le lycée et le collège, est désigné sous le nom de Holzhof. L’aménagement du Holzhof, composé de plusieurs bâtiments, débute en 1708. D’usage multiple, il servait de logement aux jardiniers du domaine, de cave durant l’hiver et d’armurerie pour la chasse (Jagdzeughaus) Les deux derniers présidents de la Régence ont résidé dans l’un des deux bâtiments subsistants. Au XIXe siècle, le Holzhof devient le siège de l’Administration des Mines de Bouxwiller et abrite dans une cave, puis plus tard dans un bâtiment annexe, la fabrication du bleu de Prusse. Les deux bâtiments servent aujourd’hui de logements de fonction pour l’Éducation nationale. Une extension moderne a été rajoutée pour servir de restaurant scolaire.
This former huntsman’s house of the castle (18th century), is currently an annex of the middle school and the high school. The group of buildings located to the left and right of the path between the high school and the middle school is known as the Holzhof. The development of the Holzhof, composed of several buildings, began in 1708. With multiple uses, it served as accommodation for the estate’s gardeners, as a cellar during the winter and as an armory for hunting (Jagdzeughaus) The last two presidents of the Regency resided in one of the two remaining buildings. In the 19th century, the Holzhof became the headquarters of the Bouxwiller Mines Administration and housed the production of Prussian blue in a cellar, then later in an annex building. The two buildings of the Holzhof now serve as staff accommodation for the National Education system. A modern extension was added to the building to serve as a school restaurant.
Dieses ehemalige Jagdhaus des Schlosses (18. Jahrhundert) ist heute ein Anbau der Mittelschule und des Gymnasiums. Die Gebäudegruppe links und rechts des Weges zwischen Gymnasium und Mittelschule ist als Holzhof bekannt. Die Entwicklung des aus mehreren Gebäuden bestehenden Holzhofs begann 1708. Er diente als Unterkunft für die Gärtner des Gutes, als Keller im Winter und als Jagdzeughaus. Die letzten beiden Präsidenten der Regentschaft residierten in einem der beiden verbliebenen Gebäude. Im 19. Jahrhundert wurde der Holzhof zum Hauptsitz der Bergwerksverwaltung von Bouxwiller und beherbergte in einem Keller und später in einem Nebengebäude die Produktion von Preußischblau. Die beiden Gebäude des Holzhofs dienen heute als Personalunterkünfte für das staatliche Bildungssystem. Das Gebäude wurde durch einen modernen Anbau erweitert, der als Schulrestaurant dient.

.
A l’origine chantier de construction du château, le Holzhof est entièrement remanié au XVIIIe siècle. Deux grandes bâtisses sont alors élevées, reliées entre elles par une troisième, plus petite. L’aile orientale, qui comporte un toit à comble brisé, abrite le logement du président de la Régence du comté, puis, pendant un siècle et demi, le siège de l’administration des mines et les appartements de ses directeurs. Au XXe siècle, le Holzhof est affecté aux logements de fonction et à la demi-pension du collège et du lycée.
Originally a castle construction site, the Holzhof was completely remodeled in the 18th century. Two large buildings were then erected, connected by a third, smaller one. The eastern wing, which has a gabled roof, housed the residence of the president of the County Regency, then, for a century and a half, the headquarters of the mining administration and the apartments of its directors. In the 20th century, the Holzhof was used for staff housing and half-board accommodation for the middle and high schools.
Ursprünglich eine Burganlage, wurde der Holzhof im 18. Jahrhundert grundlegend umgebaut. Zwei große Gebäude entstanden, die durch ein drittes, kleineres verbunden waren. Der Ostflügel mit Satteldach beherbergte zunächst die Residenz des Landratspräsidenten und dann anderthalb Jahrhunderte lang den Sitz der Bergverwaltung und die Wohnungen ihrer Direktoren. Im 20. Jahrhundert diente der Holzhof als Personalwohnung und Halbpensionsunterkunft für die Mittel- und Oberschule.








